Tout ce que je n'ai pas fait, ne fais pas, ou fais mal depuis le début de mes recherches généalogiques :

 

  • Je n'ai pas relevé systématiquement les témoins, parrains, marraines, et autres présents cités dans les actes. Maintenant c'est systématique pour les aïeux directs, sauf difficultés de lecture. Mais parfois la flemme me reprend lors de relevés sur les patronymes et éventuels cousins ;
  • Je ne note pas les registres, lieux, périodes, où je fais chou blanc. Au risque de me les retaper un jour ;
  • Je parcours les registres en lecture automatique, repérant les trois ou quatre patronymes en tête sur le lieu... Le jour où je ferai un peu plus de généalogie descendante, je vais m'amuser ;
  • Je fais rarement l'effort de différencier décès et inhumation. Je mentionne généralement la date de décès (celle mentionnée par l'acte). Côté naissances et baptêmes, je me suis améliorée ces derniers mois ;
  • Pour les lieux-dits (les subdivisions de Geneanet), j'essaie d'être relativement disciplinée ;
  • Je n'utilise jamais le champ "Source" sur Geneanet ou dans mon logiciel pour les actes d'état civil. Par contre, je le fais systématiquement pour les documents autres (actes notariés ou autres documents d'archives). Et j'ai une tonne de favoris dans mon navigateur (jusqu'au jour où je plante mon ordi ?) ;
  • Je fais peu de sauvegardes, même si l'essentiel (les plus de 700 actes d'ancêtres directs) est dupliqué ;
  • J'ai mis un moment à m'astreindre à une charte de nommage pour mes fichiers et répertoires, mais désormais je m'y tiens. Tout est numérisé. Pour les photos, je n'ai pas encore de solution pour le nommage et la base ;
  • Je Google beaucoup, Geneanete pas mal (et j'ai repris mon abonnement Privilège), Gallicate doucement mais sûrement. Côté Mormons, c'est assez pauvre ; NotreFamille, c'est en cas de nécessité extrême ; Geneaservice, c'était lorsque les AD de Paris n'étaient pas en ligne. Et j'aime bien Ellis Island ;
  • Je contacte systématiquement les généanautes avant de mettre sur Geneanet les données que j'ai pompées sur leur arbre. Je fais très souvent un lien direct dans le champ Notes vers le couple au niveau duquel nous cousinons. Et désormais je ne mets que les branches collatérales sur mon arbre en ligne. Trop de bruit sinon. Par contre je propose facilement des GEDCOM et mes actes consciencieusement nommés ;
  • Parfois par flemme de me perdre dans les multiples paroisses d'un département, je préfère dérouler un peu la pelote de laine en achetant un acte sur Bigenet ;
  • Aller aux archives en tant que lecteur me manque. Mais c'est le métier qui veut ça.

Bref, je me garde des occupations pour plus tard...

Et vous ?

Des racines (par deux fois) - La Gazette des ancêtres - Papiers et poussières - Mistike - Stéphane Cosson - Seb Avy

Et pour relayer le propos : Geneanet (et son forum) et GénéInfos

 

Titre abscons qui mérite quelques explications. Vous n'imaginez pas les kilomètres et les kilomètres d'archives et de boîtes dont regorgent les centre d'archives. Les registres d'état civil et paroissiaux, les recensements, passent encore, mais ce n'est qu'une goutte d'eau dans l'océan de paperasse produite de manière exponentielle depuis 1945.

 

Ah les marchés publics, les dossiers de personnel, les permis de construire, les circulaires, formulaires, dossiers administratifs et autres documents comptables... Et pour conserver tout ça, il en faut des mètres de rayonnages et d'étagères. D'où l'utilité d'avoir recours à ce qu'on appelle les rayonnages mobiles : des étagères roulant sur des rails et qui peuvent donc être compressées. Un type de structure qui nécessite des précautions d'installation : l'optimisation de l'espace de rangement, et donc du nombre de boîtes stockées, induit une charge au sol beaucoup plus importante que pour de "simples" étagères fixes. Les plus : plus de métrage de rangement disponible, une circulation d'air faible entre les épis compactés qui réduit le risque de propagation d'incendie. Les moins : une manutention importante si les archives qui y sont stockées sont régulièrement communiquées (en général, on évite d'y mettre cette catégorie de document).

Et comment manipule-t-on ces étagères sur rails ? A l'aide de volant ! Enfin volant... mon quotidien me fait découvrir une étonnante évolution de la chose...

 
Rayonnage mobile, magasin d'archives

 

Rayonnage mobile, magasin d'archives

Rayonnage mobile, magasin d'archives

 


A manoeuvrer quotidiennement la "poignée" de gauche, on en bénirait presque l'inventeur de la roue. Et vous savez quoi ? aujourd'hui ils ont même inventé les freins ! Oui, pour éviter tout meurtre d'archiviste écrasé entre deux épis de registres du XVIIIème siècle (le cauchemar...).

Et voilà, ça me tombe dessus au "mauvais" moment (je suis sur 36 trucs en même temps) ! Mais ce serait malvenu de ma part de m'en plaindre... Les Archives départementales des Côtes d'Armor, parmi les pionniers en matière de numérisation de registres paroissiaux, ont mis leur état civil en ligne. Alleluia !

Tout avait super bien commencé hier matin avec un collègue - Fred, pour ne pas le nommer - qui m'a déniché à l'insu de son plein gré un acte de mariage sur lequel je bloquais depuis deux ans : Joseph LE FLEM et Marie LE LAOUENAN, baptisée parfois également LANVENAN. J'avais épluché Pontrieux, La Roche Derrien (où sont nés les deux premiers fils)... mais pas Plouguiel, dont ils sont tous deux originaires, un beau jour (ou pas) d'octobre 1790...

Pour ceux qui seraient frustrés par mon post hyper court, direction le blog Geneanet ! (bah oui, j'ai toute une tribu de Le Flem à retrouver moi)

Archives départementales des Côtes-d'Armor

Après les transcriptions de militaires (voir Transcriptions, acte I) ou de marins (voir Transcriptions, acte II) décédés en service, une transcription de minute du greffe en guise d'acte de naissance, ça arrive !

Extrait des minutes du greffe du tribunal civil de l'arrondissement de Quimper, département du Finistère. Audience tenue par le tribunal de première instance séant à Quimper, chambre civile, le 5 décembre 1814.

Maître Le Berre avoué de Marie Anne NICOLAS, veuve de Jacques LE CLEAC'H, journalière demeurant au port du Guilvinec [...] a dit que du mariage de la dite Marie Anne NICOLAS et de feu Jacques LE CLEAC'H sont nés deux enfants mâles savoir Étienne LE CLEAC'H le 30 janvier 1793 et Jacques LE CLEAC'H le 27 janvier 1796 les deux au dit port du Guilvinec mais que les registres de l'état civil de la commune de Plomeur n'existant plus pour les dites années 1793 et 1796 ni au Greffe du tribunal, les parties ont présenté requête tendante à ce qu'il fut permis de présenter des témoins pour prouver la naissance du dit Etienne LE CLEAC'H et Jacques LE CLEAC'H fils desdits époux ci-dessus, et être ordonné [?] de la dite preuve que le jugement à intervenir tiendrait lieu d'actes de naissances des dits Étienne et Jacques LE CLEAC'H frères, que par ordonnance du 2 de ce mois de Monsieur le président, enregistrée à Quimper le même jour il a été permis de produit des témoins, au dessus de quoi le dit Maïtre Le Berre au dit Nous a requis qu'ils fussent entendus. 

L'officier public qui a recopié l'acte s'est un peu emmêlé les pinceaux dans sa retranscription, répétant et intervertissant quelques lignes. Et moi j'ai également fait le travail à moitié en oubliant de photographier la toute fin de l'acte.

Jacques LE CLEAC'H naît donc au Guilvinec - alors commune de Plomeur - au début de l'année 1796. Deux ans plus tard, deux frères jumeaux, Jean et Michel, viendront compléter la nombreuse progéniture de Jacques Tudy LE CLEAC'H et de Marie Anne NICOLAS. Le marin bigouden a épousé la jeune crozonnaise (elle avait 16 ans, lui 28) quartier de Recouvrance à Brest. Malheureusement Jacques LE CLEAC'H meurt le 21 vendémiaire an VII sur le vaisseau amiral Le Hoche, capturé par les anglais et Marie NICOLAS se retrouve à 30 ans veuve avec huit enfants à charge. Elle ne se remariera pas et s'éteindra trois décennies plus tard, à l'âge de 63 ans.

Sources

  • Mairie de Plomeur, registre d'état civil

Il y a les soldats, tués au front (voir Transcriptions, acte I), et les marins, morts lors de sorties de pêche.

Registres de Mesquer (Loire-Atlantique). Extrait du registre des actes de décès de la ville de Rochefort, département de la Charente-Inférieure. Décès de Pierre Marie GUIODO.

L'an 1825, le 2 du mois de novembre sur les 11 heures du matin par devant nous Quentin François REULOS, adjoint délégué, officier de l'état civil de la commune de Rochefort, canton d'idem, département de la Charente-inférieure, sont comparus M. Louis MASSAU WALLINGUIN, courtier, âgé de 35 ans, demeurant à Rochefort qui a dit être ami du défunt et M. Pierre Marie ALBERT, capitaine marchand, âgé de 28 ans, demeurant à Rochefort, qui a dit être ami du défunt, lesquels ont déclaré que Pierre Marie GUIODO, marin, embarqué sur le chasse-marée Marie Françoise du Croisic, est décédé hier à 4 heures du soir dans le port royal et a été porté à l'hôpital Saint Charles de cette ville de Rochefort pour y être inhumé, âgé de 30 ans, né à Mesquer département de la Loire-inférieure, de son vivant fils de Nicolas GUIODO, marin, et de Marie PIHOUR, et ont les déclarants signé avec nous le présent acte, après que lecture leur en a été faite. Signé au registre Albert, Massau Wallinguin et Reulos adjoint. Pour copie conforme au registre, le maire chevalier de St Louis.

Le souci, c'est quand il n'y a pas de corps : "disparu en mer"... On a beau guetter dans les registres les transcriptions de jugement de décès, parfois des années après la disparition, mais il arrive de faire chou blanc : pour Jacques CLÉMENT, "disparu en mer" avant 1803 (domicilié à Riantec) ou Nicolas GUYODO, mort d'après l'acte de mariage de sa fille en l'an VII à Mesquer, les registres restent désespérément muets...

Pour pouvoir éventuellement se remarier, les veuves doivent justifier de leur veuvage, et pour ce faire, avoir recours à un acte de notoriété auprès d'un juge de paix ou d'un notaire. Une autre possibilité d'avoir plus de plus amples détails sur les circonstances de la disparition, comme en témoigne l'acte de notoriété concernant le décès de René BORDENER, an XI.

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