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Paris, fin XIXe siècle

photo paris agapante

 

En passant du négatif au positif, de la plaque de verre au fichier numérique, on pensait reconnaître au moins une tête connue. Niet ! Quatre plaques de verre d'une réunion de famille à Paris ou alentours, fin XIXe siècle. Elles sont juste magnifiques.

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Et je vous déclare... séparés

1879 petit parisienQui dit Amour dit les gosses

Dit toujours et dit divorce*

Après avoir dansé, les mariés parfois... divorcent. Enfin ça dépend un peu de l'époque : les uns auraient bien voulu mais c'était pas possible, les autres auraient bien sauté le pas, mais ça n'se faisait pas. Je me mords toujours les doigts de ne pas avoir noté le nom d'une petite commune auvergnate où les jeunes mariés ont divorcés en masse dans l'euphorie révolutionnaire, ça aurait fait un merveilleux article...

Petit rappel historique : le divorce est autorisé en France entre 1792 et 1816 (avec de fortes restrictions lorsque le Code civil est mis en place, jusqu'à la suppression sous la Restauration) ; il faut attendre 1884 et Alfred Naquet pour qu'il soit ré-autorisé, avec là encore de fortes limitations. Le divorce par consentement mutuel, c'est quand même 1975... Pour plus de détails, quelques liens en fin d'article.

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Jamais une erreur les mots ne mentent pas*

C'est l'histoire d'une boulette de neige qui roule et roule et grossit.

C'est l'histoire d'un maire qui un beau vendredi de l'an 1806, enregistre consciencieusement le mariage de Barthélémy et Marguerite.

"Barthélémy Michou, fils de Jacques Michou, décédé, et de Françoise Delagrange, décédée, consentez-vous à prendre pour épouse Marguerite, ici présente ?
- Oui je le veux".

Barthélémy n'a pas réagi quand le maire a dit que son père était décédé le 22 septembre 1786 à Villeny. La tête ailleurs sans doute. Et pourquoi aurait-il prêté l'oreille, puisque l'extrait de décès a été présenté pour instruire l'acte de mariage.

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Leur Guerre, 1914-1918

Aucune correspondance de guerre, pas de carte postale, pas de mort pour la France parmi les ancêtres directs (ces lignes n'auraient jamais été écrites), pas d'objet souvenir, d'obus sculpté, très peu de transmission dans la mémoire familiale, une seule photo d'un aïeul en uniforme. Parmi les combattants, trois arrières-grands-pères, jeunes hommes de 17 ou 18 ans, un arrière-arrière-grand-père de 39 ans mobilisé qui laisse à l'arrière sa femme et ses trois enfants, et tous ces frères, cousins, amis.

La Première Guerre mondiale est comme souvent une véritable rupture dans l'histoire familiale. Marquées dans leur chair et psychologiquement, bousculées, déplacées, amputées, les familles ne ressortent pas indemnes de la boucherie... Rien ne sera comme avant. Alors, à l'occasion de la commémoration du centenaire de la Grande Guerre, ces quelques modestes bribes de faits et d'histoires familiales reconstituées petit à petit, enrichies aussi souvent que possible, à travers les archives...

 

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Ashes to ashes... cimetières et généalogie

Malgré dix ans (aïe) de recherches généalogiques, je n'ai jamais vraiment fréquenté les cimetières. Plutôt sain me dira-t-on. Mes excursions au royaume des tombes se comptent jusqu'à ce jour sur les doigts d'une main. Sans doute parce que j'ai tendance à juger que les informations qu'on peut y trouver ne valent pas le coup de faire l'effort de s'y déplacer pour aller errer entre marbre, ciment et fleurs en plastique.

 

Mon escapade de dimanche dernier au cimetière de Montrouge (Paris XIVe) était presque symptomatique de mes précédentes tentatives : marcher entre des allées grises, regarder rapidement à droite à gauche pour embrasser du regard les noms plus ou moins lisibles, le tout en ayant un œil par terre pour ne pas trébucher, changer d'allée, ne penser aux rares présents qui doivent trouver ce manège étrange, désespérer très vite de trouver des noms familiers – la vitesse de découragement étant proportionnelle à la taille du cimetière. "Autant papillonner dans un registre paroissial illisible" me suis-je même dit... à l'exception près qu'il faisait très beau et chaud. Et qu'exceptionnellement cette fois-ci, je n'ai pas fait chou blanc. J'étais à la recherche du caveau Burande - Beuvelet, indiqué par une cousine nouvellement rencontrée, Jacqueline T. . Juste avant d'abandonner au bout de 10 minutes d'errements infructueux, je me suis raccrochée au vague espoir que son arbre en ligne sur Geneanet contenait une indication de section. Bingo : la fiche de l'une des 6 personnes inhumées dans ledit caveau (en l'occurrence sur la fiche de notre ancêtre commune Anne Malié), section et numéro de tombe étaient indiqués ! J'étais bien sûr passée devant sans la remarquer (de l'intérêt de préparer correctement ses visites en amont...).

Cimetière de Montrouge, Paris XIVe

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