Il y a les soldats, tués au front (voir Transcriptions, acte I), et les marins, morts lors de sorties de pêche.

Registres de Mesquer (Loire-Atlantique). Extrait du registre des actes de décès de la ville de Rochefort, département de la Charente-Inférieure. Décès de Pierre Marie GUIODO.

L'an 1825, le 2 du mois de novembre sur les 11 heures du matin par devant nous Quentin François REULOS, adjoint délégué, officier de l'état civil de la commune de Rochefort, canton d'idem, département de la Charente-inférieure, sont comparus M. Louis MASSAU WALLINGUIN, courtier, âgé de 35 ans, demeurant à Rochefort qui a dit être ami du défunt et M. Pierre Marie ALBERT, capitaine marchand, âgé de 28 ans, demeurant à Rochefort, qui a dit être ami du défunt, lesquels ont déclaré que Pierre Marie GUIODO, marin, embarqué sur le chasse-marée Marie Françoise du Croisic, est décédé hier à 4 heures du soir dans le port royal et a été porté à l'hôpital Saint Charles de cette ville de Rochefort pour y être inhumé, âgé de 30 ans, né à Mesquer département de la Loire-inférieure, de son vivant fils de Nicolas GUIODO, marin, et de Marie PIHOUR, et ont les déclarants signé avec nous le présent acte, après que lecture leur en a été faite. Signé au registre Albert, Massau Wallinguin et Reulos adjoint. Pour copie conforme au registre, le maire chevalier de St Louis.

Le souci, c'est quand il n'y a pas de corps : "disparu en mer"... On a beau guetter dans les registres les transcriptions de jugement de décès, parfois des années après la disparition, mais il arrive de faire chou blanc : pour Jacques CLÉMENT, "disparu en mer" avant 1803 (domicilié à Riantec) ou Nicolas GUYODO, mort d'après l'acte de mariage de sa fille en l'an VII à Mesquer, les registres restent désespérément muets...

Pour pouvoir éventuellement se remarier, les veuves doivent justifier de leur veuvage, et pour ce faire, avoir recours à un acte de notoriété auprès d'un juge de paix ou d'un notaire. Une autre possibilité d'avoir plus de plus amples détails sur les circonstances de la disparition, comme en témoigne l'acte de notoriété concernant le décès de René BORDENER, an XI.

Source

Il y a les décès "classiques" : "Le ..., par devant nous ... sont comparus monsieur Untel et monsieur Untel, lesquels nous ont déclaré que le ... à telle heure, monsieur X, fils de XY et de XX est décédé à ..." (voir l'acte de décès de Joseph GALLERY). Parfois quelques informations peu communes viennent briser ce cadre convenu des actes de décès, comme le lieu ("sur le quai n°6") dans celui de Marie Jeanne LE MAREC.

Et il y a les actes transcrits. Lorsqu'une personne décédait en dehors de sa commune de résidence, une transcription du décès était expédiée dans la dite commune et recopiée dans le registre. Il n'est pas rare que plusieurs mois s'écoulent entre la date de l'acte original et sa copie. Les cas les plus connus de transcription d'actes de décès sont sans doute ceux des soldats morts au front, et notamment ceux dont le décès porte la mention "Mort pour la France" (créée en 1915). Les renseignements fournis sont alors beaucoup plus riches que ceux des actes habituels (vie militaire, régiment, lieu de combat, blessures...). Voici un exemple de transcription - non pas de la Première Guerre mondiale, mais de la guerre franco-prussienne de 1870-1871.

 

Votre ancêtre était riche, beau et célèbre ? Avec un peu de chance, vous pourriez le retrouver... au détour de la sous-série 3 I dans des archives communales : il s'agit des archives consacrées à la justice, et parmi elles se trouvent les listes de jury de cour d'assises.

Code d'instruction criminelle, chapitre V

 

Nul besoin de préciser que ces dites listes ne concernent donc que des hommes.

Chaque année, les maires transmettent au Préfet la liste des personnes aptes à être juré. La probabilité d'en être est relativement restreinte néanmoins. Selon le Code d'instruction criminelle version 1808, il faut être membre d'un collège électoral (à une époque où le suffrage est censitaire), être l'un des 300 plus imposés du département, être docteur ou licencié (en droit, médecine, sciences et/ou belles-lettres) ou encore notaire, banquier, être un employé des administrations payé minimum 4000 francs (article 382). Bref, n'est pas juré qui veut !

Comment se présentent des listes de jurys ? (ma photo est floue, donc pas de photo. Et oui, les salles d'archives, c'est assez sombre...). Un peu comme une simple liste de recensement, version milieu du XIXème siècle.

 Numéros d'ordre Noms  Prénoms Dates de naissance  Lieux de naissance  Professions, qualifications ou fonctions Domicile
 1 Monsieur riche et célèbre (pas moi donc)        propriétaire  

Certes, pas d'informations extraordinaires et introuvables ailleurs, mais en tombant dessus, j'ai juste pensé à vous Wink

Source

  • Archives de la mairie de Saint-Germain-de-Prinçay

Prise dans la frénésie révolutionnaire, votre aïeule a-t-elle jeté l'or et l'argent par les fenêtres ? D'ailleurs, en avait-elle seulement (des fenêtres) ? Car soyez-en sûr, si c'était le cas, elle a été taxée et figure peut-être, elle ou son mari, dans un "État des portes et fenêtres de la commune"...

Rôle de contributions des portes et fenêtres

 

C'est l'une des "quatre vieilles" (la taxe, pas votre aïeule...) mises en place pendant la période révolutionnaire : il s'agissait de taxer "les portes et fenêtres donnant sur les rues, cours ou jardins des bâtiments et usines, sur tout le territoire de la République".

Un document de plus où l'on peut trouver des listes nominatives d'individus, avec leur profession, et des indices sur leur logis.

Pour consulter un tel document, direction les Archives municipales en série G Contributions financières ou les Archives départementales, série P Finances, cadastre, poste. Voire les archives des communes déposées aux Archives départementales, "E dépôt".

Sources et liens

  • Archives de la mairie de Saint-Germain-de-Prinçay
  • l'incontournable Wikipedia

Cet été, la nouvelle loi sur les archives a été votée après moults détours, tergiversations et hésitations. Principal aspect de la loi : la modification des délais de communication des archives publiques. Voici brièvement résumés les nouveaux délais utiles pour le généalogiste.