Des Jouets et des hommes | Grand PalaisEn ce moment a lieu au Grand Palais - et ce jusqu'au 24 janvier 2012 - une exposition intitulée Des jouets et des hommes. Mille jouets de l'Antiquité à aujourd'hui.

Un bon prétexte pour quelques lignes sur des jouets qui apparaissent sur des photos issues des archives familiales. Loin des photos "officielles" et codifiées (portraits de famille en habit du dimanche, communions, mariages), l'oeil d'un arrière-grand-oncle photographe amateur a immortalisé dans les années 30 des moments de vie et de fêtes. Les enfants qui rient et qui jouent ne sont pas reste.

 

Annie au milieu de ses jouets, vers 1929

 

Naturellement l'un des plus anciens jouets au monde trône en bonne place : la poupée, à habiller, à coiffer, et... à décapiter ou à démembrer, manie atemporelle semble-t-il (à moins qu'il ne s'agisse d'un ourson...). On aperçoit également ci-contre une petite brouette en bois, en guise de landau ou transport de jouets, un petit transat dépareillé et des éléments de dinette (une cruche et une boîte a priori en fer blanc, une vieille assiette ébrechée, et des récipients dans la brouette).

 

C'était une demande formulée depuis longtemps, d'autant plus insistante depuis que j'ai un pied dans une boîte Cauchard, et l'autre dans la généalogie : l'histoire de la maison (où j'ai grandi, comme dirait l'autre).

Chose initiée cet été. D'avance je savais que le cadastre ne fournirait pas la date de construction de la maison, juste une topographie des lieux au XIXe siècle.

Une année a été gravée dans le granite au dessus de l'une des portes, que nous nous amusions petits à tenter de déchiffrer. 1-7-9... 3. Ou 8. Vraisemblablement 1793. Avec surprise j'ai constaté un week-end d'août qu'un rayon de soleil illumine l'espace de quelques minutes, dans un angle parfait, les chiffres martelés en partie effacés - pour cause d'impayés du propriétaire selon certains. Le rayon vert lesneutien en quelque sorte : il ne faut pas le rater. La longère et l'une de ses dépendances ont été construites pendant la période révolutionnaire, au moyen semble-t-il de pierres de taille de monuments démolis et de quelques pièces de moulins.

Calvaire de Lesneut (détail)

Onésime a sans doute entendu cette chanson, chantée pour la première fois par Lucienne Boyer en 1930.

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Je l'ai traqué sur trois départements, dans les ports, dans la presse, jusque sur les bancs de la cour d'assises de Nantes. Et même en tentant de trouver des informations sur d'autres - en l'occurrence sur son père, c'est lui que je rencontre à chaque fois un peu plus, là où je ne l'attends pas toujours.

Archives municipales de Lorient, tout juste installées dans le magnifique hôtel Gabriel, sur la trace d'Onésime [Ollicime] Le Livec (1854-1915), le père, employé de l'octroi en 1884 d'après un acte de mariage. Les archives antérieures à 1943-1944 sont très lacunaires du fait des bombardements alliés. Il subsiste néanmoins quelques articles concernant le personnel municipal. Registre du personnel, cote 2 K 4, un Le Livec, Onésime, inscrit à la date du 8 janvier 1912, comme appariteur 3e classe - en gros facteur ou coursier entre les différents services municipaux. Il démissionne le 1er juin 1913. Mais... Onésime, né en 1880, ce n'est pas lui que je cherche ! Encore et toujours le fils. Il était donc encore à Lorient en 1913...

 

C'était le deuxième effet "Ouest-Eclair numérisé et OCRisé" sur Gallica. Pour souvenir, le premier était d'avoir retrouvé, par presse interposée, mon ancêtre Onésime Le Livec en cour d'assises. Le deuxième effet a un tout petit truc en plus d'assez réjouissant : la probabilité de trouver cette information était infime.

 

Le Havre. 4 janvier.

Le sémaphore du Havre signale que le paquebot L'Atlantique, qui se rendait, sans passager, de Pauillac au Havre, a pris feu entre Cherbourg et Le Havre a été abandonné par l'équipage.

Une du Nouvelliste du Morbihan, 5 janvier 1933

Le paquebot L'Atlantique, Ouest-Eclair, 05 janvier 1933 (Gallica)

Le paquebot L'Atlantique en feu à 20 milles à l'Ouest de Guernesey est abandonné par son équipage. Ce superbe navire, construit à Saint-Nazaire, était affecté à la ligne Bordeaux-Buenos-Aires, et se rendait au Havre, avec une partie seulement de son équipage, pour se faire caréner. Sur les 170 marins, 20 à 30 seraient disparus ; il y aurait, en outre, plusieurs blessés et malades.

Une du Phare de la Loire, 5 janvier 1933

Qui dit presse des années 1930, dit... photographies !

Ca pourrait être l'histoire d'un non cousinage. Ou d'un presque cousinage. Ce n'est pas faute d'avoir roulé... euh cherché. Ma trisaïeule s'appellait Léontine Robic. Un nom qui parlera aux mordus de la Grande Boucle.

Jean Robic, né au hasard d'un chantier de son père à Condé-lès-Vouziers (Ardennes) le 10 juin 1921 - mais définitivement originaire d'une terre de vélo : la Bretagne - a remporté le Tour 1947. Surnommé "Tête de cuir", "Trompe-la-mort" ou encore "Biquet" a remporté 3 victoires d'étape sur la course (dont l'arrivée à Paris)... sans avoir porté le maillot jaune ! 148 h 11 min 25 s pour parcourir les 4 640 kilomètres.


J'ai grimpé dans les branches (pas en danseuse), les miennes, les siennes. Nos ancêtres se tournent autour, sans cesse, pendant deux siècles. Radenac, Moréac, Plumelin, Pleugriffet, et les communes environnantes. Les miens sont tisserands, les siens scieurs de long, et tous laboureurs au début du XIXe siècle. Une tentative infructueuse du côté de sa mère, issue de familles de sabotiers (Le Lay, Bodo, Hillion) des confins des Côtes-d'Armor et du Morbihan.

textiles Ma branche Robic
cycling La branche de Jean Robic