tablettes_rennaises_ms619_bg.jpg

Leur Guerre, 1914-1918

Aucune correspondance de guerre, pas de carte postale, pas de mort pour la France parmi les ancêtres directs (ces lignes n'auraient jamais été écrites), pas d'objet souvenir, d'obus sculpté, très peu de transmission dans la mémoire familiale, une seule photo d'un aïeul en uniforme. Parmi les combattants, trois arrières-grands-pères, jeunes hommes de 17 ou 18 ans, un arrière-arrière-grand-père de 39 ans mobilisé qui laisse à l'arrière sa femme et ses trois enfants, et tous ces frères, cousins, amis.

La Première Guerre mondiale est comme souvent une véritable rupture dans l'histoire familiale. Marquées dans leur chair et psychologiquement, bousculées, déplacées, amputées, les familles ne ressortent pas indemnes de la boucherie... Rien ne sera comme avant. Alors, à l'occasion de la commémoration du centenaire de la Grande Guerre, ces quelques modestes bribes de faits et d'histoires familiales reconstituées petit à petit, enrichies aussi souvent que possible, à travers les archives...

 

ImprimerE-mail

Ashes to ashes... cimetières et généalogie

Malgré dix ans (aïe) de recherches généalogiques, je n'ai jamais vraiment fréquenté les cimetières. Plutôt sain me dira-t-on. Mes excursions au royaume des tombes se comptent jusqu'à ce jour sur les doigts d'une main. Sans doute parce que j'ai tendance à juger que les informations qu'on peut y trouver ne valent pas le coup de faire l'effort de s'y déplacer pour aller errer entre marbre, ciment et fleurs en plastique.

 

Mon escapade de dimanche dernier au cimetière de Montrouge (Paris XIVe) était presque symptomatique de mes précédentes tentatives : marcher entre des allées grises, regarder rapidement à droite à gauche pour embrasser du regard les noms plus ou moins lisibles, le tout en ayant un œil par terre pour ne pas trébucher, changer d'allée, ne penser aux rares présents qui doivent trouver ce manège étrange, désespérer très vite de trouver des noms familiers – la vitesse de découragement étant proportionnelle à la taille du cimetière. "Autant papillonner dans un registre paroissial illisible" me suis-je même dit... à l'exception près qu'il faisait très beau et chaud. Et qu'exceptionnellement cette fois-ci, je n'ai pas fait chou blanc. J'étais à la recherche du caveau Burande - Beuvelet, indiqué par une cousine nouvellement rencontrée, Jacqueline T. . Juste avant d'abandonner au bout de 10 minutes d'errements infructueux, je me suis raccrochée au vague espoir que son arbre en ligne sur Geneanet contenait une indication de section. Bingo : la fiche de l'une des 6 personnes inhumées dans ledit caveau (en l'occurrence sur la fiche de notre ancêtre commune Anne Malié), section et numéro de tombe étaient indiqués ! J'étais bien sûr passée devant sans la remarquer (de l'intérêt de préparer correctement ses visites en amont...).

Cimetière de Montrouge, Paris XIVe

ImprimerE-mail

Une vie en mer : Paul Lépine (1825-1892)

Chasse-marée Le Corentin - Commons66 ans dont les 3/4 sur l'Atlantique : Paul Lépine, "capitaine marin", une femme, Désirée Renaud, 8 enfants, et une vie en mer, au cabotage sur les côtes atlantiques. C'est sans doute l'un des ancêtres pour lequel j'ai glâné le plus d'éléments, et pourtant il en reste tant à découvrir encore :

  • les éléments sur sa carrière maritime s'arrêtent pour l'instant en 1874, lorsqu'il est rayé du quartier maritime du Croisic pour celui de Vannes. Il lui reste encore 18 ans à vivre, et je doute que le loup de mer ait ralenti son rythme de navigation. Reste donc à explorer la sous-série 4P11 au Service historique de la Défense à Lorient.
  • l'inscription maritime, c'est aussi l'armement des bateaux : que transportait-il de port en port (du vin, du charbon, du sel ?) ? avec quel équipage ? Possible qu'il y ait eu affaires avec le beau-père Guillaume Renaud, marchand de vin...
  • je n'ai qu'à peine effleuré la série Q aux Archives départementales du Morbihan, et encore c'était pour consulter une table des acquéreurs sur une très courte période. Encore des bribres de vie en perspective, y compris aux Archives départementales de Loire-Atlantique.
  • peut-être faudra-t-il aussi tirer au clair la petite zone d'ombre autour du lieu de naissance de sa soeur Marie Josèphe vers 1821 et du décès de son frère Félix (né en 1811), introuvables à Mesquer...

 

ImprimerE-mail

#Geneatheme - de Lespine généalogique

Dernières heures de janvier, je suis encore dans les temps pour le généathème du mois consacré aux épines généalogiques.

L’une des miennes porte bien son nom : Lépine. Enfin de Lespine, puisque le blocage se situe au tout début du XVIIIe siècle, et que le bonhomme signe ainsi.

challenge AZ 2013 lepine6

Il en avait déjà été question lors du Challenge de A à Z : il s’agit du petit dernier de la légende familiale (voir article) :

François de LESPINE (vers 1656-1717, Guérande), celui dont je ne sais rien, et dont je sais tant de choses… Il signe (au moins une fois) de L’Espine de Villoiseau. Il est aussi employé des fermes du roi, comme receveur des boucheries, du tabac, des vins, boissons et spiritueux (alternativement, pas en même temps !). Il a failli être estourbi par un boucher furieux d’être mis à l’amende. Il était bourgeois de Paris, ce qui signifie qu’il y a au moins demeuré un an. Il s’est marié avec Marie DESFONTAINES, mais où ? Il a eu au moins 8 enfants… Son inventaire après décès s’élève à plus de 1000 livres… mais les actes notariés de l’étude ne sont conservés qu’à partir de 1719 (snif).

Tous les détails en ma possession et articles à son sujet sur sa fiche généalogique

ImprimerE-mail

Bilan généalogique 2013 - #Geneatheme

2013 a rimé avec de nouvelles découvertes (ou plutôt des confirmations grâce aux sources) grâce notamment avec la mise en ligne des Archives départementales du Pas-de-Calais et des recherches un peu plus poussées dans les Archives départementales du Loir-et-Cher.

421 individus rajoutés dans ma base OhmiGene en 2013, 749 fiches modifiées… et plus de 200 supprimées ces dernières semaines (des coquilles d’individus rattachés comme relation, qui désormais figurent en champ Intervenants), histoire de nettoyer une base de près de 18 000 individus.

Côté site Internet, un plantage impromptu a provoqué la mise en ligne d’une nouvelle version, améliorée dernièrement. Ça manque un peu d’une bannière et d’un ton de couleur réhaussé, il reste quelques détails techniques à régler encore, mais rien de très gênant.

geneatheme bilan 2013

Deux nouvelles rubriques notamment sont apparues, histoire de partager : Relevés généalogiques et la partie Veille.

2013, ce sont 14 articles sur le site… plus les 26 du Challenge de A à Z. Une chouette initiative à laquelle je compte bien participer de nouveau en juin 2014 – mais il va falloir s’y mettre car l’agenda perso et pro s’annonce déjà bien chargé.

Au top des lectures (à ce jour), deux articles ex aqueo : Quand le curé fait de la généalogie descendante et Créer des frises chronologiques et dynamiter son blog de généalogie , vus tous les deux 829 fois.

Et toujours quelques recherches d’internautes incongrues : “video choquante dun cerceuil ouvert”, “recherche des ailleuls”, “quelle résolution d’écran convient à gaia moteur de”, “personnes aveugles etquiont pas un bras et pas un pied noms”, “mineur silésien du bassin houiller de la ruhr”, “mort aux ayeux”, “les raison et les manifestation de exécution de ses aïeux”, “les differents organes d un appareil de radio micro film numerisé”, “championnats de jouets sportifs 1932”, “c’est quoi un microfilm ?”.

L’été a été l’occasion de faire un petit passage en Auvergne, magnifique région accessoirement intéressante au niveau généalogique.

Et 2014 ? Avant tout, voguer au gré des envies. Poursuivre le long travail de “sourçage” des événements. Tâcher de dépatouiller un peu mon épine généalogique parisienne. Et toujours diffuser l’actualité généalogique via le Généafil, Twitter et Facebook.

ImprimerE-mail

Le Généafil, veille collaborative


Généalogie en Bretagne


tablettes_rennaises_ms619_bg.jpg