Une révolution : le microfilm
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- Créé le jeudi 14 mai 2009 12:26
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Qui parle d'archives (et qui plus est de généalogie) pense encore - souvent - à ce bon vieux microfilm. Ces petits bobines de 35 mm de large (parfois 16) qui servent de support de substitution pour des centaines et des centaines de pages de registres d'état civil, mais aussi de dossiers de personnel, des documents juridiques, etc... des petites bobines de film photographique donc, que l'ont déroule sur des appareils plus ou moins énormes. Et le bruit du dévidoir que l'on rembobine à grand bruit.
J'avoue que les lecteurs de microfilms des Archives de Paris et cette impression de rentrer dans une cabine semie ouverte, genre radiologie, m'ont toujours impressionnée. Rien à voir avec certains appareils certes un peu volumineux, mais néanmoins posés sur une table, et reliés à un poste informatique qui numérise la vue (très pratique pour faire les ajustements contraste / cadrage AVANT de mettre une petite piécette dans la boîte et de lancer l'impression...
En feuilletant les coupures de presse conservées par le service Archives municipales - Ressources documentaires de Saint-Nazaire, je n'ai pu m'empêcher de sourire en tombant sur cet article de 1948. Le microfilm révolutionnaire, étrange écho avec le numérique révolutionnaire... A la différence près que pour le second (que j'affectionne particulièrement), on ne garantit pas grand chose en terme de durée de conservation du support et d'interopérabilité, si ce n'est de copier très régulièrement les données stockées (tous les 5 à 10 ans).
A savoir : le microfilm créé à partir d'un registre - le master (l'original) - est immédiatement dupliqué : c'est à partir de cette copie que se feront les différents exemplaires du microfilm (dont ceux conservés dans les services d'archives). Le master est conservé précieusement et dans les conditions optimales au Centre national du microfilm et de la numérisation (site des Archives nationales basé dans le Gard).
Sources et liens
- Coupure de presse : Archives municipales et Ressources documentaires de Saint-Nazaire
- Brève histoire du microfilm (Direction des Archives de France)
- Centre national du microfilm et de la numérisation (Château d'Espeyran)
- Le microfilm, support de stockage à long terme - Bibliothèque nationale suisse
- Topo sur les différents supports de substitution (SPCL)
- Recommandations de la direction des Archives de France sur le support numérique et la gravure CD
- Microfilmer les documents : module de cours du Piaf





méthodologie
Commentaires
J'ai beau ne pas être un fan de ce support, je dois reconnaître une chose: c'est beaucoup, beaucoup plus pratique à consulter que les machins numérisés, grâce à l'alternance avance rapide/avance lente qui permet de chercher le petit bout qui vous intéresse au milieu de la cote.
Il faut dire que les appareils de lecture (et les conseils d'utilisation) ne sont pas les meilleurs moyens de les conserver en bon état !
@ Le Plume : ça dépend des visualisateurs. Ceux où tu peux accéder directement à un numéro de page et faire des réglages luminosité / constrate, c'est vachement pratique...
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