Conseil général de l'Orne

 

Les archives départementales de l'Orne ont mis en ligne gratuitement depuis le 19 octobre au soir les registres d'état civil et les registres paroissiaux.

Une bonne nouvelle pour ceux qui ne vont pas tous les quatre matins à Alençon. Pour le moment je n'ai que très rapidement "feuilleté" quelques pages des registres paroissiaux de Saint-Front, à la recherche - en vain- de mes Gallery. Histoire de me familiariser un peu avec Gaia (logiciel documentaire d'archives et de visualisation d'archives numérisées), étant plus habituée au système de visualisation Archinoë (plus pratique).

En attendant un autre cadeau de Noël prématuré : les archives départementales du Morbihan qui se font désirer...

Sans rentrer dans les polémiques stériles suffisamment nombreuses sur la question, deux chiffres :

  • numérisation des registres état civil / paroissiaux d'un département : de 2 à 4 terraoctets

  • coût de la mise en ligne : 15 000 euros par an et par terraoctets

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J'ai la "chance" (certes ce n'est pas toujours pratique pour les recherches) d'avoir des ancêtres assez vagabonds. Mis à part un marin mort au large de l'Angleterre et le mariage parental sous l'équateur, la plupart des évènements (naissance, mariage, décès) de mes ascendants directs ont eu lieu à l'intérieur des frontières hexagonales. Et je ne compte pas les voyages divers et variés, les campagnes militaires ou autres séjours : la mappemonde s'imposerait sans doute.

Résultats d'une enquête du ministère de la Culture et de la Communication.
Mai 2007.
 
Panel de 1000 personnes représentatifs des internautes français :
- 33% disent s'être déjà intéressé à la généalogie
- parmi eux, 43% ont déjà visité les sites généalogiques les plus connus et 42% ont déjà mis les pieds dans un service d'archive.
 
Définitions et buts de la généalogie
Pour 73%, c'est la possibilité de retrouver ses origines et de découvrir des branches éloignées de la famille (55%). Viennent ensuite la création d'un arbre puis retracer une histoire à travers le temps.
Motivation principale : connaître l'histoire de sa famille.
 
Profils des généanautes
Les + de 55 ans sont un peu plus nombreux chez les généalogistes que chez les non généalogistes.
L'écrasante majorité vit en province (6% vivent à Paris).
Les généalogistes du panel ont une descendance plutôt nombreuse.
Heureusement qu'il y a quelques jeunes quand même. Ceci dit je trouve ça génial de voir des personnes âgées avec leur portable aux archives. Même s'il y a des cas particuliers... En ce qui concerne les lieux, la fédération des cercles de Bretagne est la plus importante de France il me semble. Je suis adhérente :) Quant à la descendance, c'est une autre question...
 
Pratiques culturelles des généalogistes
Les généalogistes ont un attrait plus fort que les autres pour tout ce qui est culturel (lecture, visites, expos, ...)
Mais comme partout, certains ne sont pas férus d'orthographe. Je plaisante, s'il est besoin de le préciser.
 
Notoriété et visite des sites internet de généalogie
Parmi la liste de site donnée, les plus connus sont genealogie.com, notrefamille.com, seniorplanet.fr et france-genealogie.fr.
Lorsqu'ils répondent spontanément, les généalogistes citent surtout Genealogie.com et geneanet.org. Ce dernier est le site le plus visité.
Les sites d'archives sont quasiment inconnus : 4% du panel seulement déclarent en connaître.
Pour ma part, il ne m'est jamais venu à l'esprit d'aller sur seniorplanet, dont j'apprend à l'instant l'existence. En même temps, vu mon âge, ça me rassure sur ma santé mentale. Parmi les autres je connaissais uniquement notrefamille.com. Mais dès mes premiers pas généalogiques on the oueb, je suis tombée sur geneanet. Alors forcément, les payants, j'ai un peu zappé. Les sites d'archives, je les ai connus avant de faire de la généalogie sérieusement, pour des raisons professionnelles. D'ailleurs en passant, j'adore celui des AM de Nantes. La mise en ligne d'un certain nombre d'archives risquent de changer la donne.
 
Evaluation des sites internet de généalogie
Jugement plutôt positif : facile d'utilisation, riches en informations. Mais deux sont jugés trop commerciaux : genealogie.com et notrefamille.com
Geneanet est celui qui est considéré comme le plus riche, qui fidélise le mieux ses visiteurs .
Pour moi les sites commerciaux riment avec bordel et euros. Ayant commencé par geneanet, je ne me suis guère attardée sur les autres.
 
Complémentarités entre le online et le offline pour la généalogie
Internet apparaît surtout comme un complément ou une confirmation d'information. L'avis est cependant mitigé : gain de temps, d'informations, mais pour d'autres, perte de temps et peu fiables.
La participation aux forums, listes de discussions, ne concernerait qu'une minorité du panel.
Impasse totale est faite sur l'entraide en ligne (Fil d'Ariane, Francegenweb), qui est selon moi un système très intéressant. En ce qui concerne les forums, il y a de tout, et beaucoup de choses à jeter. Enormément d'anarchie et donc peu de réponses. J'ai cherché longtemps, avant de trouver mon bonheur avec L'Arbre de Famille, clair, efficace et bien modéré.
 
Perspectives pour la pratique de la généalogie
65% des généalogistes déclarent qu'ils ne paieront jamais pour des fichiers à consulter. 8% ont déjà payé. 27% se déclarent disposés à le faire.
J'ai payé. Mais pas sur des sites commerciaux comme notrefamille & Co. Parmi les perspectives d'avenir : la numérisation des registres paroissiaux et d'état civil est un formidable outil.
 
Conclusion. Comme dans n'importe quel domaine, internet est un formidable outil. Encore faut-il savoir s'en servir, et ne pas oublier son sens critique. Pour le meilleur et pour le pire.
 
Le résultat complet est en ligne : Aperçu des usages d'internet par les généalogistes.
 

Sources et liens

 

Je m'en vais répondre à la question du pourquoi ? En vrac. Ca aurait pu être plus tôt. Pour de nombreuses raisons :

  • ma passion pour l'histoire depuis toute petite
  • mon goût pour les vieux papiers dans les greniers et les vieilles photos. Les pièces peut être aussi...
  • les interrogations sur les grands parents, qui passent souvent quand on est petit par "qu'est ce que vous avez fait pendant la guerre ?"
  • le fait d'avoir une grosse branche bretonne, et donc comme on est tous cousins... Plus sérieusement, les cousins éloignés sont parfois plus proches que les germains. L'un des cousins que je connais le mieux est cousin à la 4ème génération, et je le connais depuis... pfuit... euh 20 ans ou presque. Alors forcément, il fallait qu'on nous explique plusieurs fois le pourquoi du comment on était cousin.
  • les silences, les secrets et tout ce mes grands parents m'ont raconté... Et les coïncidences, du genre mes deux arrières grands parents paternels qui étaient à quelques mois à peine d'intervalle en Algérie, dans le même lieu, sous le même commandement, les légendes qui passent les générations, et qui parfois se révèlent vraies
Sainte Barbe, Le Faouët

Suffisamment de raisons pour que tomber dedans petite, ou plus jeune. Mais ça n'a pas été le cas. Parce que pendant l'adolescence j'avais d'autres préoccupations (ma crise d'adolescence) et l'idée de le faire ne m'a jamais traversé l'esprit. Bref, le déclic a eu lieu pendant l'été 2004. Ma grand mère paternelle dont je suis très proche m'a offert un supplément de dimanche Ouest-France : un arbre généalogique en A3. Et nous nous sommes amusés à le remplir... Et depuis je continue.