Ordre de briser les bustes en plâtre représentant Bonaparte, qui sont chez le sieur Debay, sculpteur.

Nantes, le 28 février 1816.

Informé par des rapports dignes de foi, que dans le dépôt de sculpture, situé chez le sieur Debay près la Cathédrale, il existe plusieurs bustes en plâtre représentant les traits de l'usurpateur.
Considérant qu'il est du devoir de tout bon Français et surtout des magistrats de faire disparaître tout ce qui peut rappeler l'affreux gouvernement de Bonaparte
Ordonne que les bustes dont il est cas seront brisés dans le plus bref délai possible et charge monsieur Paris commissaire de Police du 2e arrondissement de se transporter au lieu indiqué et d'y faire détruire les plâtres qui offrent l'image immonde de l'ennemi du genre humain.
Il se fera accompagner de messieurs Bouyer et Bureau ses collègues et dressera procès verbal de cette opération dont la surveillance lui est confiée.
 
Sculpture Anne de Bretagne de Jean Debay fils.
 

Préfecture de la Loire-Inférieure. Nantes, le 4 mars 1816.

J'ai reçu, monsieur le maire, avec votre lettre du 2 de ce mois le procès-verbal rapporté par messieurs Paris, Bouyer et Bureau, commissaires de police, constatant la destruction de 5 bustes de plâtre représentant les traits de l'usurpateur, et qui étaient en dépôt dans l'atelier du sieur Debay sculpteur. Je vous remercie de cette communication et vous engage à continuer les recherches que je vous ai prié de faire de tous portraits, statues, cachets, sceaux etc. qui peuvent rappeler le gouvernement déchu.
Agréez, monsieur, l'assurance de ma haute considération.
Le Préfet

Jean-Baptiste Joseph de Bay, dit Jean de Bay (1779-1863), sculpteur. Né à Malines (Belgique) en 1779, décédé à Paris en 1863. Il se fixe à Nantes où il crée une école de dessin. Il part à Paris en 1817 et obtient en 1825 une médaille de 1ère classe. Pendant plusieurs années, il est chef de l'atelier de restauration des sculptures du Louvre. Ses fils également sont sculpteurs : Jean Baptiste Joseph, dit Jean de Bay fils (1802-1862), auteur de la statue d'Anne de Bretagne du Jardin du Luxembourg (illustration ci-dessus) et Auguste Hyacinthe Debay (1804-1865).

PREMIÈRE PARTIE
Toute femme, née et domiciliée en France, âgée de 15 ans, toute étrangère âgée de 15 ans accomplis qui, domiciliée en France épouse un Français ou adopte un vieillard est admise à l'exercice des droits de la citoyenne française. Cet exercice se perd par le mariage avec un étranger, la prise de l'habit religieux dans une communauté cloîtrée, par les condamnations à des peines infamantes.
Toutes les citoyennes sont admissibles aux emplois publics, soit civils, soit religieux, soit militaires, sans autre motif de préférence que la vertu et le talent.
 
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 C'est de saison en cet automne social. Entre gavroches et coiffes bigoudènes. Il s'agit de l'abri du marin du Guilvinec... Peut-être dans les années 1930 : c'est à ce moment-là que mes aïeux bigoudens ont suivi la sardine et quitté le pays bigouden...

Sources et liens

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Le 21 juillet 1918, 8 heures du matin a été découvert sur la grève blanche le cadavre d'un inconnu supposé être officier anglais naufragé, du sexe masculin, dont l'identité n'a pu être établie, et paraissant âgé d'une quarantaine d'années, de fore corpulence et d'une taille au dessus de la moyenne, visage entièrement rasé, crâne presque complètement dénudé cheveux châtains sur la partie occipitale.
douaniers
 

Trouvé au cours de recherches personnelles peu fructueuses, mais intéressantes, dans le carton 8 P 229. Douanes royales, contrôle du Croisic, 1825 : Etat de signalement des employés des bureaux de la douane de la Principalité du Croisic. Outre les noms et postes des employés figurent les commentaires du receveur principal du Croisic et autres observations. Parfois caustiques...

Extraits...

Homme dangereux sous tous les rapports, ayant toujours eu une opinion et une très mauvaise manière de penser ayant donné dans tous les excès de la Révolution. Tous le pays demande à grands train à en être débarassé. Cet Inspecteur se refuse journellement, malgré l'ordonnance du Roi, à replacer les employés qui ont servi dans l'armée royale.
C'est un émigré qui se comporte très bien. Sa manière de penser est excellente. Il raisonne et soutient avec beaucoup d'avantage le principe de la monarchie française. Il aime le Roi et toute la famille royale. C'est un sujet précieux.
C'est un bon sujet, mais le caractère lui manque. Il est indifférent sur le choix du monarque.
Ce sujet est républicain, mais c'est un parfait honnête homme
Ce sujet est très dangereux dans le pays qu'il occupe. Vu qu'il a beaucoup d'influence et que sa manière de penser est très contraire au gouvernement. Il est de toute urgence qu'il ait son changement.
C'est un sujet qui manque de conduite. Il s'enivre et est sans opinion.
Ce sujet a une bonne conduite, mais il concussionne les paludiers. Il n'a jamais aimé le Roi. C'est un ambitieux qui aimait Bonaparte pour avoir une grande place.
Ce sujet n'a point de principe. C'est un homme nul pour son compte, mais il fait tout ce que veut son receveur. Il a tiré sur les royalistes à Guérande.
Ce comptable est révolutionnaire, contraire aux Bourbons. C'est un ancien prêtre, il concussionne les paludiers. Quoique la note de son receveur soit forte, elle le traite avec indulgence, c'est l'un des plus forcenés jacobins du département. Il concussionne les paludiers et mérite d'être révoqué.
Ce sujet n'est point royaliste. C'est un enfant qui n'a nul caractère. Il aime Buonaparte sans savoir pourquoi.
Ce sujet n'a pas beaucoup de conduite, n'est point royaliste et il a remplacé un homme qui a refusé le serment au Tyran.
Ce sujet a été pour Buonaparte, il est à présent royaliste, mais il sera toujours pour celui qui le payera.
C'est un bonhomme qui est conduit par les Buonapartistes mais on doit l'excuse. Homme incapable de faire du mal n'ayant point d'opinion.