Peyrusse

Nom : Fondial, village de la paroisse puis commune de Peyrusse (Cantal)

Population : 1 244 hab. (1793) / 162 hab. (2011)

Période : 1721-1750

Patronymes : Barberousse, Reynaud

En savoir plus : Wikipédia, Archives du Cantal, Google Maps. Et sur d'Aïeux et d'Ailleurs

 

Le Cantal est un département pauvre ; ses habitants sont souvent obligés d'émigrer, comme on fait en Savoir, pour aller gagner leur vie ailleurs : ils se font portefaix, charbonniers, et souvent chaudronniers. [...] Mais, petit Julien, puisque tu es savant en géographie, sais-tu ce que c'est que le Cantal ?
- Oh ! dame, monsieur Gertal, je ne sais pas tant de choses, moi ; mais je pense que cela doit être une rivière, comme l'Allier que j'ai vu à Moulins.
- Allons donc ! c'est une montagne. Le Plomb du Cantal a près de 1 900 mètres de hauteur, il y a de la neige sur le sommet une bonne partie de l'année. Pour moi, je n'oublierai jamais le Cantal, vois-tu, parce que j'y suis monté.
Le Tour de France par deux enfants, par G. Bruno, 1889, consultable sur Gallica

Il y a des lieux, il faut bien l'avouer, pour lesquels a priori on n'a pas grand chose1. Le village de Fondial, paroisse de Peyrusse, apparaît jusqu'à présent dans trois actes de mon ascendance directe : l'acte de sépulture d'Anne Barberousse en 1750 et les actes de baptême de son fils Pierre Reynaud en 1721 et de son petit fils Jean Reynaud en 1746. Il y a fort à parier que l'acte de sépulture de son mari Gabriel Reynaud mentionne aussi le petit village. Je n'ai pour l'instant absolument pas épluché les registres de Peyrusse - mais plutôt ceux de la paroisse voisine Charmensac.

A priori pas grand chose donc sur Peyrusse, et encore moins sur ce petit village de Fondial... Situé au nord du bourg, il figure déjà sur les cartes de Cassini au XVIIIe siècle. Les communes alentours ne me sont pas inconnues : Charmensac, porte d'entrée de ma généalogie ascendante sur le Cantal, Sainte-Anastasie, Chanet, Molompize... Le village de Fondial est perché à 1 000 mètres d'altitude, au sud du plateau du Cézallier.

 

 

Les inventaires en ligne des Archives départementales du Cantal donnent quelques bribes d'informations, et surtout quelques photographies supplémentaire : le reste d'une tour du château d'Aubégéat, mis en pièce à la Révolution, une croix du XVIIe siècle, l'inventaire de la fabrique paroissiale en 1905, les ruines du moulin de Chabassière, une ferme (avec des grosses ardoises comme je les aime)...

Finalement, à défaut de m'inspirer, Peyrusse et ses villages (voir le plan d'assemblage) me donnent comme des envies de vacances...

 

 

 

Sources et liens

 

Note

1 A dire vrai, j'ai longuement hésité pour le F. Voire il m'a posé problème, non pas que je n'avais aucune commune à me mettre sous la dent, mais d'un point de vue équilibrage géographique. Il y avait Fouesnant, Fontaines-en-Sologne, Ferfay, Febvin-Palfart. Des départements déjà largement gâtés par mon challenge de A à Z version 2014. Alors j'ai jeté un oeil sur les lieux dits, et ce petit village du Cantal, département non représenté jusqu'alors, m'a décidée.

 elharrach delcampe 005

Nom : El-Harrach (Algérie)

Population : 24 595 hab. (1936) / 48 869 hab. (2008)

Patronymes : Bourdic, Le Livec, Robic

Période : 1938-1939

En savoir plus : WikipédiaGoogle Maps. Et sur d'Aïeux et d'Ailleurs

 

Les poches et les mains poisseuses de fruit, ils filaient hors du jardin vers la mer et, dès qu'ils étaient sortis de l'enceinte, empilant les cocoses sur leurs mouchoirs sales, ils mastiquaient avec délices les baies fibreuses, sucrées et grasses à écoeurer, mais légères et savoureuses comme la victoire. Ensuite, il filaient vers la plage.
Il fallait, pour cela, traverser la route dite moutonnière parce qu'en effet des troupeaux de moutons la parcouraient souvent en provenance ou en direction du marché de Maison-Carrée, à l'est d'Alger. C'était en réalité une rocade qui séparait de la mer l'arc de cercle que faisait la ville installée sur ses collines en amphithéâtre. Entre la route et la mer, des fabriques, des briqueteries et une usine à gaz étaient séparées par des étendues de sable recouvert de plaques d'argile ou de poussière de chaux, où blanchissaient des débris de bois et de fer. Traversée cette lande ingrate, on débouchait sur la plage des Sablettes. Le sable en était un peu noir, et les premières vagues n'étaient pas toujours transparentes.
Le premier homme, par Albert Camus, 1960.

En décembre 1938, après 22 ans de service, Jean Bourdic est admis à faire valoir ses droits à la retraite. Il se retire à Maison-Carrée, en banlieue d'Alger. La famille y séjourne de 1929 au tout début de 1933, à Oran, puis de nouveau à partir de mai 1938, à Blida puis Maison-Carrée. Jean Bourdic travaille pour le service du Génie. Ses deux fils aînés sont scolarisés dans un centre d'apprentissage communal qui forme des ajusteurs sur métaux ; Léontine Le Livec est encore et toujours couturière.

1er septembre 1939. C'est la mobilisation générale. Jean Bourdic rejoint l'armée le 5 septembre mais est placé sans affectation (père de 4 enfants) à compter du 23 octobre 1939.

Malgré la guerre qui fait rage de l'autre côté de la Méditerranée, la famille quitte l'Algérie : Jean Bourdic a été reçu au concours d'emploi réservé et a demandé un poste au syndic des gens de mer ; il est affecté au Croisic (Loire-Atlantique). Le couple et les 4 enfants s'embarquent sur le paquebot Lamoricière... qui coulera dans le sens inverse quelques mois plus tard. Ils ne s'installent au Croisic qu'en mars 1940, après avoir végété de longues semaines à Saint-Nazaire.

 

J'ai des photos d'Alep, de Casablanca, de Mostaganem... Mais aucune de mon grand-père qui fête ses 14 ans à El Harrach. Alors il faudra définitivement se contenter des cartes postales.

 

 

Sources et liens

contrexeville delcampe 022

Nom : Contréxeville (Vosges)

Population : 555 hab. (1793) / 3 337 hab. (2011)

Patronymes : Legras, Mansui, Mérouel / Mirouel, Rollin

Période : 1651-1799

En savoir plus : Wikipédia, Archives des Vosges, Google Maps. Et sur d'Aïeux et d'Ailleurs.

 

 

Ce village est, pour ainsi dire, blotti au fond d'une vallée qui s'ouvre du Sud au Nord. Quand on s'y rend, on n'aperçoit son clocher que de très près ; on ne le voit lui-même, avec ses maisons et ses vergers, que lorsque l'on y est arrivé. Il est traversé par une petite rivière, le Vair, qui prend sa source non loin, et qui, augmentée d'un autre ruisseau, court, à travers une prairie charmante, se jeter dans la Meuse, près de Domrémy. [...] les rues du village n'nont point de pentes, ni naturelles, ni articielles ; le terrain argileux, par conséquent troublé aux moindres pluies, s'abreuve des purins suintés par les fumiers que les habitants peu prévoyants entassent devant leurs maisons. De plus, le Vair et le ruisseau de Suriauville, véritables torrents en automne et en hiver, laissent, durant les époques de sécheresse, leurs lits presque à découvert.
Des Eaux minérales et thermales et de leur valeur thérapeutique, par A. Treuille, 1858, consultable sur Gallica.

 

On se demande bien quel peut être le lien entre mon ascendance paternelle archi bretonne et cette commune célèbre pour son eau - qu'en passant je déteste ? Tout repose sur les épaules d'un seul hommage : un brave soldat, Nicolas Rollin, tailleur de son état, né le 7 novembre 1772 sur les bords de la Vair. Le 10 mars 1799, il épouse, à l'autre bout de la France (Quimperlé, Finistère) Jeanne Gregeois - fille d'un autre lorrain, de la Meuse celui-ci, arrivé dans le Finistère vers 1772. Nicolas Rollin est alors militaire au 2e bataillon de la 81e demi-brigade. Son installation à Quimperlé est assez étrange : militaire, il aurait dû suivre son régiment ; le premier enfant naît en décembre 1800.

Sa mère meurt quelques mois plus tard, loin, dans les Vosges. Nicolas était encore en Lorraine au décès de son père en 1791. Ses soeurs s'y sont mariées et y vivent. Lui n'y retourna probablement jamais. Il est nommé douanier le 1er pluviôse an X (1802), en résidence à Rosbras (Riec-sur-Belon, Finistère) en 1815, sur l'île de Groix (Morbihan) l'année suivante (1816), et enfin Ploemeur (Morbihan), où il meurt en 1833.

Une ascendance de laboureurs lorrains pour une de mes branches bretonnes donc. De Contrexéville, ils débordent un peu sur les paroisses voisines... comme Vittel (encore de l'eau...), mais aussi plus au Nord, à Baudricourt. Les hommes signent systématiquement.

 

 

 

Sources et liens

domfront delcampe 005

Nom : Domfront (Orne)

Population : 1 533 hab. (1793) / 3 838 hab. (2011)

Période : 1630-1747

Patronymes : Armand, Bigot, Crocq de Limerville, Gallery (des Granges, de la Rosaire), Louët, Rémon

En savoir plus : Wikipédia, Archives de l'Orne, Google Maps. Et sur d'Aïeux et d'Ailleurs

 

Monsieur le Ministre,
Vous avez bien voulu me demander mon avis sur la destruction projetée de l’église de Notre-Dame-Sous-l’eau à Domfront et sur l’intérêt que présente cet édifice sous le rapport de l’art et de l’histoire. Je n’ai pas vu cette église, mais j’ai consulté un antiquaire distingué, M. Auguste Le Prévost, qui la connaît parfaitement. Elle est bâtie en granit et sa construction date du commencement du XIe siècle.
C’est dire que son architecture est grossière et sans ornements. Elle renferme pourtant un bas-relief très curieux, celui de son fondateur Guillaume de Talvas. Son antiquité est son principal titre d’intérêt, car les édifices du XIe siècle ayant comme celui-ci une date certaine sont extrêmement rares et par conséquent leur importance archéologique est fort grande.
La dépense qu’occasionnerait une légère flexion de la route n°5 me semble bien faible, et la conservation d’un monument curieux ne saurait être mise en balance avec une dépense de 900 francs.[...]
Je crois qu’il convient de conserver l’église de Notre-Dame-Sous-l’eau, et même dans le cas où le Conseil général ne voterait pas tous les fonds nécessaires, de le compléter, au moyen d’une allocation spéciale de votre département. Je suis avec respect, Monsieur le Ministre, votre très humble et très obéissant serviteur, la ville dont nous essaierons de tracer l'histoire.
Mérimée, inspecteur des monuments historiques, à Henri Courmont, consultable sur la Fondation La Poste, 1835

Notre Dame sous l'Eau ou sur l'Eau, c'est selon... Les Gallery et alliés y sont enterrés au XVIIe siècle. Ainsi : Marie Anne du Crocq de Limerville le 13 septembre 1679 ;  son mari Charles Gallery le 1er juin 1718 ; Thomas Gallery, père du précédent, le 29 juin 1660 ; sa femme Jeanne Remon le 1er mai 1663. Et Marin Gallery, dit Le Jeune, le 20 février 1630, d'après l'épitaphe relevée par Louis Blanchetière.

 

Tombes de Notre-Dame-sur-l'Eau - Gallery

 

 

 

 

Sources et liens

Chapelle de Beuzec-Cap-Caval

Nom : Beuzec-Cap Caval (Finistère)

Population : non renseigné

Patronymes : Ballouin, Le Carval, Le Chalonny, Le Faou, Le Pape, Le Perennou, Poulelaouen, Roarch, Le Roux

Période : 1640-1781

En savoir plus : Wikipédia, Archives du Finistère, Google Maps. Et sur d'Aïeux et d'Ailleurs.

 

 

Le village de Beuzec-Cap-Caval, actuellement section de Plomeur, était autrefois une paroisse très étendue. De ses deux trèves, l'une, Saint-Guénolé, fait aujourd'hui partie de Penmarc'h ; l'autre, Saint-Jean-Trolimon, est devenu le chef-lieu d'une nouvelle commune. De l'ancienne église paroissiale, dédiée à saint Budoc, il ne reste que le choeur.
La paroisse de Beuzec-Cap-Caval est mentionnée, dès le VIe siècle, dans une donation faite par le roi Gradlon à saint Guénolé, abbé de Landévennec ; elle a été jusqu'en 1575, le chef-lieu d'une juridiction royale, qui s'étendait sur tout le territoire compris entre le Goyen, l'Odet et la mer.
La Bretagne maritime, par B. Girard, 1889, consultable sur Gallica.

 

C'est une commune qui n'a jamais existé. La (grande) paroisse, siège d'une doyenné au XIIe siècle, est démantelée à la Révolution (ce qui n'a pas empêché la paroisse de rédiger ses cahiers de doléances (en ligne sur les Archives départementales du Finistère). Généalogiquement parlant, il n'est pas toujours facile en Bretagne de se dépatouiller entre trèves et paroisses mère ; il faut avoir le réflexe de jeter un oeil aux circonscriptions ecclésiastiques lorsqu'on ne trouve pas un acte.

Exemple de pelote de laine : Jean Baptiste Le Pape et Catherine Le Chalony se marient le 20 février 1748 à Saint-Jean-Trolimon. Les bans ont été publiés simultanément à Plomeur et à Beuzec-Cap-Caval. Ces derniers indiquent que l'épouse mineure est originaire de Beuzec. Soit, mais dans les faits elle est baptisée à Saint-Jean-Trolimon (trève de Beuzec) le 6 septembre 1725.

 

Beuzec - Saint-Jean - Plomeur

 

A affiner donc, notamment grâce aux lieux dits figurant dans les actes... Sauf qu'il faut pour l'instant plus compter sur les (riches) relevés du Centre généalogique du Finistère que sur la mise en ligne "façon gruyère" de l'état civil du Finistère (voir la liste des communes concernées), peu intéressante actuellement pour le pays bigouden.

 

 

Sources et liens