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Brèves de mer, XVIIIe siècle

Magasins de la Compagnie des Indes PondicheryEn m'occupant de mon répertoire de fichiers sobrement intitulé "Généalogie/à traiter", je suis retombée sur dix photos d'un microfilm prises lors d'une séance à ... oui, d'ailleurs : où ? En transcrivant les documents, et au vu du contenu, j'étais persuadée qu'il s'agissait du Service historique de la Défense de Lorient, mais impossible de trouver la cote d'origine. Et puis, j'ai épluché ce qui me tient plus ou moins lieu de carnet de recherche et... bingo ! Un microfilm des Archives département du Morbihan donc, consulté en mars 2012. 10 B 37, microfilmé sous la cote 2 Mi 110 R 8 (ne me demandez pas s'il y a des / ou des exposants), qui contient des inventaires des hardes trouvées à bord et de procès-verbaux de traversée (1782-1791).

Inventaires par navire des biens des disparus, puis vente des affaires. On y croise essentiellement des vaisseaux de la Compagnie des Indes et des inventaires des effets de marins, dont beaucoup morts à l'hôpital de Pondichéry. Parmi les navires : La Vesta, Le Fabius , Le Neptune, Le Brillant, Le Comte d'Artois, Le Duc de Vauguyon, La Louise Julie, Le Royal Elisabeth, Le Typpo-Sultan, Le Dauphin, Le Baron de Breteuil, L'Actionnaire, Le Maréchal de Ségur, Le Comte d'Artois, L'Auguste, Le Duc de Normandie, Le Dauphin, Le Maréchal de Duras, paquebot Le Général Washington, Le Boulogne, Le Saint-Pol de Marigny, La Constitution, Le Bretagne, L'Angélique, Le Lambert.

Je n'y ai pris que quelques clichés, un peu au hasard, en parcourant la bobine, de quelques inventaires d'effets de marins. La transcription ne fait que confirmé l'intérêt de ces différents documents. On y cause chocolat, serre-tête, souliers, accidents en mer, Seychelles, papiers de famille... Et on y apprend plein de petites choses sur la vie des marins de la Compagnie des Indes.

 

AD56 10B37 breves mer 

 

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Il est venu le temps des cathédrales...

cathedrale Saint Corentin de QuimperParmi mes nombreuses tâches archivistiques, l’une de fond(s) porte sur l’inventaire des dossiers de travaux des cathédrales pendant la période concordataire (1801-1905), sous-série F/19, Archives nationales.

Tout au long du XIXe siècle, les Cultes (catholicisme, protestantisme et judaïsme) sont gérés par l’État, pour ce qui relève du non-spirituel : le clergé est quasi assimilé à des agents publics (avec dossiers de personnel et tout) ; les bâtiments sont entretenus sur des fonds publics. Restaurer les cathédrales, c’est à la fois mettre en place des procédures pour rationaliser, contrôler et échelonner les campagnes de travaux, mais aussi conserver et entretenir des bâtiments anciens qui font partie du patrimoine culturel national, que l'on tient de plus en plus en considération. Les dossiers de travaux sont des sources très intéressantes pour l’histoire de l’art et de l’architecture bien sûr, mais également pour les métiers de la construction, des entreprises, du climat (qui dit tempête, dit dégâts... et donc travaux), des relations entre les autorités civiles, religieuses, voire des tensions politiques.

Alors, au fil de ce travail de longue haleine, que je reprends à la suite d'une collègue, je vous invite à suivre les brèves d'archives sur d'archives et d'ailleurs :

 

Notons également que ce travail sur la sous-série F/19 m'a également inspiré l'article Ce que ne vous dira pas l'état civil.

Et puis des filigranes croisés parfois dans les liasses, sur Pinterest (ci-dessous mon préféré).

filigrane F19 7656 1842

 

Voir aussi

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Histoire des grands-parents que je n'ai pas eus

Nous tournons les pages [du registre d'archive] fébrilement. Emotion : il est là.


Je crois que je suis devenu historien pour faire un jour cette découverte. La distinction entre nos histoires de famille et ce qu'on voudrait appeler l'Histoire, avec sa pompeuse majuscule, n'a aucun sens. C'est rigoureusement la même chose. Il n'y a pas, d'un côté, les grands de ce monde, avec leurs sceptres ou leurs interventions télévisées, et, de l'autre, le ressac de la vie quotidienne, les colères et les espoirs sans lendemain, les larmes anonymes, les inconnus dont le nom rouille au bas d'un monument aux morts ou dans quelque cimetière de campagne. Il n'y a qu'une seule liberté, une seule finitude, une seule tragédie qui fait du passé notre plus grande richesse et la vasque de poison dans laquelle notre coeur baigne. Faire de l'histoire, c'est prêter l'oreille à la palpitation du silence, c'est tenter de substituer à l'angoisse, intense au point de se suffire à elle même, le respect triste et doux qu'inspire humaine condition. Voilà mon travail; et, en caressant cette archive de tribunal, en suivant des yeux les lignes tracées par la plume du greffier, je ressens un soulagement indicible.

Ivan Jablonka, Histoire des grands-parents que je n'ai pas eus, pages 164 et 165.

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"C'était mieux avant" : en détails (épisode 1)

On le sait bien, c'était mieux avant, la propreté, l'honnêteté, le partage, le respect, la fraternité, l'autorité, tout ça. Mouais...

Heureusement, il y a des traces écrites, mais aussi en images (avant le bon puritanisme bourgeois du XIXe siècle), comme quoi, finalement, il y a des choses qui n'étaient pas si éloignées... 

 

L'abus d'alcool, tout ça...

Source : Jacques Callot, L’Impruneta, 1621-1625 (consultable sur Gallica)

callot alcool estampe

 

 

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Transpiration

AMBB transpiration fetide

L’armée ou l’art de révéler ce qu’on n’a pas forcément envie de savoir sur les gens…

Source

  • Archives municipales de Boulogne-Billancourt, recensement militaire, classe 1898, 1 H 21.

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