sarzeau delcampe 016 1905

Nom : Sarzeau (Morbihan)

Population : 5 576 hab. (1793) / 7 688 hab. (2011)

Patronymes : Allanio, Le Bihan, Le Blay, Le Boeuf, Bonnic, Bourbon, Bourdic, Le Breh, Coffournic, Le Coquen, Le Digabel, Dorso, Elizano, Fraval, Gallery, Le Godec, Le Goff, Le Goueff, Le Goussouard, Guillo, Hazo, Hémon, Kerignard, Laudren, Mahé, Le Millionec, Le Moing, Le Molgat, Oliviero, Picart, Piro, Le Quinio, Le Talhouarne, Tascon, Tipoche, Touzé

Période : 1588-1849

En savoir plus : Wikipédia, Archives du Morbihan, Google Maps. Et sur d'Aïeux et d'Ailleurs.

 

Depuis assez longtemps déjà le char-à-bancs avait dépasse le Poteau-Rouge et quitté la route de la Roche-Bernard pour celle de Sarzeau, qui cotoie le rivage du Morbihan "dentelé comme une feuille de vigne".
Les hasards du chemin ouvraient des échappées de vues sur les nombreux îlots de cette petite mer. La marée allait bientôt atteindre son plein, et çà et là ces îlots grands et petits émergeaient de l'eau bourbeuse, verdoyants ou noirâtres, selon qu'ils étaient couverts de terre végétale ou simplement formés de granit dénudé. Entre leurs bords frangés d'une écume jaune passaient des barques qui, les voiles déployées, filaient rapidement, poussées par la brise du large et entraînées par le courant de la mer montante. Tout au loin dans l'ouest, à l'horizon, on apercevait un long cordon de fumée qui se déroulait au-dessus des îles et traçait dans le ciel gris la route du vapeur d'Auray.

Le Mari de Charlotte, par Hector Malot, 1873 (consultable sur Gallica)

Le Sarzeau que connaissaient les Elizano, les Guillo et autre Allanio ne connaissaient pas encore le vapeur ; d'ailleurs, le Sarzeau en question englobait une plus grande partie de la presquîle de Rhuys, puisque Le Tour-du-Parc et Saint-Armel n'ont été érigés en commune que respectivement en 1864 et 1858 (même si l'état civil est enregistré distinctement avant). Sarzeau pourrait être un exemple parfait pour comprendre l'intérêt généalogique de noter les lieux-dits fréquemment cités dans les actes : entre le Logéo (à l'Ouest) et Pen Cadenic (à l'Est), il y a 20 kilomètres !

 

 

Ceci mis à part ça, c'est un bout de terre juste magnifique !

 

 

 

Sources et liens

Tréguier

Nom : Tréguier (Côtes-d'Armor)

Population : 3 064 hab. (1793) / 2 630 hab. (2011)

Patronymes : Le Flem, Guillou, Lorantz, Passé

Période : 1655-1727

En savoir plus : Wikipédia, Archives des Côtes-d'Armor, Google Maps. Et sur d'Aïeux et d'Ailleurs.

 

Je  vais vivre quatre-vingts ans. Je n'ai pu recueillir qu'un seul renseignement sur mon grand-père (notre grand-père commun, chère Maria) qui habitait à Tréguier, près du quai, au bas de la rue des Bouchers, une maison qui n'a qu'une fenêtre. Je n'ai, dis-je, sur lui aucun renseignement, sinon qu'il était fort honnête homme, vécut quatre-vingts ans et fut vingt ans sans sortir de chez lui. Je vous garantis qu'il ne s'ennuya jamais.

Discours d'Ernest Renan - natif de Tréguier - qui revient sur sa famille à Bréhat, 1891 (consultable sur Gallica)

La généalogie au XVIIe siècle, c'est pas facile tous les jours. Tréguier c'est ça : des dates trouvées sur Geneanet et la base du Centre généalogique des Côtes-d'Armor, plus ou moins vérifiées dans les actes numérisés. Plus que moins en vue de ce petit article sur Tréguier, où mes ancêtres passent et repassent le Guindy, montent et redescendant le Jaudy, ces deux bras mi rivière mi mer qui bordent Tréguier.

Ma généalogie au XVIIe siècle, ce sont des données un peu gruyère, très peu de métier, une enfilade de noms, prénoms et dates. Mais... voici que je me retrouve tout de même, dans cette bonne ville de Tréguier, avec l'acte de mariage en 1670 de Guillaume Le Flem et de Françoise Lorant. Acte avec filiation, ouf, mais point de profession ni d'âge ou d'indication de majorité ou minorité. Cela fait trois générations que je n'ai aucune mention de métier et ne sais absolument pas ce qu'ils font. Mais voilà que l'acte se termine pas 3 lignes de signatures, fioritures, boucles et points en tout genre. L'épouse signe ! de même que deux Janne et une Isabeau. Des femmes qui signent en Bretagne au XVIIe siècle, j'en ai qu'une seule pour l'instant, elle est fille de notaire. Pas de Le Flem dans les seings. L'un des témoins n'est pas le premier venu non plus : Yves de Kermel, seigneur de Kergoniou. Autrement dit le sénéchal de la ville. Sur son acte de baptême, Françoise Lorantz est fille d'honorables gens, honorabilité qu'on retrouve également sur son acte de sépulture. A affiner en récoltant les - nombreux : 10 - actes de baptême des enfants donc...

 

 

Sources et liens

Carte postale ancienne : Rougeou

Nom : Rougeou (Loir-et-Cher)

Population : 96 hab. (1793) / 121 hab. (2011)

Patronymes : Aubert, Boulard, Leloup, Marie, Meunier, Normand, Portail, Poyade, Sausset

Période : 1744-1902

En savoir plus : Wikipédia, Archives du Loir-et-Cher, Google Maps. Et sur d'Aïeux et d'Ailleurs

 

Un jour ma mère et moi avons fait l'école buissonnière dans le Loir et Cher. Au lieu de repartir directement vers l'Ouest, nous nous sommes enfoncées un peu au Sud. Je voulais voir Rougeou, Mur-de-Sologne ; elle Saint-Romain-sur-Cher. C'est minuscule Rougeou, sa grosse église adossée à une grange, sa mairie ouverte 2 jours par semaine. J'y avais déjà consacré un minuscule article (2008). Tellement minuscule que les cartes postales communales se comptent sur les doigts d'une main. Si inconnu que l'imprimeur s'est permis une faute - Rougoux - sur le nom de la commune. Si petit que les registres ne font que quelques feuillets, voire sont vides pour certaines années. Pas de quoi être confronté à des erreurs a priori hein... et pourtant si ! impossible de mettre la main sur un supposé acte de décès dont la date est mentionnée dans un acte 14 ans plus tard... introuvable.

 

 

 

Sources et liens

sene cpa 08

Nom : Séné (Morbihan)

Population : 1 667 (1793) / 8 741 hab. (2011)

Patronymes : Bourdic, Dalino, Le Calo, Le Duc, Michel, Monfort, Oyseau

Période : 1728-1851

En savoir plus : Wikipédia, Archives du Morbihan, Google Maps. Et sur d'Aïeux et d'Ailleurs

 

 

Longtemps que je ne me suis pas penchée sur ce lieu, voici donc l'occasion de ressortir quelques articles écrit il y a de nombreuses années :

  • - l'arrêt du conseil du roi de 1723 (et plus largement la liasse 69 G 1 des Archives départementales du Morbihan, qui concerne la mise en culture des marais salants de Séné) ; 
  • - le rôle de la capitation de 1739, dans lequel j'ai retrouvé mes ancêtres paludiers.

Car Séné est indissociable du sel : dans les années 1720-1730, des paludiers de Batz (actuellement Loire-Atlantique), réputés pour leur savoir faire, sont appelés pour mettre en culture des salines sur la paroisse de Séné - pourtant il y en avait juste à côté : à Sarzeau... Des fils et filles Landais, Le Calo, Oyseau, Bourdic, Monfort partent s'installer au fond du golfe. C'est là l'origine d'une branche de Bourdic dans le Morbihan, juste une histoire de sel ! On les retrouve dans les villages de Michotte, Gressignan et dans le bourg. Le milieu paludier est particulièrement endogamique ; les paludières épousent des paludiers (et si possible des batziens !). Il faudra attendre la troisième génération après la migration pour sortir un peu du sel...

 

AD56, 69G1 - Répartition des salines de Séné, vers 1735

 

 

 

Sources et liens

Carte postale ancienne : Quimperlé

Nom : Quimperlé (Finistère)

Population : 4 549 hab. (1793) / 12156 hab. (2011)

Patronymes : Egleu, Floch, Fro, Gregeois, Guyon, Rollin

Période : 1681-1808

En savoir plus : Wikipédia, Archives du Finistère, Google Maps. Et sur d'Aïeux et d'Ailleurs.

 

 

Je me souviens d'un jour, entre autres. J'allais, le long de l'Océan breton, vers la pointe du Finistère. J'allais, sans penser arien, d'un pas rapide, le long des Ilots. C'était dans les environs de Quimperlé, dans cette partie la plus douce et la plus belle de la Bretagne. Un matin de printemps, un de ces matins qui vous rajeunissent de vingt ans, vous refont dos espérances et vous redonnent des rêves d'adolescents. J'allais, par un chemin à peine marqué, entre les blés et les vagues. Les blés ne remuaient point du tout, et les vagues remuaient à peine. On sentait bien l'odeur douce des champs mûrs et l'odeur marine du varech. J'allais sans penser à rien, devant moi, continuant mon voyage commencé depuis quinze jours, un tour de Bretagne par les côtes. Je me sentais fort, agile, heureux et gai. J'allais.

Monsieur Parent, par Guy de Maupassant (consultable sur Gallica)

De mémoire je pense pas y être déjà allée, alors que chaque fois que je franchis la Laïta je me dis qu'il serait temps d'y remédier...

Quimperlé, terre étrangement d'accueil de Lorrains. En 1774, un serrurier de 30 ans, Nicolas Grégeois, originaire de Vaucouleurs dans la Meuse, y épouse Marie Josèphe Floch - le mariage a lieu plus précisément à Saint-David, trève de Rédené, rattachée à Quimperlé à la Révolution. Floch tout de suite, ça fait plus "local" que Grégeois. Rebelotte en 1799, puisque leur fille Jeanne épouse un militaire de passage, Nicolas Rollin, originaire de Contrexéville dans les Vosges. Etrange...

Quimperlé, rare paroisse dont je peux me sustenter sur les Archives du Finistère en ligne. Manque de bol, j'avais déjà usé auparavant quelques bandes de microfilms en salle de lecture, il ne me reste que des miettes à me mettre sous la dent ; enfin, il reste toujours quelques fratries à recomposer !

 

 

 

Sources et liens