Et où j'ai mis deux dates de naissance et deux dates de baptême à une aïeule...

La mise en ligne de l'état civil des communes de la fin de l'alphabet aura permis d'avancer (merci à J-P Tixier pour le dépouillement) sérieusement du côté de l'ascendance du Puy-de-Dôme : principalement à Saint-Nectaire et au Vernet Sainte-Marguerite. Parmi les actes, le décès de Gabrielle BAUVERT, veuve d'Annet MADEUFFE, morte en son domicile à l'âge respectable d'environ 102 ans !

Gabrielle Beauvert, extrait de l'acte de décès (AD63)

 

Non pas que les archives départementales des Vosges soient en ligne - ce n'est pas avec l'énorme retard accumulé en matière de recherches d'actes en ligne et l'apparition en même temps des Vosges, de la Meuse et de l'Indre-et-Loire que je vais m'en sortir...  Non, il était grand temps  que les deux tourtereaux dont j'ai aussitôt recherché le mariage, se marient !

Jusqu'à ce midi, ils étaient supposés (d'après une lecture hâtive d'un acte un peu sombre) être passés devant le vicaire François Huvaux un beau jour de mars 1752. Rien d'étonnant, en ce cas, à ce qu'une petite Jeanne Marguerite naisse le 7 février 1753...

Extrait du mariage ROLIN x MIROUEL (1752)

 

Morlaix (Finistère), le 27 octobre 1783.

Jean RICHARD, "ancien soldat au régiment de Saintonge, compagnie de Champagne", épouse Marie Michelle LE BER. L'acte de mariage établi qu'un congé absolu a été accordé au marié, signé par le chevalier du ROSEL et visé parle major FLEURY, commandant du régiment de Saintonge.

C'est étonnant de voir que mes tendances à googler tout et n'importe quoi ne déteignent pas encore totalement sur la généalogie : je n'ai même pas eu l'idée de googler le régiment de Saintonge...

Le résultat m'aurait pourtant intriguée : le dit régiment sert jusqu'en 1768 aux Antilles, puis en 1780, direction l'Amérique du Nord, afin de soutenir les insurgés américains contre les Anglais.

Et puis un beau jour, un cousin me contacte concernant cette branche - commune - des RICHARD et confirme, documents à l'appui, l'épisode américain.

 

Jean RICHARD, dit la Roze

Notez les surnoms de soldats.

 

Les recensements des XIX et XXème siècles fourmillent d'informations forcément sur le domicile et la composition des foyers (lire à ce sujet Composition familiale), mais pas seulement. C'est également une mine concernant les métiers à intervalles réguliers dans la vie d'une personne. Et quoi de plus intéressant pour les femmes, pour lesquelles on a en général peu de sources sur leur activité, si ce n'est au mariage. En dehors de cela, point de renseignements lors d'un recrutement militaire, et rarement lors d'une déclaration de naissance ou de décès puisque dans la majeure partie des cas, le déclarant est un homme (éventuellement on voit apparaître les sages-femmes). Idem lors des mariages où elles ne purent être témoins qu'à partir de la loi du 7 décembre 1897. Alors plongeons, une fois de plus, dans les recensements. D'aucuns penseront que je fais presque de cette source une obsession mais Olive RICHARD (1817-1904) m'a gâté, même si les recensements en ligne des Archives départementales des Côtes-d'Armor ne couvrent que la période de 1872 à 1906.

 

L'automne 2009 rime avec l'ouverture de nombreuses salles d'archives virtuelles. A tel point que j'essaie de sauter de l'une à l'autre, en tentant vainement de me raccrocher aux branches et de ne pas me perdre à partir dans tous les sens (Côtes-d'Armor pour les recensements, Puy-de-Dôme, Pas-de-Calais, et bientôt Vosges).

La mise en ligne des archives du Pas-de-Calais me permet de me replonger - brièvement certes, mais avec délice - dans les recensements de population. Direction Souchez, rue des Fontaines (à priori du côté des Ecouloirs).

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