On ne rigole pas quand on se marie. J'ai souvenir de cours de culture bretonne au collège où le prof nous avait dit qu'on festoyait pendant plusieurs jours. La preuve en images, avec mes arrières-grands-parents bigoudens.
Nous sommes au mois d'avril 1925. C'est le début de la saison de pêche aux langoustines. Ca tombe bien : on est au Guilvinec. Jetez un oeil aux brassées de demoiselles roses et aux boutonnières sur les costumes !

 
4ème jour de noces de Germaine LE BRUN (qui s'amuse avec une langoustine) et Désiré BIGUAIS (juste derrière elle) 16 avril 1925, Le Guilvinec
 

Trois demies journées aux Archives départementales en une semaine et je ressens déjà ce qu'on pourrait communément appeler un ras-le-bol. Le genre d'humeur qui était assez fréquent après des semaines de recherche pour mon travail de master. Ces séances où rien ne vient, ni l'inspiration, ni le flair pour les inventaires, ni la chance. Et où finalement on enchaîne les documents sans y croire. Je sais qu'il ne faut pas s'acharner et que ça reviendra une autre fois. Tout avait pourtant bien commencer avec ma découverte des procès-verbaux de mon sieur de Lespine.

Trois mariages et dix-huit enfants, je trouvais ça déjà pas mal. Et j'ai vérifié à deux fois* avant d'admettre que Jacques Bourdic [sosa 256, 9e génération] avait un sérieux concurrent : Guillaume Le Reun, dit Le Jeune [sosa 664 et 728, 10ème génération]. Ou la preuve que les familles recomposées, ça ne date pas d'aujourd'hui.

Après avoir pris mon courage à deux mains, j'ai tenté une première : faire un saut dans les fonds anciens des Archives départementales de Loire-Atlantique. Pour la contemporainiste que je suis, c'était un baptême du feu. Je n'ai vraiment pas été déçue du voyage. L'objectif était de trouver la trace d'un de mes aïeux receveur des fermes du Roi. Direction donc la Série C - Administrations provinciales. Article 173. Intendance de Bretagne. Subdélégation de Guérande, Fermes du Roi. Sur les 164 pièces, une dizaine de procès-verbaux de François Dominique de LESPINE. A ses risques et périls...  

 

De passage fin juillet dans l'Artois, un détour s'imposait par Souchez et Ablain-Saint-Nazaire, au pied de Notre-Dame-de-Lorette. Berceau de mes FLAMENT et LHERBIER (confirmé par un petit tour dans le cimetière).

 
Vue d'Ablain-Saint-Nazaire depuis Notre Dame de Lorette, juillet 2007

 
Eglise d'Ablain-Saint-Nazaire, juillet 2007
 

Cinquante mètres à peine séparent aujourd'hui les panneaux des deux communes. D'un côté la somptueuse mairie de Souchez, de l'autre l'église gothique qui s'obstine à rester debout d'Ablain.

Et au milieu coulent des rivières : la Souchez s'abreuve dans le Saint-Nazaire (qui coule à Ablain) et le Carency qui coule à... Carency.