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Je ne suis pas un numéro ! (à propos du sosa 1000, 7 ans plus tard)

J'étais loin d'imaginer, en commentant innocemment le billet "Comment réviser sa généalogie" de la Gazette des Ancêtres et en en ressortant du tréfonds de mon site un billet de juin 2008  (!), susciter un tel engouement pour le sosa 1000, celui qui habite toujours à la même adresse, à savoir tout droit à droite sur 5 génération, tournez à gauche, prenez la suivante à droite, puis à gauche de nouveau sur 3 générations

Adresse du sosa 1000 (billet sur d'Aïeux et d'ailleurs, le site)

 

Et voilà les généabloggueurs et twittos déchaînés partis en quête du Graal !

 

tweet mastie87

 Avouons-le, moi-aussi je me suis prise au jeu et repenchée sur le sujet. Qu'était-il devenu ce cher Dupont depuis tout ce temps ? Pas grand chose à dire vrai. Pourtant autour de lui les choses avaient changé : les archives départementales du Pas-de-Calais avaient débarqué sur la toile par exemple ! Mais lui était égal à lui-même :

 

Jacques Philippe DUPONT, cordonnier. Né le 19 février 1678 à Lapugnoy et décédé le 10 mars 1737 à Marles-les-Mines , paroisse voisine. Et découvert grâce aux données Geneanet d'André L. (cousin à la génération juste au-dessus).

(billet original de 2008, sur d'Aïeux et d'ailleurs, le site)

Quitte à rediffuser ce vieux billet, autant faire un effort et récupérer au moins les actes en ligne ! Je n'ai pas été déçue...

  • la première surprise, c'est que l'acte de baptême était... en latin. Je me suis contentée de déchiffrer le nom de Jacobus Dupont, ses parents, parrain et marraine, et la date. Faut pas pousser non plus...
  • ensuite, la date de sépulture diffusée sur la plupart des arbres Geneanet est erronnée : Jacques Dupont est inhumé le 7 mars, décédé de la veille, et non le 10 mars comme je l'avais initialement recopié. Il est par ailleurs précisé qu'il est ménager à son décès.

PS : d'accord, ce n'est pas qu'un numéro, mais au moins on retient son nom, ce qui n'est pas toujours le cas de ceux aussi haut perché dans l'arbre. Et personnellement, les numéros je les utilise souvent : mon répertoire d'actes numérisés pour mes sosas ressemble à ceci : sosa1000Et si un jour, vous manquez d'inspiration pour travailler sur une branche, vous pouvez tester le diable !!!

 

tweet daieuxdailleurs

 

 

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Paris, fin XIXe siècle

photo paris agapante

 

En passant du négatif au positif, de la plaque de verre au fichier numérique, on pensait reconnaître au moins une tête connue. Niet ! Quatre plaques de verre d'une réunion de famille à Paris ou alentours, fin XIXe siècle. Elles sont juste magnifiques.

Source

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Et je vous déclare... séparés

1879 petit parisienQui dit Amour dit les gosses

Dit toujours et dit divorce*

Après avoir dansé, les mariés parfois... divorcent. Enfin ça dépend un peu de l'époque : les uns auraient bien voulu mais c'était pas possible, les autres auraient bien sauté le pas, mais ça n'se faisait pas. Je me mords toujours les doigts de ne pas avoir noté le nom d'une petite commune auvergnate où les jeunes mariés ont divorcés en masse dans l'euphorie révolutionnaire, ça aurait fait un merveilleux article...

Petit rappel historique : le divorce est autorisé en France entre 1792 et 1816 (avec de fortes restrictions lorsque le Code civil est mis en place, jusqu'à la suppression sous la Restauration) ; il faut attendre 1884 et Alfred Naquet pour qu'il soit ré-autorisé, avec là encore de fortes limitations. Le divorce par consentement mutuel, c'est quand même 1975... Pour plus de détails, quelques liens en fin d'article.

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Jamais une erreur les mots ne mentent pas*

C'est l'histoire d'une boulette de neige qui roule et roule et grossit.

C'est l'histoire d'un maire qui un beau vendredi de l'an 1806, enregistre consciencieusement le mariage de Barthélémy et Marguerite.

"Barthélémy Michou, fils de Jacques Michou, décédé, et de Françoise Delagrange, décédée, consentez-vous à prendre pour épouse Marguerite, ici présente ?
- Oui je le veux".

Barthélémy n'a pas réagi quand le maire a dit que son père était décédé le 22 septembre 1786 à Villeny. La tête ailleurs sans doute. Et pourquoi aurait-il prêté l'oreille, puisque l'extrait de décès a été présenté pour instruire l'acte de mariage.

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Leur Guerre, 1914-1918

Aucune correspondance de guerre, pas de carte postale, pas de mort pour la France parmi les ancêtres directs (ces lignes n'auraient jamais été écrites), pas d'objet souvenir, d'obus sculpté, très peu de transmission dans la mémoire familiale, une seule photo d'un aïeul en uniforme. Parmi les combattants, trois arrières-grands-pères, jeunes hommes de 17 ou 18 ans, un arrière-arrière-grand-père de 39 ans mobilisé qui laisse à l'arrière sa femme et ses trois enfants, et tous ces frères, cousins, amis.

La Première Guerre mondiale est comme souvent une véritable rupture dans l'histoire familiale. Marquées dans leur chair et psychologiquement, bousculées, déplacées, amputées, les familles ne ressortent pas indemnes de la boucherie... Rien ne sera comme avant. Alors, à l'occasion de la commémoration du centenaire de la Grande Guerre, ces quelques modestes bribes de faits et d'histoires familiales reconstituées petit à petit, enrichies aussi souvent que possible, à travers les archives...

 

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