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A quoi ça ressemble, un Manceau du XVIIe siècle ?

Avant de l'enterrer, le prêtre lui a tiré le portrait.

Le cinquième février 1690 moy prêtre soubsigné de la Benaste ay inhumé dans le cimetière de cette paroisse un garçon de l'âge de 35 ans ou 36 ans ou environ se disant et nommant le Manceau à cause de son pays natal habitué depuis quelque temps en cette paroisse, menuisier de son métier, ne sachant ny son nom de baptême ni co nom, de moyenne taille, cheveux longs et plats et fort meslez de gris, ladite sépulture faicte en présence de vénérables et discrets messire Jan Raba prêtre dudit lieu, de Jean Lhommeau le Jeune, de Jullien Giraudet, de Pierre Drouin et plusieurs autres les tous de cette paroisse soubs le sein des soubsignez, lesdits jour et an que dessus.

En attendant je suis toujours en quête des mariages de Jan Jay et Louise Bachelier (avant 1717), et de Laurens Jay (~1672-1742) et Jeanne Lhomeau (~1655-1737) autour de La Bénâte, Saint-Jean et Saint-Etienne-de-Corcoué... qui flirtent dangereusement avec le département où je travaille...

Au fait, co nom ça existe ?!

Source

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Un imposteur, 1721

Au début, tout va bien. Un acte de baptême classique, croisé par hasard lors de la lecture plus ou moins automatique d'un registre.

Heleine fille naturelle légitime de Guillaume Lancien et de Françoise Le Judec,

Mais bizarrement, l'acte est plus long que les précédents et les suivants. Anormalement long. Et pour cause !

quoy que le dit Ancien ait épousé la dite Le Judec sous le nom de Michel, défense luy a esté faite par sentence rendüe en la juridiction et chatellenie de la Roche [Derrien] du 23 aoust 1721 de prendre a l'avenir le surnom de Michel tant en jugement, actes, qu'autrement a peine de nulité et de faux, laquelle sentence m'a esté signifiée de la part de noble Guillaume Michel sieur du bois de la Roche par Pierre Henry sergent le 17 septembre predite année defenses de remplir en aucun baptistaire n'y mortuaire le surnom de Michel

Forcément, si le seigneur du coin se nomme Michel, c'est tentant... Le mariage en question (25 novembre 1720) n'est pas filiatif ; le décret de mariage risque lui aussi d'être au nom de Michel, du moins on peut supposer que le prêtre a parcouru un tant soit peu l'acte judiciaire. Notons la présence, parmi les témoins, d'un "Christophe Michel", qui signe trop mal pour être le frère du Guillaume Michel sieur du bois de la Roche (témoin sur des actes alentours). Une imposture familiale peut-être ?

Euh, au fait, de quoi parlions-nous au début ? Ah oui, du baptême d'Hélène...

en ce qui concerne Guillaume Lancien et Françoise Le Judec, ladite Heleine née le 23 et baptisée le 26 d'octobre 1721 par moy soussignant recteur dans l'église paroissiale de la Roche Derien les parain et maraine ont esté Jacques Le Judec et Heleine Pierre

 

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Un ami de la poésie, 1832

Surprise agréable que de tomber, dans deux registres de l'Enregistrement, sur quelques versets latins - que je suppose bibliques (signés Job) - et surtout sur deux poèmes. Pages de garde et mise en bouche originales pour deux registres de mutation par décès (c'est-à-dire les registres qui listent les actes qui ont donnés lieu à des partages entre héritiers ou à des successions suite au décès d'un individu).

 

La mort a des rigueurs à nulle autre pareille
On a beau la prier
La cruelle qu'elle est, se bouche les oreilles
Et nous laisse crier.

Le pauvre en sa cabane où le chaume se couvre
Est sujet à ses lois
Et la garde qui veille aux barrières du Louvre
N'en défend pas nos rois.

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Voyage au coeur de l'Instruction publique

Brèves d'archives cueillies au fil du reclassement d'une série T (Enseignement) d'archives départementales.

  • des punitions

Tenir à bout de petit doigt, bras tendu, ses sabots.

Rester assis sur un rondin de bois d'à peine dix centimètres de diamètre et faire ses leçons sur ses genoux.

Se tenir debout, droit, les pieds sur le bout de ses sabots.

Recevoir une volée d'orties sur le cou, les bras et les genoux.

 

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Manifestation d'étudiants... contre une loi en discussion à l'assemblée

On devait craindre la suite des désordres qui avaient eu lieu samedi dernier. Tout attroupement quelconque avait été défendu. Toutes les mesures que la prudence conseillait avaient été prises pour assurer l'exécution des ordres de l'autorité. Ces précautions étaient nécessaires. Un grand nombre d'étudiants en droit et en médecine se sont rassemblés hier sur la place Louis 15 et le quai d'Orsay, et y ont fait entendre de bruyantes clameurs, jusqu'à ce que la gendarmerie les ait contraints à se disperser. Une partie de cette turbulente jeunesse s'est alors dirigé vers le fauxbourg Saint Antoine. Une pareille démarche annonçait des espérances aussi coupables qu'insensées. Ceux qui l'avaient suggérée se reppelaient vraisemblablement ces jours déplorables où des habitants de ce vaste fauxbourg servaient d'auxiliaires aux factions ; mais ces souvenirs les ont étrangement trompés. La population laborieuse de cette partie de la capitale se distingue au contraire par l'amour du Roi et l'obéissance aux lois. Bien loin de favoriser les ennemis du repos public, elle a concouru à rendre les efforts impuissants. La gendarmerie les a atteints, trente cinq ont été arrêtés ; les autres se sont enfuis, et le calme a été complètement rétabli. A peine s'est-on apperçu, dans la plus grande partie de Paris, de ce qui se passait.
La gendarmerie a montré son sang froid, sa fermeté accoutumés ; les troupes appelées pour la seconder ont rivalisé de zèle et de prudence aussi, au milieu de ces scènes de désordre, pas un seul accident grave n'est à regretter."

 

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Le Généafil, veille collaborative


Généalogie en Bretagne


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