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Nom : Kérity (commune de Paimpol, Côtes-d'Armor)

Population : 1 240 hab. (1793) / 3 085 hab. (1958)

Patronymes : Allain, Allainmat, Berroche, Foezon, Le Leff, Le Locat, Mataguez, Le Roy

Période : 1607-1730

En savoir plus : Wikipédia, Archives des Côtes-d'Armor, Google Maps. Et sur d'Aïeux et d'Ailleurs

 

 

Partout dans le pays, l'aubépine et le chèvrefeuille bordent les champs où le blé noir en gerbes dresse, comme un campement, ses petites tentes rougeâtres de sarrasin. Après le château à tourelles de Lanloup et le haut clocher-amer de Plouézec, Kérity annonce le voisinage de Paimpol, dont on découvre la baie semée d'écueils. C'est à Kérity, au clocher neuf, que l'on voit en passant les belles ruines de l'abbaye de Beauport, fondée en 1202 : la visite de l'ancien monastère étant jalousement refusée aux curieux. 
Vingt jours en Bretagne : de Saint-Malo à Brest, par Constant de Tours (Chmielenski), 1892, consultable sur Gallica

De nos jours, on peut y pénétrer et se laisser ensorceller par ce lieu de pierres entrelacées d'arbres et de vert, posé au bord de l'eau...

 Kérity

 

Yves, Isabeau, Guillaume, Françoise ont tous joué entre terre et mer, au pied de l'abbaye des Prémontrés alors prospère.

 

 

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Nom : Jersey

Population : 22 000 hab. (1770) / 97 857 hab. (2014)

Période : 1794, 1839-1842

Patronymes : Guyodo, Bourdic

En savoir plus : Wikipédia, Archives de Jersey, Google Maps. Et sur d'Aïeux et d'Ailleurs

 

 

Jersey, sur l'onde docile,
Se drape d'un beau ciel pur,
Et prend des airs de Sicile
Dans un grand haillon d'azur.
Les Contemplations, livre 1. XIV : A Granville, 1836, par V. Hugo, consultable sur Gallica

"Dis Nicolas, comment s'échappe-t-on d'une prison anglaise ? Comment s'enfuie-t-on de quatre murs de pierre ou de bois ? Sans doute s'agissait-il d'un de ces détestables pontons anglais ? Mais une fois sous les étoiles, il a fallu regagner les côtes françaises, trouver une barque ou n'importe quoi pour s'éloigner de l'île ! Vous étiez sans doute plusieurs non ?"

L'enquête sur Nicolas Guyodo, mort noyé ou assassiné ? est loin d'être terminée...

 

Discovery at Deptford

Quelques années après, d'autres chercheront à gagner l'Angleterre par Guernesey. Ils ne sont pas cousins, mais se nomment également Bourdic : Alexandre Bourdic, fils de Jean Marie Claude Bourdic (1771-1845), lieutenant de Bonchamps puis de Charette. Professeur de littérature française, Alexandre épouse à Guernesey Harriet de Jersey (sic) (1821-1901). Quatre enfants naissent sur l'île, puis la famille gagnera Londres. Des porteurs du patronyme existent encore aujourd'hui : je suis entrée en contact sur Ancestry avec la femme d'un monsieur nommé Bourdice...

 

 

 

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Carte postale ancienne : Hérisson

Nom : Hérisson (Allier)

Population : 760 hab. (1793) / 634 hab. (2011)

Patronymes : Lomé / Losmet / Laumet, Parillaux

Période : 1793-1809

En savoir plus : Wikipédia, Archives de l'Allier, Google Maps. Et sur d'Aïeux et d'Ailleurs

 

Cette vallée est idyllique. Creusée dans les granites métamorphiques, dans les roches dures, arrosée par une rivière méandreuse et claire, ici étranglée entre de hautes parois, là paressant, élargie, parmi d'opulentes prairies où, sur le vert des gazons, tranchent les robes blanches des vaches de race déjà charollaise, la vallée de l'Aumance, le premier accident de terrain sérieux en abordant par le nord le Plateau central, nous est une surprise et un enchantement.  [...] La petite cité est délicieuse, avec ses rues étroites mais fort bien entretenues, ses restes de remparts, ses deux portes de la Varenne et de l'Aumance, sa tour du Chapitre, à laquelle s'accote le moderne hôtel de ville, les quais de l'Aumance, franchie par le pont de la route de Montluçon et par une passerelle qui conduit au parc Bignon et aux écoles.
Revue mensuelle du Touring Club, 1912, consultable sur Gallica

 

Harpignies, peintre de la Vallée de l'Aumance

 

L'étape Blois-Hérisson (190 km) fut généalogiquement mouvementée. Ville de départ : Blois, plus précisément son hospice, en 1809, où Anne Lomé meurt à 26 ans. Dans son acte de décès, trouvé en premier, la commune de naissance fait faux bond : seul le département - Allier - est indiqué. Il a fallu trouver l'acte de mariage, pour y découvrir l'inscription "Châtelois". La commune n'existe pas. Ou plutôt plus. Car à cet instant, les merveilleuses pages Wikipédia "liste des anciennes communes de [nom du département]" entrent en scène. Il existe aussi la base Cassini de l'EHESS, mais la recherche est un peu plus longue.

Ainsi donc je me retrouve avec trois événements à Hérisson entre 1793 et 1809, et deux noms de communes différents. Châteloy / Hérisson est la dernière demeure des parents d'Anne, laboureurs. Gilbert Losmet est originaire de Doyet, Marguerite Parillaux de Montvicq, deux communes une trentaine de kilomètres au sud. Les premiers enfants naissent à Sauvagny (15 kilomètres au sud-est). Il me manque probablement une ou plusieurs autres étapes : il y a un trou de 10 ans entre le dernier enfant trouvé à Sauvagny et Anne qui naît dans le village du Colombier, commune de Châteloy (aujourd'hui Hérisson) en 1793. Louche...

 

 

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Carte postale ancienne : Issoire

Nom : Issoire (Puy-de-Dôme)

Population : 4 951 hab. (1793) / 14 170 hab. (2011)

Patronymes : Debraye, Desribes, Gaultier, Malié, Mallet, Marge

Période : 1769-1857

En savoir plus : Wikipédia, Archives du Puy-de-Dôme, Google Maps. Et sur d'Aïeux et d'Ailleurs

 

 

Le lendememain, quand nos voyageurs voulurent visiter la ville, ils s'aperçurent vite qu'elle se composait d'une seule grande rue circulaire, comme l'allée de ceinture des parcs, de maisons mal bâties, de boutiques mal tenues et de ruelles infectes.
[s'ensuit un délicieux descriptif de la saleté de la ville, comme savent très bien le faire les voyageurs parisiens du XIXe lorsqu'ils vont en province]
Mais au centre de ce fumier est une perle, une seule, mais de la plus belle eau.
Nous voulons parler de la magnifique église Saint-Paul, véritable basilique du XIe siècle, en style roman-auvergnat ; comme à Saint-Nectaire, son clocher octogone surmonte la coupole du transept ; ses chapelles, saillantes à l'extérieur, font ressembler son abside aux Jérusalem célestes des emblèmes.
C'était un dimanche : la grand'messe, à laquelle on assista, fut célébrée avec une solennité et une dignité qui frappèrent nos voyageurs, dans ce beau vaisseau tout voûté et décoré de peintures simples et naïves, mais qui s'harmonisent avec le monument.
[...]
Le chemin de fer emporte ensuite rapidement nos voyageurs à Clermont, à travers les plaines de la Limagne.
Guide-roman au Mont-Dore : un épisode de la vie des eaux, par J. de Boisgrolau, 1880, consultable sur Gallica

Etonnamment j'ai fait l'été dernier ce même trajet Saint-Nectaire - Issoire, dont il est question dans les pages précédentes de l'ouvrage ci-dessous.

 

Issoire

 

Issoire, cathédrale Saint-Paul, le 9 février 1790, dans ce tout nouveau département qu'est le Puy-de-Dôme. Pierre Maly, par la suite dit Gadot, journalier d'à peine 20 ans, de la paroisse de Saint-Avit d'Issoire, épouse Anne Desribes, 32 ans, également journalière, originaire de la paroisse de Ronzières (Tourzel-Ronzières, à une douzaine de kilomètres à l'ouest d'Issoire).

La recherche de l'acte de mariage était en sommeil, la collection du greffe des Archives du Puy-de-Dôme étant lacunaire pour la période... jusqu'à ce que ce challenge de A à Z 2014 me donne l'occasion de revérifier : la collection communale est désormais numérisée et accessible en ligne.

 

 

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Carte postale ancienne de Gavray : Grande rue

Nom : Gavray (Manche)

Population : 1 452 hab. (1793) / 1 421 hab. (2011)

Patronymes : Esnée, Herman, Mette, Perotte

Période : 1739-1794

En savoir plus : Wikipédia, Archives de la Manche, Google Maps. Et sur d'Aïeux et d'Ailleurs

 

GAVRAY, ou GAVREY, bourg avec titre de vicomté, dans le Cottentin, en basse Normandie, sur la rivière de Sienne, à quatre lieues au levant d'été de Grandville, & à environ pareille distance au midi de Coutances ; chef-lieu d'un doyenné du diocèse de cette ville, le siège d'une sergenterie, parlement de Rouen, intendance de Caën & élection de Coutances. On y compte plus de 1000 habitans. Il s'y tient un grand marché tous les samedis & plusieurs foires par an, entr'autres une qui dure deux jours, & où il se fait un grand commerce de bestiaux, principalement pour les moutons.
Une grande partie des habitans de ce bourg sont chauderonniers ou sassiers; aussi le principal commerce de Gavray consiste-t-il en sas & en chauderons. Il se vend aussi une grande quantité de crin dans les environs, dont une bonne partie passe dans les autres provinces du royaume.
Le doyenné de Gavrau ne comprend que treize paroisse.
Dictionnaire universel de la France, par Robert de Hesseln, 1771, sur Google Books

Ce qui frappe, lorsque l'on arrive dans le bourg de Gavray, c'est la largeur de la Grande Rue qui débouche sur une Grande Place (aujourd'hui Place de la Mairie) encore plus large. Et tant d'espace derrière les Halles... Au détour d'une série de cartes postales, on comprend vite le pourquoi de cet espace : la foire Saint-Luc, vaches, moutons, chevaux qui occupent toute la largeur ; sur le champ de foire : les tentes à cidres, les étaux des boulangers, les rôtisseries, les tentes à café, les bazars en tout genre.

De chaudronniers point dans mes ancêtres de Gavray, mais des cordonniers (par les hommes) et des chapeliers (par les femmes) : le dernier à y voir le jour, un 16 mars 1794, est Benjamin Esnée, aîné d'une fratrie d'au moins 4 enfants. Apprêteur sur cuivre, il monte à Paris au tout début des années 1820. Avec ou sans ses parents ? That's the question...

 

 

 

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