Il n'aura échappé à personne que nous sommes désormais en 2014, et que les commémorations du Centenaire de la Première Guerre mondiale battent (déjà) leur plein. Côté archives, cela se traduit par une forte incitation à mettre en ligne les registres des matricules militaires. GénéInfos a dressé une carte cliquable récapitulant les départements ayant mis en ligne les registres matricules (vert) ou uniquement les tables alphabétiques (jaune).

 

 

[Mal]Heureusement, lorsque l'on fait de la généalogie depuis plusieurs années, il y a fort à parier que le matricule de l'arrière-grand-papa poilu, on l'a récupéré depuis belle lurette. Qu'à cela ne tienne, ce n'est pas une raison pour bouder trop longtemps les matricules, pour la simple et bonne raison que c'est un formidable outil pour s'éviter de perdre du temps sur 36 communes :

    • > Compléter rapidement une généalogie descendante grâce aux registres de matricule

Il suffit d'éplucher les tables alphabétiques puis les registres matricules des bureaux du ou des départements où l'on sait qu'il y a potentiellement des ramifications de l'arbre. Faire ce travail sur un nom de famille très courant est forcément plus. Les fratries uniquement composée de filles peuvent bien sûr passer entre les mailles de cette recherche systématique.

Pour me consoler de la mise en ligne des matricules du Morbihan, j'ai donc épluché tables et matricules à la recherche de tous les Bourdic (14 en tout) recrutés par les bureaux de Vannes et Lorient... Le patronyme n'est pas trop courant dans le département, et les porteurs descendent normalement tous d'une branche de paludiers de Loire-Atlantique émigrée milieu XVIIIe siècle du côté de Sarzeau et Séné. Il ne reste plus qu'à faire la même chose pour les conscrits de Loire-Atlantique (beaucoup plus nombreux), et il ne devrait plus y avoir beaucoup de Bourdic de l'Ouest (hors branche de Montoir) décroché de l'arbre (voir la descendance de Jacques Bourdic, né en 1602)...

En passant, je n'ai pour l'instant pas réussi à trouver le mariage (et donc l'ascendance paternelle) du couple Louis Bourdic (ca 1844-/1898) et Marie Perrine Tanguy (1850, Penvénan-1898, Chantenay), parents d'un sacré numéro prénommé Emile Bourdic, né à Chantenay en 1883, militaire multi condamné pour vols jusqu'à s'en faire exclure de l'armée (un avant-goût sur Ouest-Eclair en 1905).

 

    • Matricule militaire d'Elie Flament, 1877-1957 - Archives du Pas-de-Calais> Pister un aïeul qui a la bougeotte

Une fois passé le charme du portrait croqué à grand trait (front, bouche, yeux, etc.), la prise de tête sur les parfois abréviations militaires et la satisfaction du récapitulatif des campagnes contre l'ennemi, n'oubliez pas de jeter un oeil sur la zone Localités successives habitées, en bas à droite. Celle-ci peut donner de précieux renseignements sur les domiciles successifs d'un conscrit, qui, après avoir servi dans l'armée active, doit rester "joignable" en tant que réserviste et territorial. Pour ceux qui ont la bougeotte, ces localisations peuvent servir d'indice pour cibler des communes de résidence et y chercher recensement ou actes d'état civil. Bien sûr, ce n'est pas infaillible et il y a eu des ratés dans le renseignement de la zone, mais ça vaut tout de même le coup d'oeil. Attention, pour les inscrits maritimes, les matricules militaires sont souvent peu bavards : il faut consulter l'inscription maritime.

 

 

Sources et liens

 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir