Du côté obscur de la généalogie
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- Créé le jeudi 8 mars 2012 15:25
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Ils se marièrent...
- Côté époux
- 1801-1900 : 30,1 ans (sur 128 individus). Le plus jeune 17 ans, le plus âgé 63 ans. Âge médian 27,5 ans
- 1701-1800 : 28,2 ans (sur 2037 individus). Le plus jeune a 14 ans, le plus âgé 66 ans. Âge médian 26,5 ans
- Côté épouse
- 1801-1900 : 26,9 ans (sur 128 individus). La plus jeune 16 ans, la plus âgée 65 ans. Âge médian : 23,5 ans.
- 1701-1800 : 24,8 ans (1826 individus). La plus jeune 12 ans, la plus âgée 65 ans. Âge médian : un tout petit peu plus de 23 ans.
- Alix Rodier, 12 ans 4 mois, mariée à un cousin issu de germain de 27 ans. Charmensac, Cantal, 1754. Sans doute une histoire de terres, à la lecture du contrat de mariage. Elle accouche à 16 ans et deux mois d'un premier enfant.
- Marguerite Geuf, 12 ans 6 mois, mariée à Nectaire Burande, 25 ans. Saint-Nectaire, Puy-de-Dôme, 1783. [je n'ai pas encore épluché les registres pour relever tous les enfants].
Actes de baptême et de mariage à l'appui... Honnêtement ça reste un peu en travers de l'estomac. Un peu plus que deux couples de tourtereaux bretons, un peu moins jeunes. En tout cas tant que je n'ai en main que des relevés du cercle généalogique, pas les actes ni les décrets de justice, disons que je crois encore à une miracle erreur (surtout pour la seconde).
- Marie Le Garo, 15 ans, mariée à Guillaume Volant, 18 ans. Plobannalec, Finistère, 1745.
- Marie Anne Guenadoux, 12 ans 10 mois, mariée à Jean Le Corre, 22 ans. Plomelin, Finistère, 1752.
- Jacquette Michel, 22 ans, épouse en 1721 Jacques Bourdic, frais paludier de... 52 ans, veuf à deux reprises, 14 enfants (et grand-père six mois après son troisième mariage). Le Croisic, Loire-Atlantique. Ceci dit, il était plus que temps : 3 mois plus tard, Pierre (le 15e enfant sur les 18 du papa) pointe le bout de son nez.

... vécurent heureux (plus ou moins) ...
... et eurent beaucoup d'enfants.
- Bronze ex-æquo :
- Marie Le Garo, ca 1732-1777, de Loctudy, 12 enfants avec Guillaume Volant, en 25 ans
- Radegonde Le Visage, 1703-1754, 12 enfants avec François Le Livec, en 24 ans.
- Perrine Giraud, ca 1718-1799, entre Angers et Mesquer, 12 enfants avec René Pihourd de Varenne, en 25 ans.
- Julienne Bigot, 1724-1810, entre Saint-Front (Orne) et Rennes (Ille-et-Vilaine), 12 enfants avec Robert Gallery de la Rosaire (la paternité de l'aînée n'est pas certaine, mais la maternité ne pose pas question), en 17 ans.
- Geneviève George, 1752-1829, de Paimboeuf, puis habitant à Guérande (Loire-Atlantique), 12 enfants avec Joseph Lespine
- Argent ex-aequo :
- Marie Magdeleine Villedieu, 1796-1860, femme de maison puis meunière, de Mur-de-Sologne (Loir-et-Cher), 13 enfants (1 avec son premier époux, Pierre Barbou, puis 12 avec Félix Jacquelin). Le tout en 21 ans.
- Catherine Danyel, 1701-1763, de Plomeur (Finistère), 13 enfants avec Michel Mariel, en 19 ans.
- Or :
- Anne Deniel, 1684-?, de Loctudy. 7 enfants avec Mathias Quenet, 8 enfants avec Laurens Volant, le tout en 24 ans.
- Françoise Aubert, 1788-1858, décédée 4 jours après la naissance de Jules
- Gilette Colcanab, ca 1662-1704, décédée le lendemain de la naissance de François
- Marie Jeanne Reynaud, 1728-1746, décédée à la naissance d'Alix. La mariée de 12 ans 4 mois dont il est question plus haut.
- et toutes les autres...
Blanchisseuse - Aubergiste - Filandière - Paludière - Débitante de tabac - Accoucheuse - Bijoutière - Porteuse de sel - Bouchère - Cartonnière - Lingère - Gantière - Couturière - Charcutière - Dentelleuse - Epicière - Fileuse - Femme de maison - Institutrice - Fruitière - Garde malade - Marchande de fruits - Meunière - Négociante - Mercière - Pailleuse - Métayère - Vigneronne
- jeter un oeil au catalogue d'exposition. Voire aller faire un tour à l'exposition Nantaises au travail au Château des Ducs de Bretagne ;
- lire le magnifique billet, beaucoup plus gai "Nous sommes tes mères..." sur Papiers et poussières
- relire mes billets sur les femmes
- ou continuer à déprimer en regardant le thema Ce que veulent les femmes (en commençant par La Domination masculine) sur Arte+7
Sources et liens
- Illustrations de la Bibliothèque universitaire de santé, via Gallica
- Billets taggés "femmes" sur d'Aïeux et d'Ailleurs
- Nous sommes tes mères... sur Papiers et poussières
- Catalogue d'exposition Nantaises au travail (2012, Musée d'histoire de Nantes)
Doué-la-Fontaine, 5 août 1793
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- Créé le jeudi 15 décembre 2011 17:28
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Fatigués des bruits qui se répandaient que l'armée des brigands marchait sur Saumur, et instruits que depuis trois jours ils ravagaient les campagnes voisines, nous avons voulu par un coup d'éclat sortir de cette inquiétude propre à décourager et le soldat et l'habitant des campagnes. Nous sommes partis aujourd'hui 5 [août] à 3 heures du matin, au nombre de 3000 hommes, bien déterminés à attaquer l'ennemi qui depuis trois jours, occupait des postes à deux lieues et demie de Saumur. Santerre fut chargé de garder avec 8000 hommes les hauteurs de Bornan et d'éclairer le chemin de Montreuil [Bellay] et l'ancienne route de Doué. L'armée qui devait attaquer l'ennemi était composée de 2700 hommes d'infanterie et de 300 de cavalerie. Le général Salomon commandait la cavalerie et le général Roussin l'infanterie. [...]A peine la cavalerie fut-elle répandue autour des murs de Doué que le feu des rebelles commença avec vigueur. Le général Roussin fit alors avancer à pas de charge mille hommes d'infanterie composant l'avant garde, et les dospersa lui-même en tirailleurs à droite et à gauche pour soutenir les 35e et 36e divisions de gendarmerie qui donnèrent l'exemple du courage. Les 4e, 5e et 15e bataillons de la formation d'Orléans les suivirent et marchèrent avec eux sur tous les points de la ville de Doué. En moins d'une heure, l'ennemi fut débusqué de tous les postes, Doué fut pris, et l'armée des brigands en déroute jusqu'à Concoursus ; officiers, soldats, tous ont donné avec la même ardeur.
La ville de Doué fut fouillée jusque dans les caves, malgré les coups de fusils lancés de toutes parts, et particulièrement du clocher. Plus de 600 rebelles ont été tués, 50 furent faits prisonniers parmi lesquels se trouvent des chefs et des prêtres. Nous avons perdu 6 hommes dont 3 du 8e régiment de hussards. Nous ne trouvâmes dans Doué que des femmes qui firent à nos troupes l'accueil le plus hospitalier. Toutes les propriétés furent respectées, aucun désordre ne fut commis. Depuis 24 heures, le tocsin avait sonné dans les campagnes environnantes, et après avoir pris l'état nominatif de tous les citoyens qui venaient se réunir à nous, nous les avons invités à rentrer dans leurs foyers pour y achever leurs moissons, jusqu'au moment où par une mesure générale nous pourons employer plus utiliement leur ardeur pour la défense de la république.
SHD B 5/6-9. Lettre du général Rossignol au ministre de la Guerre Bouchotte, datée de Saumur le 5 août 1793
La liste des 50 prisonniers de Doué figure dans le registre de correspondance du général Rossignol numérisé et consultable sur le site des Archives départementales de la Vendée, (SHD B 5/107). Les lieux d'origine ont été vérifié autant que possible (dans un rayon d'une quarantaine de kilomètres autour d'Angers, aussi bien nord que sud Loire). Néanmoins certains lieux ont été impossible à localiser avec exactitude (ceux en italique).
Un cousin chouan : Jean René Guitter, dit Saint-Martin
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- Créé le jeudi 15 décembre 2011 18:10
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Tu iras ensuite au bois de Ville-Anglose, tu y verras Guitter, qu'on appelle Saint-Martin, tu lui diras d'avoir l'oeil sur un certain Courmesnil, qui est gendre du vieux Goupil de Préfeln et qui mène la jacobinière d'Argentan. Retiens bien tout. Je n'écris rien parce qu'il ne faut rien écrire. La Rouarie a écrit une liste ; cela a tout perdu. Tu iras ensuite au bois de Rougefeu où est Miélette qui saute par-dessus les ravins en s'arc-boutant sur une longue perche.
Victor Hugo, Quatrevingt-treize
C'est le Dictionnaire historique du Maine-et-Loire de Célestin Port, numérisé sur le site des Archives départementales du Maine-et-Loire, qui m'avait mis la puce à l'oreille.
Morannes. [...] La chouannerie fut active. La garde nationale et les troupes régulières s'y fortifièrent. Thomas Millière, commissaire du pouvoir exécutif auprès de l'administration cantonale, fut célèbre pour avoir fait fusiller sans jugement ceux qui lui était suspects, mais aussi pour avoir tiré de sa chambre sur les passants. Le 15 mai 1799, il fut surpris par Guittet, dit Saint-Martin, de St-Denis-d'Anjou, déguisé en sergent, qui le tua d'un coup de poignard (Grille, Notes... sur la Révolution, Paris, Charavay, 1847, pp. 40-44).Dictionnaire historique du Maine-et-Loire



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