Ainsi signent-elles...
La lecture de l'article "Patriarcat patronymique" de Titiou Lecoq est l'occasion de publier un article qui traine dans ma tête depuis des années : le nom par lequel les femmes signent.
La lecture de l'article "Patriarcat patronymique" de Titiou Lecoq est l'occasion de publier un article qui traine dans ma tête depuis des années : le nom par lequel les femmes signent. J'ai croisé un certain nombre de meuniers lors de mes recherches généalogiques, notamment dans le Loir-et-Cher au XIXe siècle. Il y a quelques années, j'avais fait des reproductions de pièces concernant ces moulins aux Archives départementales du Loir-et-Cher, photographies qui dorment paisiblement sur mon disque dur depuis...
En découvrant l'inventaire détaillé F/20 des Archives nationales consacré aux enquêtes sur les moulins à blé de l'an II, l'an X et 1809 (pour en savoir plus, voir le jeu de données opendata et sur ce site l'article M comme Meunier, tu dors...), j'ai repensé à ces moulins solognots. Le contenu du dossier "Loir-et-Cher ne m'a pas déçu : il contient un rapport très détaillé sur les moulins de l'arrondissement de Romorantin en l'an II. Exactement la zone qui m'intéresse.
Les vacances ont été l'occasion d'une petite escapade généalogique (très peu préparée), à Saint-Léger-Magnazeix (Haute-Vienne), où est née en 1843 Marie Lagueunière (1843-1931), aïeule à la 6e génération (sosa 57). La petite fille, son frère Simon et leur père François, maçon et veuf, s'installeront dans les années 1860 à Mur-de-Sologne (Loir-et-Cher), 150 km plus au nord, où ils feront souche. Je possède une photo de mariage de 1926 où elle figure, à l'âge de 83 ans.
Brève escapade estivale à Saint-Léger-Magnazeix donc, creuset de cette branche limousine... Ou plutôt devrais-je dire dans la Marche, ancien comté aux confins du Limousin et de l'Auvergne, à cheval aujourd'hui sur la Haute-Vienne, la Creuse, l'Indre voire la Vienne. Après un bref passage sur place pour les incontournables (bourg, église, cimetière et deux gros villages qui m'intéressaient, à savoir La Roche et Le Puy-Saint-Jean), et délaissant les quelques panneaux signalétiques portant des noms "familiers" (Lussac-les-Eglises, Magnac-Laval...), j'ai eu envie de creuser un peu plus les recherches virtuelles de ces branches généalogiques, jusqu'alors très peu explorées. Me voici donc, depuis quelques semaines, en train d'enjamber la Benaize, le ruisseau de la Fontaine du peu et autre ruisseau du Cros, gentils filets d'eau en ces chaleurs estivales, de jongler entre les sites Internet des Archives départementales de l'Indre à celui de la Haute-Vienne, et d'appréhender comme un tout cohérent ces branches finalement peu dispersées géographiquement.
Il y avait ce 26 janvier 2020 un sacré alignement de planètes généalogiques, pour qu'au détour d'une petite heure à généalogiquement zoner sans vraiment de résultats, se défasse sous mes yeux ahuris, un paquet de noeud d'ancêtres bien serré.
Depuis 2007, l'ascendance de mon sosa 100 tout rond, Adolphe Désiré François MENEAU (1822-1865), s'arrêtait nette :
J'ai épluché plutôt deux fois qu'une les fiches de l'état civil reconstitué parisien aux noms de Meneau, Menault, Leclerc, Leclere and co, ou encore les registres d'admission aux hôpitaux de Paris lorsqu'ils étaient consultables en ligne, etc. Toujours sans résultat.