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Méfiez-vous du Glaude : ou comment j'ai fait de l'archéologie dans les bas-fonds d'Internet

Suite à un merveilleux bug, Tumblr a, lors de la suppression volontaire d’un de mes blogs, entièrement vidé un  autre de mes blogs, le principal, celui que j'utilise énormément depuis 3 ans pour des brèves d'archives, de généalogie, le premier Challenge de A à Z, entre autres... Tant qu'à faire, mon mail de connexion a également été supprimé et il m'était impossible de me connecter aux deux blogs survivants (heureusement collaboratifs, et avec des co-administrateurs).

Passé l'énervement un peu limité par la grippe, il a fallu réagir, partir à la pêche, sauver les meubles et remettre le tout d'aplomb. Des fois je me vexe. Vexée de ne pas m'être méfiée assez de ce foutu Tumblr, qui ne permet pourtant pas d'exporter les billets (et donc d'avoir une sauvegarde), d'avoir fait un peu trop confiance au nuage, bien que je sache que c'est du stockage pur et simple, mais je me disais, plateforme de micro-blogging, tout ça...

Mine de rien, mes 3 ans de brèves d'archives et de généalogie, je me suis rendue compte que j'y tenais, plus que ce que je pensais. L'énervement et la vexation étant un bon moteur pour relever les défis, et étant plutôt positive, j'ai pris les choses en main... Je crois que j'ai récupéré plus 95% de mes billets ! Dans ta face le Cloud.

 

Première étape : toucher le fond

Éliminer le dernier espoir de récupérer le contenu sans trop d'effort (genre Tumblr, c'est un gros truc, ils font des sauvegardes dans tous les sens et vont restaurer le truc facilement) en contactant le support.

Verdict : Tumblr, c'est une gros truc, ils en ont pas grand chose à faire de toi minuscule utilisateur. Les réponses plus ou moins toutes faites répondent pas vraiment à ta question. Mais bon, ils répondent, sont désolés.

 

Deuxième étape : se retrousser les manches et remonter (en plongeant)

Internet, c'est un peu comme les archives : il y a plein de traces partout. Il faut les trouver. Première exploration dans Google, en filtrant sur l'url de feu mon Tumblr (site:http://daieuxetdailleurs.tumblr.com). Au lieu de cliquer sur les titres, consulter ce qui est conservé en cache de Google, en cliquant sur la petite flèche à droite.

tumblr cache google1

Armé d'un copier-coller paré à toute épreuve, réinjecter le contenu dans un nouveau site (Wordpress, qui en plus permet d'antidater les billets, et d'exporter le contenu) ou, si on est vraiment vexé par Internet, dans un fichier Word... Magie du copier-coller, les hyperliens sont conservés ; seules les images devront être sauvegardées (enregistrer sous) et réimportées dans la nouvelle plateforme.

Une seule recherche Google "site:daieuxetdailleurs.tumblr.com" ne suffit pas. Va comprendre, en ajoutant un ou deux mots après, des billets cachés apparaissent.

Après Google, un petit tour sur la machine à remonter le temps : Way back Machine

tumblr waybackmachine

3 captures de feu mon Tumblr ont été faite par Internet Archive en juillet et septembre 2013. C'est toujours ça.

Résultat de cette première plongée : 108 billets repêchés. Ma priorité c'était de récupérer mon challenge de A à Z 2013 : après cette exploration, seuls 3 articles manquaient à l'appel (des biens en plus !), à savoir Délibérations municipales, Fille et mère et Gallica. Le premier ayant été publié dans un hors-série de la Revue française de généalogie, c'est surtout Gallica qui m'inquiétait... Sans trop de conviction j'ai consulté le moteur de recherche Bing : les deux manquant étaient en cache.

 

tumblr zouaveTroisième étape : affiner à la lampe-torche

A priori, l'essentiel avait été récupéré, mais quitte à explorer à fond :

  • exploration (via Google) des Tumblr qui avaient souvent rediffusé mes posts (merci notamment Yvon Généalogie et Cetetelle) ;
  • exploration de mes archives Twitter (voir le mode d'emploi), en recherchant notamment tous les tweets contenant tmblr (url raccourcie de Tumblr). Cela a permis, en utilisant un mot du titre, de retrouver en cache de Google des billets qui n'étaient toujours pas ressortis lors des recherches précédentes.

Résultat après cette seconde plongée : 38 articles en plus dénichés dans les limbes d'Internet.

Si j'en crois ma timeline Twitter, il n'en manque vraiment que très peu. De mémoire, je ne remarque pour l'instant que l'absence du zouave (ci-contre) ; j'ai redécouvert plein de choses, avec plaisir et par moment un brin de mélancolie.

 

 

Quatrième et dernière étape : faire en sorte qu'on ne m'y reprenne pas

Direct, export XML depuis l'interface de Wordpress pour sauvegarder tout ce que j'ai retrouvé, et installation de IFTTT (IF This Then That : tutoriel), conseillé par La Gazette des Ancêtres.

 

tumblr ifttt

 

Ne négligeons pas nos propres archives !

 

tumblr phoenix
Tel le Phoenix... (Harry Potter)


Durée totale estimée pour cette fouille du Net : 6 heures à tout casser.

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Bretons de Boulbi morts pour la France

Les Archives municipales de Boulogne-Billancourt ont mis en ligne une base de données avec les soldats de la commune tombés pendant la Première Guerre mondiale.

Parmi eux, un certain nombre de Bretons domiciliés aux portes de Paris à l’orée de la guerre.

Bon, ça marche aussi pour les Auvergnats, les Ch’tis, les Basques et les autres ! Il suffit de sélectionner le département de naissance, ou toute autre catégorie (en bas de page de chaque article).

73e ri

Sources et liens

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De l'utilité des deux collections d'état civil

En pleine reprise et vérification des données contenues dans les actes récoltés depuis des années, me voici qui arrive à la 7ème génération avec l'acte de baptême de Marie Anne Renard daté du 8 mars 1792. Il s'agit d'un acte récupéré par ma tante dans les mairies du Loir-et-Cher il y a une bonne quinzaine d'années, et que j'ai moi-même photographié lors de mes débuts généalogiques.

Ses particularités ? D'abord l'acte est un peu crade et la plume a fait des pâtés, il y a certes pire en matière d'illisibilité, mais tout de même, il n'y a pas que l'encre qui (en) bave !

 

 

Acte de baptême de Marie Anne Renard, Selles-sur-Cher

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Répartition des classes d'imposition de la capitation

Instaurée en 1695, la capitation est un impôt prélevé sur l’ensemble de la population, exception faite des plus pauvres et de certains ordres religieux. La population est répartie en 22 classes (tranches d’imposition), selon son rang et sa classe sociale. En dehors de l’aspect fiscal, les rôles de la capitation sont d’un grand intérêt pour la généalogie : sont recensés, rue par rue, tous les individus assujettis à l’impôt, avec indication de leurs nom, prénom, surnom le cas échéant, et profession. Une sorte de recensement de population à la sauce XVIIIe siècle.

AMR CC745 capitation 1760

 

Document fort utile trouvé aux Archives de Rennes : la description des 20 classes d'imposition (les deux premières classes : princes du Sangs, ministres et maréchaux étant sans objet pour la province de Bretagne).

 

AMR CC628 extrait

Voir le fichier complet (pdf)

 

Source et liens

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