Batz

Nom : Batz-sur-Mer (Loire-Atlantique)

Population : 3 346 hab. (1793) / 3 055 hab. (1958)

Période : 1564-1778

Patronymes : Bourdic, Le Calo, Cavallen / Cavalin, Chellet, Le Conte, Couet, Dalino, Delacroix / De La Croix, Le Duc, Fauhic, Halgan, Le Huédé, Jouaulx, Jouhano, Jubier, Le Lan, Landais, Levesque, Monfort, Nicol, Oyseay, Le Paressant, Piccaud, Pichon, Le Quéré, Tessier

En savoir plus : Wikipédia, Archives de Loire-Atlantique, Google Maps. Et sur d'Aïeux et d'Ailleurs

 

Le mousquetaire se fit donc renseigner sur les salines et prit le chemin des marais, laissant la mer à sa droite et pénétrant dans cette plaine vaste et désolée qui ressemble à une mer de boue, dont çà et là quelques crètes de sel argentent les ondulations.
Furet marchait à merveille avec ses petits pieds nerveux, sur les chaussées larges d'un pied qui divisent les salines. D'Artagnan, rassuré sur les conséquences d'une chute qui aboutirait à un bain froid, le laissait faire, se contentant, lui, de regarder à l'horizon les trois rochers aigus qui sortaient pareils à des fers de lance du sein de la plaine sans verdure.
Pirial [sic], le bourg de Batz et le Croisic, semblables les uns aux autres, attiraient et suspendaient son attention. Si le voyageur se retournait pour mieux s'orienter, il voyait de l'autre côté un horizon de trois autres clochers. Guérande, le Poulighen, Saint-Joachim, qui, dans leur circonférence, lui figuraient un jeu de quilles, dont Furet et lui n'étaient que la boule vagabonde.
Le Vicomte de Bragelonne, par Alexandre Dumas,1847-1850, consultable sur Gallica

 

Z, la fin. Batz, le commencement d'une partie des choses, à commencer par mon nom. C'est sans doute le lieu où ont vécu des ancêtres que je connais le plus, bien que je l'ai traversé plus souvent que je ne m'y suis arrêtée. Batz aura toujours un petit quelque chose en plus que les autres dans mon coeur. Peut-être ses marais roses et blancs, ses aigrettes, ses lieux-dits, gros villages bretons, Kerbouchard, Roffiat, Kerdréan, Kermoisan, Kervalet, Trégaté, et en guise de fantômes, ces générations de paludier.e.s, mesureurs de sel, muletiers, porteur.e.s d'or blanc...


 

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Nom : Yvoy-le-Marron (Loir-et-Cher)

Population : 592 hab. (1793) / 612 hab. (2011)

Patronymes : Moreau

Période : 1781

En savoir plus : Wikipédia, Archives du Loir-et-Cher, Google Maps. Et sur d'Aïeux et d'Ailleurs

 

Yvoy-le-Marron m'était totalement inconnu, voire j'y aurai tout juste prêter attention (une commune de plus dans l'escarcelle) si ce n'est qu'elle commence par un Y, et que pour le Challenge de A à Z, un mot quel qu'il soit commençant par un Y est pratique ! Même si à ce jour un seul événement recensé : une naissance en 1781. Car mes ancêtres solognots jouent à cache cache entre les étangs et se jouent d'une frontière imaginaire créée en 1789, ils se marient d'un côté, procréent de l'autre, s'en vont travailler deci-delà. Limite ils me narguent depuis La Ferté-Saint-Aubin... Sauf que Loir-et-Cher et Loiret, c'est pas pareil côté archives ! Or pour remonter ce qui semble être une branchounette à Yvoy-le-Marron, il me faut confirmer des dates et des noms par les actes du Loiret... en cours de numérisation... Au moins ils entretiennent un peu le plaisir des recherches au XIXe siècle.

 

 

 

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Nieuport

Nom : Nieuwpoort / Nieuport (Belgique)

Population : 11 384 hab. (2014)

Période : 1702-1705, 1914

Patronymes : Biguais, Gallery

En savoir plus : Wikipédia, Archives de l'Etat de Belgique, Google Maps. Et sur d'Aïeux et d'Ailleurs

 

En 1700 le 19. novembre, mort de ce Roi [Charles II d'Espagne] et commencement de la Guerre de Succession, pendant laquelle Nieuport fut livré & occupé successivement par les Troupes Françoises, Angloises et Hollandoises, jusqu'à ce, qu'en vertu du Traité de Paix conclu à Utrecht le 11 avril 1713, & celui de Rastad du 6 mars 1714, & après la conclusion du Traité de Barrière, signé à Anvers le 15 novembre 1715, & plusieurs altercations de la part des Hollandois, la Ville de Nieuport fut finalement livrée à l'Empereur Charles VI.
Mémoire des négoçiants & armateurs de la pêche nationale de la ville & port de Nieuport, présenté à Messeigneurs les Etats de Flandre le 19 juin 1787, consultable sur Google Books

Au début du XVIIIe siècle, on combat avec armes... et famille ! Le premier acte en latin que j'ai dégoté (grâce au Fil d'Ariane) se trouve être l'acte de baptême de Michel Melchior Gallery, né à Nieuwpoort le 6 novembre 1705 (ou la veille, la qualité de la photo du microfilm en latin ne facilite pas la lecture). Ses deux frères aînés y sont a priori également nés vers 1702-1704. Sympa le voyage de noces... En écrivant ces lignes, je m'aperçois que je n'ai pas non plus le mariage des parents Philippe Gallery des Granges et Marie Madeleine Armand... Les trois enfants suivants sont nés à Angerville-la-Martelle (Seine-Maritime), sous des auspices un peu moins guerriers.

1914. Nieuwpoort encore. En guerre, toujours. Corentin Biguais, marin pêcheur, a 28 ans et une petite fille d'à peine un an. Il est mobilisé comme ses frères aînés et intègre le 2e régiment de fusiliers marins. Il tombe le 15 décembre 1914, dès les premiers combats de Nieuwpoort.

 

 

 

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Carte postale ancienne : Saint-Léger-Magnazeix

Nom : Saint-Léger-Magnazeix (Haute-Vienne)

Population : 1 400 hab. (1793) / 523 hab. (2011)

Patronymes : Brunet, Chantemargue, Dupuy, Fauvet, Josnon, Lageunière / Laguenière, Thomas, Touratier

Période : 1765-1843

En savoir plus : Wikipédia, Archives de Haute-Vienne, Google Maps. Et sur d'Aïeux et d'Ailleurs

 

Saint-Léger-Magnazé ? ès ? en occitan c'est Sent Legíer Manhasés... mais il semble qu'aujourd'hui on prononce cela plutôt comme Saint-Yrieix. Magnazeix pour "pays de Magnac-[Laval]".

En fac d'histoire, les cours sur le XIXe siècle sont souvent ponctué par l'histoire de Léonard, maçon de la Creuse (par Martin Nadaud), cours auxquels ont fait écho mes premières découvertes généalogiques extra départements-d'origine-de-mes-arrières-grand-parents : des maçons, pas creusois mais du Limousin, qui ont migré vers le Nord - mais se sont arrêtés en Sologne (article François Laguenière, maçon limousin). Si on remonte un peu, il y a même des Léonard, comme quoi...

En attendant l'état civil de la Haute-Vienne, annoncé pour 2015, il faut patienter avec un brin de cadastre et le village de La Roche en 1836.

 

 

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Carte postale ancienne : Valençay

Nom : Valençay (Indre)

Population : 2 299 hab. (1793) / 2 571 hab. (2011)

Patronymes : Beuzon, Goubet, Trouvé

Période : 1659-1748

En savoir plus : Wikipédia, Archives de l'Indre, Google Maps. Et sur d'Aïeux et d'Ailleurs

 

Isidore arriva à la poste la plus voisine du château vingt minutes avant son père. C'était là que la famille devait relayer pour la dernière fois. Son premier soin fut de demander une chambre dans l'auberge et de défaire sa valise pour mettre ordre à sa toilette. Il endossa la veste de chasse la plus ridicule du monde, quoiqu'il l'eût fait copier sur celle d'un jeune élégant de bonne maison avec lequel il avait couru le renard dans les bois de Valençay. Mais ce vêtement court et dégagé devenait grotesque sur une taille carrée et déjà chargée d'embonpoint.

Le Compagnon du Tour de France, par Georges Sand, 1840 (consultable sur Gallica)

Valençay, les fastes de son château Renaissance - à l'époque entre les mains de la maison d'Estampes, et... ses Jean Beuzon, modestes cultivateurs :

La dynastie en est restée là : Jean Beuzon (enfin, sa femme Marguerite l'a bien aidé) a fait un François, un Pierre, un Benoît, des filles (dont Marguerite Buron la sacripan), mais point de Jean a priori, ni de Jeanne. Et, chose étonnante, le petit-fils a moins vécu (46 ans) que son père (54 ans) et que son grand-père (61 ans).

 

 

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