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Paris en cartes : arrondissements et paroisses au XIXe siècle

Quand on se découvre des ancêtres parisiens, on n'a qu'une hâte, c'est qu'ils n'y soient pas restés trop longtemps. Sauf que parfois, ça dure... Et c'est dur. Peu d'état civil (pour ceux qui l'ignorent encore, ça a brûlé pendant la Commune et tout n'a pas pu être reconstitué - voir Archives de Paris et Wikipedia), donc il faut ruser avec les registres de catholicité restés dans les églises paroissiales et les répertoires des notaires. Pour l'instant j'ai fait chou blanc, faut de savoir exactement dans quel coin précis chercher, et parce que c'est très chronophage. Alors pour persévérer, je m'organise, me crée des outils, que voici.Cerise sur le gâteau, les inventaires des AD de Paris (et donc des registres de catholicité, sous-série D6J) sont en ligne, ce qui permettra de réserver des cotes de registres paroissiaux pour les samedis).

paroisses parisAlors je pose ça là. Comme ça, un peu en plan, parce que ça traîne dans mes brouillons depuis 6 mois, que je n'ai pas trouvé les sources complémentaires qui me permettraient d'affiner encore et encore, faute de temps. Et qu'il faut bien avancer...

Ça, ce sont des fonds de cartes en guise d'outils, pour aider les recherches familiales à Paris, quand on ne sait à quelle paroisse se vouer, qu'en plus c'est très mouvant, quasiment autant que nos ancêtres qui ont presque une adresse différente à chaque acte. Oui il faut la même chose pour les notaires, chaque chose en son temps ; et même avec les établissements de l'AP-HP (mais comme les archives numérisées sont en rade depuis... plus d'un an, ça presse moins).

Ça, c'est fait avec les supers outils libres, open source, ouverts et respecteux des données personnelles que sont Openstreetmap et Umap (ou Framacarte, au choix). Donc bien sûr, les cartes sont sous licence CC-BY-SA, et téléchargeables. Avec à terme l'objectif de mettre des fichiers vectoriels sur Commons.

Ça, ça ne demande qu'à être enrichi si jamais vous avez des éléments permettant de corriger un tracé.

Les sources utilisées jusqu'à présent sont les suivantes :

  • l'Almanach national de l'an XII ;
  • des cartes en ligne sur Commons et l'Université de Darmstadt (rien trouvé de probant sur Gallica) ;
  • Yvan DANIEL, L'équipement paroissial d'un diocèse urbain, Paris (1802-1956), 1957 (AD75, cote 6Eb9), dont j'ai étiré et distordu les cartes photographiées à n'en plus finir...
  • Nomenclature des voies actuelles, données Open Data Paris

Si étirer et distordre un fond de carte ancien a été relativement facile, transposer l'Almanach de l'an XII sur plan, c'est autre chose... Car concrètement, l'Almanach de l'an XII, c'est ça :

L'arrondissement particulier de la Cure de Saint-Eustache s'étend depuis l'angle formé par les rues des Bons-Enfans et Saint-Honoré, en parcourant celle-ci et les rues de la Chausseterie, de la Féronnerie et Saint-Denis, jusqu'à la rue aux Fers, prenant ensuite la place des Innocens en entier, et toutes les maisons de la rue aux Fers qui ouvrent sur icelle, puis la rue de la Cossonnerie, mais aucune des maisons de cette rue qui ouvrent sur la rue Saint-Denis ; il ne prend rien dans les rues des Prêcheurs et Mondétour, rien non plus en droite ligne jusqu'à l'entrée du cloître Saint-Jacques-L'Hôpital, rien pareillement dans ledit cloître [...]

On est alors bien content d'avoir comme table de concordance le formidable fichier CSV de la plateforme open data de Paris, mais ça ne suffit pas toujours.

 

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Tout le monde n'a pas la chance d'avoir eu des ancêtres communistes

fichier central cartonsOu gauchistes. Mais c'est pas grave, la police, ça fiche large...
 
Même sans être au courant de l'opinion politique réelle ou supposée de ses ancêtres, il ne faut pas hésiter à jeter un oeil aux riches et foisonnantes archives du ministère de l'Intérieur. On en trouve de nombreux inventaires dans la Salle des inventaires virtuelle, parmi lesquels celui qui concerne le fichier central de la Sûreté, aka "fonds de Moscou" (voir le répertoire méthodique des archives de la Sûreté).
 

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Des ressources généalogiques dans la Salle des inventaires virtuelle des Archives nationales

La salle des inventaires virtuelle des Archives nationales (SIV pour les intimes*), c'est plus de 20 000 inventaires d'archives, 10 000 notices de producteurs et plus d'1 million d’archives numérisées. Croyez-moi, il y a de quoi s'amuser, et pas que dans les répertoires numérisés du Minutier central (y a pas que les notaires de Paris dans la vie) !

archives nationales

Petite piqûre de rappel : les Archives nationales conservent les archives des administrations centrales de l'État (en gros les ministères, les gouvernements, la Présidence), les minutes des notaires de Paris et des fonds privés d'intérêt national. On y trouvera par exemple des dossiers nominatifs de fonctionnaires ou assimilés, mais également tout ce qui est surveillance de la police et ses nombreux fichiers, des affaires judiciaires, ce qui a trait à la nationalité, et une foule d'autres choses qu'il serait trop long d'énumérer.

A parcourir : site Internet des Archives nationales ; fiches d'aides à la recherche ; la chaîne Dailymotion des Archives nationales.

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"C'était mieux avant" : en détails (épisode 2)

J'ai eu l'occasion il y a quelques semaines de visiter le Musée national de la Marine (palais de Chaillot) : un pur régal (audioguide recommandé !). Moi qui connaissais Ozanne et Vernet, de nom plus que d'autre chose, j'y ai découvert en plus Jean-François Hue. Et j'ai fait de la généalogie au musée : avec mon armée de marins, c'était gagné d'avance.

Je suis tombée par hasard sur une vieille connaissance : La Bataille de Gondelour (Inde), qui illustre l'article sur Jacques Clément (1748-1783)1. Au milieu des nombreuses et magnifiques maquettes de navires (celle de l'Achille est divine et vous dira tout sur les petits noms des voiles), celle du Trident m'a interpelée. Le nom me disait quelque chose... Malgré la vitre, j'ai essayé de l'avoir sous toutes ses coutures. Bien m'en a pris : après vérification, il s'agit bien du cuirassé d'escadre (1876-1909) sur lequel mon aïeul François Biguais (voir l'article) a fait son apprentissage de canonnier.

 

musee marine trident

 

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Généalogie et photos anciennes : enfin une photothèque

La gestion d'une photothèque est un savant exercice d'équilibriste entre les besoins en terme de description (fine), de classement, de nommage, de fonctionnalités de recherche, d'ergonomie bien sûr, et les contraintes techniques, de normalisation et d'interopérabilité (quand on est archiviste à la ville et qu'on traite régulièrement des fonds iconographiques, on est très à cheval sur la norme et l'interopérabilité, croyez-moi). Quête de l'outil idéal qui se solde souvent par une série de renoncements, de frustrations et de procrastination.

Dès mes débuts sur la planète généalogie, j'ai récupéré des dizaines et dizaines de photos dans des boîtes à chaussures, en partie bien identifiées par mes grands-parents paternels, savamment photographiées par moi avec un certain nombre de flous artistiques et d'images plus ou moins déformées. Numérisation "sauvage" à l'appareil photo que je pratique encore parfois, car c'est souvent la seule possible.
 
J'ai utilisé assez tôt Picasa pour gérer ces documents : on pouvait y géolocaliser les photos, mettre des tags thématiques, et surtout la reconnaissance faciale permettait de tagger les gens !
 
Photothèque Picasa

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