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Généalogiste amateur et archiviste, j'ai créé le site Internet "d'Aïeux et d'Ailleurs" en 2007, afin de mêler recherches généalogiques, histoire, archives et numérique.

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Maïwenn Bourdic

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Fondial, en Peyrusse

Peyrusse

Nom : Fondial, village de la paroisse puis commune de Peyrusse (Cantal)

Population : 1 244 hab. (1793) / 162 hab. (2011)

Période : 1721-1750

Patronymes : Barberousse, Reynaud

En savoir plus : Wikipédia, Archives du Cantal, Google Maps. Et sur d'Aïeux et d'Ailleurs

 

Le Cantal est un département pauvre ; ses habitants sont souvent obligés d'émigrer, comme on fait en Savoir, pour aller gagner leur vie ailleurs : ils se font portefaix, charbonniers, et souvent chaudronniers. [...] Mais, petit Julien, puisque tu es savant en géographie, sais-tu ce que c'est que le Cantal ?
- Oh ! dame, monsieur Gertal, je ne sais pas tant de choses, moi ; mais je pense que cela doit être une rivière, comme l'Allier que j'ai vu à Moulins.
- Allons donc ! c'est une montagne. Le Plomb du Cantal a près de 1 900 mètres de hauteur, il y a de la neige sur le sommet une bonne partie de l'année. Pour moi, je n'oublierai jamais le Cantal, vois-tu, parce que j'y suis monté.
Le Tour de France par deux enfants, par G. Bruno, 1889, consultable sur Gallica

Il y a des lieux, il faut bien l'avouer, pour lesquels a priori on n'a pas grand chose1. Le village de Fondial, paroisse de Peyrusse, apparaît jusqu'à présent dans trois actes de mon ascendance directe : l'acte de sépulture d'Anne Barberousse en 1750 et les actes de baptême de son fils Pierre Reynaud en 1721 et de son petit fils Jean Reynaud en 1746. Il y a fort à parier que l'acte de sépulture de son mari Gabriel Reynaud mentionne aussi le petit village. Je n'ai pour l'instant absolument pas épluché les registres de Peyrusse - mais plutôt ceux de la paroisse voisine Charmensac.

A priori pas grand chose donc sur Peyrusse, et encore moins sur ce petit village de Fondial... Situé au nord du bourg, il figure déjà sur les cartes de Cassini au XVIIIe siècle. Les communes alentours ne me sont pas inconnues : Charmensac, porte d'entrée de ma généalogie ascendante sur le Cantal, Sainte-Anastasie, Chanet, Molompize... Le village de Fondial est perché à 1 000 mètres d'altitude, au sud du plateau du Cézallier.

 

 

Les inventaires en ligne des Archives départementales du Cantal donnent quelques bribes d'informations, et surtout quelques photographies supplémentaire : le reste d'une tour du château d'Aubégéat, mis en pièce à la Révolution, une croix du XVIIe siècle, l'inventaire de la fabrique paroissiale en 1905, les ruines du moulin de Chabassière, une ferme (avec des grosses ardoises comme je les aime)...

Finalement, à défaut de m'inspirer, Peyrusse et ses villages (voir le plan d'assemblage) me donnent comme des envies de vacances...

 

 

 

Sources et liens

 

Note

1 A dire vrai, j'ai longuement hésité pour le F. Voire il m'a posé problème, non pas que je n'avais aucune commune à me mettre sous la dent, mais d'un point de vue équilibrage géographique. Il y avait Fouesnant, Fontaines-en-Sologne, Ferfay, Febvin-Palfart. Des départements déjà largement gâtés par mon challenge de A à Z version 2014. Alors j'ai jeté un oeil sur les lieux dits, et ce petit village du Cantal, département non représenté jusqu'alors, m'a décidée.

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El Harrach (Maison-Carrée)

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Nom : El-Harrach (Algérie)

Population : 24 595 hab. (1936) / 48 869 hab. (2008)

Patronymes : Bourdic, Le Livec, Robic

Période : 1938-1939

En savoir plus : WikipédiaGoogle Maps. Et sur d'Aïeux et d'Ailleurs

 

Les poches et les mains poisseuses de fruit, ils filaient hors du jardin vers la mer et, dès qu'ils étaient sortis de l'enceinte, empilant les cocoses sur leurs mouchoirs sales, ils mastiquaient avec délices les baies fibreuses, sucrées et grasses à écoeurer, mais légères et savoureuses comme la victoire. Ensuite, il filaient vers la plage.
Il fallait, pour cela, traverser la route dite moutonnière parce qu'en effet des troupeaux de moutons la parcouraient souvent en provenance ou en direction du marché de Maison-Carrée, à l'est d'Alger. C'était en réalité une rocade qui séparait de la mer l'arc de cercle que faisait la ville installée sur ses collines en amphithéâtre. Entre la route et la mer, des fabriques, des briqueteries et une usine à gaz étaient séparées par des étendues de sable recouvert de plaques d'argile ou de poussière de chaux, où blanchissaient des débris de bois et de fer. Traversée cette lande ingrate, on débouchait sur la plage des Sablettes. Le sable en était un peu noir, et les premières vagues n'étaient pas toujours transparentes.
Le premier homme, par Albert Camus, 1960.

En décembre 1938, après 22 ans de service, Jean Bourdic est admis à faire valoir ses droits à la retraite. Il se retire à Maison-Carrée, en banlieue d'Alger. La famille y séjourne de 1929 au tout début de 1933, à Oran, puis de nouveau à partir de mai 1938, à Blida puis Maison-Carrée. Jean Bourdic travaille pour le service du Génie. Ses deux fils aînés sont scolarisés dans un centre d'apprentissage communal qui forme des ajusteurs sur métaux ; Léontine Le Livec est encore et toujours couturière.

1er septembre 1939. C'est la mobilisation générale. Jean Bourdic rejoint l'armée le 5 septembre mais est placé sans affectation (père de 4 enfants) à compter du 23 octobre 1939.

Malgré la guerre qui fait rage de l'autre côté de la Méditerranée, la famille quitte l'Algérie : Jean Bourdic a été reçu au concours d'emploi réservé et a demandé un poste au syndic des gens de mer ; il est affecté au Croisic (Loire-Atlantique). Le couple et les 4 enfants s'embarquent sur le paquebot Lamoricière... qui coulera dans le sens inverse quelques mois plus tard. Ils ne s'installent au Croisic qu'en mars 1940, après avoir végété de longues semaines à Saint-Nazaire.

 

J'ai des photos d'Alep, de Casablanca, de Mostaganem... Mais aucune de mon grand-père qui fête ses 14 ans à El Harrach. Alors il faudra définitivement se contenter des cartes postales.

 

 

Sources et liens

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Domfront

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Nom : Domfront (Orne)

Population : 1 533 hab. (1793) / 3 838 hab. (2011)

Période : 1630-1747

Patronymes : Armand, Bigot, Crocq de Limerville, Gallery (des Granges, de la Rosaire), Louët, Rémon

En savoir plus : Wikipédia, Archives de l'Orne, Google Maps. Et sur d'Aïeux et d'Ailleurs

 

Monsieur le Ministre,
Vous avez bien voulu me demander mon avis sur la destruction projetée de l’église de Notre-Dame-Sous-l’eau à Domfront et sur l’intérêt que présente cet édifice sous le rapport de l’art et de l’histoire. Je n’ai pas vu cette église, mais j’ai consulté un antiquaire distingué, M. Auguste Le Prévost, qui la connaît parfaitement. Elle est bâtie en granit et sa construction date du commencement du XIe siècle.
C’est dire que son architecture est grossière et sans ornements. Elle renferme pourtant un bas-relief très curieux, celui de son fondateur Guillaume de Talvas. Son antiquité est son principal titre d’intérêt, car les édifices du XIe siècle ayant comme celui-ci une date certaine sont extrêmement rares et par conséquent leur importance archéologique est fort grande.
La dépense qu’occasionnerait une légère flexion de la route n°5 me semble bien faible, et la conservation d’un monument curieux ne saurait être mise en balance avec une dépense de 900 francs.[...]
Je crois qu’il convient de conserver l’église de Notre-Dame-Sous-l’eau, et même dans le cas où le Conseil général ne voterait pas tous les fonds nécessaires, de le compléter, au moyen d’une allocation spéciale de votre département. Je suis avec respect, Monsieur le Ministre, votre très humble et très obéissant serviteur, la ville dont nous essaierons de tracer l'histoire.
Mérimée, inspecteur des monuments historiques, à Henri Courmont, consultable sur la Fondation La Poste, 1835

Notre Dame sous l'Eau ou sur l'Eau, c'est selon... Les Gallery et alliés y sont enterrés au XVIIe siècle. Ainsi : Marie Anne du Crocq de Limerville le 13 septembre 1679 ;  son mari Charles Gallery le 1er juin 1718 ; Thomas Gallery, père du précédent, le 29 juin 1660 ; sa femme Jeanne Remon le 1er mai 1663. Et Marin Gallery, dit Le Jeune, le 20 février 1630, d'après l'épitaphe relevée par Louis Blanchetière.

 

Tombes de Notre-Dame-sur-l'Eau - Gallery

 

 

 

 

Sources et liens

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Paroles de lecteurs

  • Comment mon aïeul a manqué être estourbi par un boucher

    • Très intéressant à lire un article pareil. merci pour le partage.

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