Il y a 65 ans, les 16 et 23 septembre, il a plu sur Nantes : un déluge de feu.

Plus de mille bombes alliées tombées sur la ville, visant le port et les industries. Mais également à côté. La statue fondue par Voruz est restée debout stoïque au milieu des décombres. L'Hôtel-Dieu est en morceaux. Immeubles et ruines alternent le long du quai de la Fosse ; d'autres se sont déversés rue du Calvaire. Et les grands magasins Decré sont en ruines. Bilan : plus de 1400 morts, 2500 blessés, 700 immeubles et maisons détruits, 3000 hors d'usage.

 

Place de la République vue du lycée, entrée des tranchées

 

Au même moment, ma grand-mère, interne au lycée situé Place de la République, devait sans doute être dans les abris creusés à proximité. On aperçoit, à gauche du portail, l'entrée des tranchées.

 

Sources et liens

Le temps des cartables, des trousses et des stylos plumes. Des cahiers et non plus des ardoises. Reste-t-il encore des tables d'écoliers avec les trous des encriers ? J'y ai eu droit au primaire, il y quelques quinze ans.

Ecole primaire du Guilvinec, début années 1930

 (ma grand-mère est au 2e rang, 6e partant de la droite, à côté des deux filles en blanc) 

C'est la saison des nouveautés, des nouvelles grilles de radio, des reprises. De nombreux changements ici aussi. Pendant que je me dorais au soleil dans le Sud, un robot nommé Nikkie (ou son alias Gertrude, sic) a eu la bonne idée de spammer mon site. Sans crier gare, mon cher fournisseur d'accès et hébergeur Free a suspendu mon site et détruit la base des commentaires (notons qu'il est beaucoup moins tatillon sur les spams dans les boîtes aux lettres, spams qui constituent aujourd'hui l'ensemble de mes mails Free...). J'ai réussi à en récupérer quelques uns que Google gardait en cache, mais dans l'ensemble ils ont presque tous disparu.

Dernièrement, j'ai lors de la migration de mon autre blog découvert la dernière version de Joomla!. Car pour me compliquer la vie, le déménagement de d'aïeux et d'ailleurs n'avait pas été sur la dernière version, et la migration était un processus plus ou moins complexe (dans lequel j'ai de nouveau perdu les commentaires, avant de les réintégrer manuellement...).

Une résolution pour cette rentrée : que j'arrête de changer de template, c'est à dire de mise en page, de couleurs, de positionnement des modules. Je ne me décide pas. J'étais enchantée de ma nouvelle bannière (ci-dessous), mais comme j'ai changé de template, il faut que j'en refasse une...

 

Bannière blog
 

Promis, je vais arrêter de tout chambouler et me décider une bonne fois pour toute ! En attendant, voici une deuxième photo de rentrée, toujours la même (ma grand-mère), pas difficile à louper : c'est celle qui caresse son chien.

 

Ecole primaire du Guilvinec, vers 1930
(ma grand-mère est au 1er rang, 3e en partant de la gauche, avec son chien)

Sources

  • Photographies : archives familiales
Bourdic, Gard
 

Le début de la gloire... 

Un passage estival dans le Gard m'a incité à un petit détour par un village à mon nom, réputé pour ses vignes alentours. Et au milieu coule une rivière, le Bourdic. C'est à son mariage avec un baron de Bourdic que l'écrivaine aujourd'hui oubliée Henriette Bourdic-Viot (1746-1802) doit l'ajout du patronyme à son nom.

Cependant mon patronyme n'a rien à voir avec l'illustre poétesse. En googlant Bourdic avais-je dit, on obtient soit du vin (Les Collines du Bourdic), soit du sel (Le Paludier).

Sources et liens

Rougeou - vue aérienne
 

Rougeou. Un peu moins de 8 hectares, quelques 105 rougellois, une belle église romane du XIIème siècle consacrée à Saint-Jean-Baptiste, le tout au détour d'une petite route perdue au milieu des champs d'asperges, des vignes solognotes, des bois et des étangs.

Rougeou : l'église

 

Retour en arrière, sur les lieux où pendant un siècle se sont succédées quatre générations de MEUNIER. Ils habitaient à l'orée du village, au lieu-dit du Bois Biffault.

 

Bois Biffault, Rougeou

 

L'aïeule Lucienne Meunier y est née le 26 octobre 1881, troisième au milieu d'une fratrie de six enfants.  Les parents Constant (1848-1900) et Marie Sausset (1856-), originaire de Millançay, sont cultivateurs. Les Meunier semblent bien implantés au Bois Biffault et se marient avec des femmes des alentours. Mais surprise, il suffit de remonter jusqu'à l'arrière grand père de Lucienne pour tomber sur un voyageur.

Pierre Meunier (oui, le même que le divorcé en l'an VI) est né en 1761 à Luzillé (aujourd'hui Indre-et-Loire), à une cinquantaine en aval le long du Cher. Ses parents Gratien, tisserand, et Magdeleine Tardif, décèdent successivement en mars et mai 1772 alors qu'il n'a que 11 ans. Peut-être faut-il chercher là l'origine de son départ de sa commune d'origine : a-t-il suivi un parent ?

Un premier mariage est célébré avant 1784 ; deux enfants naissent à Chémery. Veuf, il se remarie à une rougelloise, Anne Lepin, divorce puis ré épouse Silvine Leloup, également originaire de la commune. 

Le peu d'actes en ma possession ne donnent guère d'indications sur sa profession, si ce n'est qu'il est propriétaire et cultivateur.

Chapelle, pointe du Millet (Finistère)
 

Qui dit pays à majorité catholique dit généalogie à majorité adepte des clochers d'églises...  À vrai dire, je n'ai pour l'instant pas croisé autre chose que des actes de baptêmes, mariages, sépultures. Par brassées.

Et pourtant, il semble que quelques "intrus" viennent pointer leur nez au coin du bénitier.

Il y a quelque temps déjà une cousine m'avait parlé d'une possible ascendance juive espagnole pour notre branche commune de Covez, venus sans doute s'installer dans ce coin de l'Artois au temps des Provinces Unies espagnoles. Convertis naturellement. Pour le moment impossible de remonter au-dessus de Jean François Covez (~1682-1750), faute d'éloignement et de recherches difficiles dues au fait qu'Arras a vu pleuvoir quelques bombes autour de son beffroi en 1914-1918... Mais pourquoi pas, d'autant qu'au cours du XVIIIe siècle, ces Covez s'obstinent, contrairement  à la majorité des familles alliées, à signer et à ne pas être laboureur : ils sont tisserand, faiseur d'huile, garde-bois...

 

Il y a peu également, j'ai découvert parmi les de Brossard, famille alliée des Gallery (Domfront, Orne), des abjurations :

 

"Le Dimanche 31 décembre 1679, Françoise de Brossard de la Ferrière fait abjuration des erreurs de Calvin, dans l'église de Dompierre. En 1685 Guillaume de Brossard et son épouse sont compris dans le dénombrement des protestants de la vicomté de Domfront, ordonné par l'intendant du roi." in Généalogie de MORIN-PILLIERE de COUSIN-LALANDE, Paris 1882.

Arbre d'Eric Malingue

Jusqu'ici, tout va bien. Rien que du normal, qu'on passe au temple ou à l'église, pas de problème. Sauf qu'un collègue parisien m'a expédié récemment une fiche de recrutement militaire qui m'a légèrement interloquée.
 
 
 Esnée - Monchaux : non mariés
 
 
Pierre Jules ESNÉE, né le 6 avril 1824 à Paris, mécanicien, 1 mètre 715, [...] fils de Benjamin exerçant la profession d'apprêteur sur cuivre et de Antoinette Marie MONCHAUX, domiciliés ce-dessus [8 rue Saint Benoît], (non mariés).
 
Non mariés ! ou (non marié) ?
 

Oh ! ça ne fait qu'un an et demi que de gentils bénévoles parisiens écumaient en vain les microfilms des AD parisiennes... Histoire d'avoir une idée du lieu d'origine de l'épouse Antoinette MONCHAUX puisque je ne sais rien d'elle, ni acte de décès, ni de naissance, et visiblement pas de mariage. Elle doit être originaire du Nord de la France sans doute...

Benjamin ESNÉE, né le 26 ventôse an II à Gavray (Manche), décédé à Paris le 3 décembre 1846 à Paris et Antoinette Marie MONCHAUX (dont je ne sais quasiment rien) ont eu 5 enfants au moins ensemble :

  • Catherine Louise, née le 22 janvier 1823
  • Pierre Jules (le jeune homme ci-dessus), né le 6 avril 1824
  • Marie Éléonore, née le 26 septembre 1825
  • Antoinette Lucie Claire, née le 1 novembre 1828
  • Philippe, né le 11 août 1830

Pendant ce temps-là, le cousin germain Nicolas ESNÉE est notaire à Paris ; sa fille Berthe épouse le journaliste et homme politique Paul Rémusat, fils du proche d'Adolphe Thiers, Charles comte de Rémusat (un milieu plutôt adepte du mariage...), et juste arrière-petit-fils d'un certain Gilbert Motier de La Fayette.

 

Sources et liens