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Plouégat. Mais lequel ?

Il était une fois un brave homme, appelons-le Quiriou LE CAM, originaire de Plouégat-Moysan . Tentant sa chance un jour sur Internet, Quiriou gagne un voyage vers un pays lointain. Pas n'importe lequel : la Chine. Et pas n'importe quand : pendant les Jeux olympiques.

Son attestation en poche, Quiriou se rend à la gare de Plouégat-Moysan. Au guichetier casqué de violet il demanda :

"Bonjour, je souhaiterai un billet pour Pékin s'il vous plaît.

- Où ça dont ?!

- Pour Pékin. En Chine.

- Ouh là là ! Mais c'est qu'on fait pas ça ici, nous. Moi j'peux juste vous faire un billet pour Paris. Et après vous verrez là-bas. Mais à Plouégat on peut pas vous faire ça !"

 Voici Quiriou, son sac sur le dos, qui s'embarque donc dans le train pour Paris via Guingamp. Une fois au guichet à Montparnasse, il s'enquiert de nouveau d'un trajet vers la Chine.

" Mais monsieur, vous feriez mieux de prendre l'avion !"

Pas difficile, Quiriou s'envole avec son billet ouvert vers le soleil levant. Après s'être régalé les yeux autour du stade, il décide de partir à l'aventure. Une fois perché au sommet de la Grande muraille (萬里長城 pour les intimes), il s'aperçoit soudain que son billet ouvert va bientôt prendre fin. Il court précipitamment vers la gare  de Jiayuguan et, reprenant son souffle :

"Hello, I'd like a one-way ticket to Plouégat, France, please.

- Ok, no problem. But Plouégat-Moysan or Plouégat-Guerrand ?!"

Naturellement, Quiriou LE CAM, né vers 1660 à Plouégat-Moysan n'a jamais (à ma connaissance..) mis les pieds en Chine, ni surfé sur le web. Mais quand j'ai découvert de quelle paroisse il était originaire, je n'ai pu m'empêcher de sourire et de repenser à cette blagounette que nous racontait mon père...

Voici les quelques informations à son sujet : Quiriou LE CAM [sosa 2990, 12e génération], né vers 1660 à Plouégat-Moysan. Epoux en premières noces de Gilette COLCANAB le 27 juillet 1690 à Plouégat, dont deux enfants au moins, Marie et François. La mère meurt des suites de l'accouchement de l'enfant. Quiriou LE CAM épouse en secondes noces de Marie BRIGANT le 9 septembre 1715 au Ponthou, dont au moins une fille, Anne, née en 1716.

Source

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Allier... luia !

C'est la fin des femmes mystérieuses , ou du moins les mystères se dissipent : the volcano effect. Il a fallu commencer par la fin : Anne LOMÉ [sosa 211] est décédée le 8 octobre 1819 à l'hospice de Blois, à 26 ans.      

Peut-être des suites de couches... A vérifier.

Elle est dite originaire de l'Allier, fille de Jean et Marguerite FARILLAUX. Une petite Antoinette VILLEDIEU est née le 23 novembre 1817 à Tour-en-Sologne. Le père, Jean VILLEDIEU, est un journalier originaire de Fontaines-en-Sologne (Loir-et-Cher).

Ne manquait plus que le mariage, trouvé par l'incontournable Fred : Tour-en-Sologne, le 11 février 1817. Et l'Allier prend vie, c'est le cas de le dire ! Demoiselle Anne LAUMAY, âgée de 23 ans environ, née à Chatelois, canton de Montuçon, département de l'Aillier [sic] le 7 du mois de juillet 1793, profession : domestique, demeurant à Tour, département de Loir-et-Cher, fille majeure de Gilbert LOSMET décédé à Chastelois département de l'Aillier le 7 du mois de frimaire an VI et de dame Margueritte PARILLAUX décédée à Hérisson département de L'Allier le 19 janvier 1809.

Trois googlage plus loin, j'ai pu identifier le dit Chatelois : il s'agit en fait de Cordes-Chateloi (où a été découvert un oppidum), commune de Hérisson, au nord-ouest du département.

Peut-être trouverai-je des indices sur ce qui a poussé la jeune femme à monter en Sologne... 178 km plus au Nord, au début du XIXe siècle.    

Sources et liens

 

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Divorcés de l'an 6... (1806)

Rebondissements en série du côté paternel de ma mère. A chaque génération une surprise : divorce et mariage en série, fille naturelle et surtout un divorce en 1806, pendant cette période relativement courte où il a été autorisé après la Révolution (1792-1816).

divorce meunier 1806   

Aujourd'hui 13 février 1806, dix heures du matin, par devant nous Jean Martin dit de Lanné maire de la commune de Rougeou faisant les fonctions d'officier public de l'état civil de la dite commune de Rougeou canton de Selles-sur-Cher département de Loir-et-Cher, est comparu Anne LEPIN épouse de Pierre MEUNIER tous les deux domiciliés scavoir ledit MEUNIER en cette ditte commune de Rougeou et la ditte LEPIN en la commune de Mur département de Loir-et-Cher, demanderesse [?] en divorce pour cause d'incompatibilité d'humeur contre le dit marié non comparant, laquelle est assistée de Silvain LEPIN, cultivateur demeurant commune de Mur, âgé de 56 ans, frère de la demandrelle [?], de François BERCION domestique âgé de 22 ans demeurant en cette commune ami de la ditte demandrelle et nous a requis de prononcer la dissolution de son mariage contracté avec ledit MEUNIER le 18 pluviôse an IX par devant l'officier public de cette ditte commune de Rougeou, vu la demande formé par la ditte Anne LEPIN le 15 thermidor an X, duement enregistré et signiffié audit MEUNIER pour comparaître devant nous le 18 fructidor aussi an X conformément aux dispositions de la loi du 20 septembre 1792,

Titre Du divorce, partie 2. [...]

Pierre MEUNIER a décidé de ne pas répondre aux différentes significations qui lui ont été faites. Il a affirmé ne pas s'opposer au jugement de divorce   Vu la pétition à nous présenté par la ditte Anne LEPIN aux fins de désigné les jours et heures du prononcement de son divorce et notre réponse à la ditte position portant qu'il serait prononcé par nous ce jourd'huy dix heures du matin, vu la signification de laditte requête répondue par nous fait par exploit dudit sieur Blanchet du 4 février présent mois portant sommation audit MEUNIER de se trouver en notre maison commune cejourd'huy heure susdite, si bon lui semble, lequel dans le cas de non comparution il sera prononcé tant en présence qu'absence, lequel exploit enregistré à Selles-sur-Cher le 6 présent mois.

Le dit MEUNIER n'ayant point comparu ny personne pour lui nous avons relaté les dispositions dudit jugement seing comme attendu que la partie de greffier [?] laditte Anne LEPIN est donée en sa demande, la renvoye devant l'officier public de la commune de Rougeou pour faire prononcer le divorce.

En vertu des pouvoirs qui nous sont délégués par la loi nous avons déclaré au nom de la loi que le mariage entre lesdits Pierre MEUNIER et Anne LEPIN est dissous, et qu'ils sont libres de leurs personnes comme ils l'étoient avant de l'avoir contracté, et nous avons dressé le présent acte, que la partie présente, les trois des témoins ont déclaré ne savoir signer de ce enquis, et l'autre témoin a signé lecture faite les jours mois et an susdit.

18 pluviôse an IX, Rougeou : Pierre MEUNIER, propriétaire cultivateur de 39 ans, originaire de Luzillé (Indre-et-Loire), est veuf de Françoise AUDROUIN (+ 25 floréal an VI) quand il a épousé Anne LEPIN, également veuve de 52 ans. Cinq ans plus tard, alors que le couple fait visiblement commune à part, elle demande et obtient le divorce.

Sources et liens

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Domestique de...

Quelle n'a pas été ma surprise en déchiffrant l'acte de mariage de François Athanase DELBARRE : un nouveau métier !

Domestique de ...
 

Domestique de ... charme !

Acte de mariage de François Athanase DELBARRE [sosa 252] et Marie Célestine DUPUICH [sosa 253], le 7 floréal an II à Lières (Pas-de-Calais)

Finalement après relecture, j'ai remis la charrue à sa place - après les bœufs, tiré un trait sur le charme, et filé au lit.

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