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Les ouvrières dans l'industrie nantaise à la Belle Epoque (1890-1914)

Oui, avant la "Première Guerre mondiale qui a permis aux femmes de travailler".

Un jour, j'ai écrit un mémoire d'histoire sur Nantes, ses biscuiteries, ses filatures, ses conserveries alimentaires, sa manufacture de tabacs, et ses milliers d'ouvrières. Un jour j'ai découvert les archives, et passé des semaines en salle de lecture à compulser des dizaines et des dizaines de liasses, boîtes — soit dit en passent, sans jamais imaginer que je passerai un jour de l'autre côté de la banque d'accueil.

Il fut vaguement question à un moment de le reprendre pour le publier. 8 ans après, il est clair que je ne remettrai pas le nez dans ce travail... Il est déposé dans quelques services d'archives et bibliothèques universitaires, mais cela fait un moment que je songe à le diffuser aussi en ligne, histoire que ça serve un peu.

Les ouvrières dans l'industrie nantaise à la Belle Epoque, 1890-1914

Mémoire de master Histoire, 2006 - CC BY-NC-SA

 

Fédération des Sociétés Coopératives Ouvrières de Bretagne Usine de conserves alimentaires

 

Rapidement, en commençant mes recherches, j'ai ressenti le besoin de mettre des noms sur ces ouvrières — à cette même période, j'étais petit à petit contaminée par le virus généalogique. Alors j'ai identifié des rues populaires : rue du Marchix, rue de Saint-Similien, rue de Coulmiers, rue de la Havane, rue de la Montagne, rue de la Ville-en-Bois (ces deux dernières font partie de Chantenay). Et j'ai dépouillé les recensements de population de 1896 à 1911. Aujourd'hui les registres sont numérisés et consultables sur le site des Archives de Nantes. Au total une base de près de 2200 femmes, qui dormait gentillement sur mon disque dur depuis...

Recensement des ouvrières nantaises (CC BY-SA)

Fichier CSV - Fichier XLSX

 

Les fichiers sont loin d'être parfaits, il y a quelques erreurs de lecture sur les noms, les lieux de naissance — encore une fois, j'étais une newbie de la généalogie. Néanmoins, s'ils peuvent débloquer ne serait-ce qu'une seule personne, ce sera plus satisfaisant que de tomber dessus parfois sur mon D:/. Il est par ailleurs accessible sur Généanet.

 

Sources et liens

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Raccomodeur de porcelaine

"[Notre successeur archiviste] sera dans les conditions où nous nous trouvons nous-mêmes pour traiter les fonds de la période 1800-1940, obligés que nous sommes de passer notre temps à raccommoder la faïence ou plus noblement à faire de la reconstitution archéologique."

Gérard Naud, La Gazette des Archives, n°75, 4e trimestre 1971, p. 186-187.

Raccomodeur de porcelaine (E. Atget) 

 

Ce soir, je me sens comme la raccommodeuse en faïence croisée dans un rôle de la capitation de 1760. Soupir et béatitude.

 

Source

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Les Bretons et la justice

Annick Le Douget - Crime et justice en Bretagne

Ces notes ont été prises lors de la - passionnante - conférence d'Annick Le Douget aux Archives de Rennes le 14 février 2013.

Annick Le Douget s'intéresse, depuis de nombreuses années, à la relation des Bretons au fait judiciaire, particulièrement au XIXe siècle. Sources utilisées : fonds judiciaires des AD, mais aussi les fonds des ministères aux AN (rapports des cours d'assises, avec notamment des éléments sur l'impact d'une affaire sur la population, malgré des lacunes après 1865, statistiques), la presse (souvent moraliste).

Points abordés : 1. Des Bretons peu procéduriers - 2. La question de la langue bretonne - 3. Une criminalité féminine importante - 4. La question de l'alcoolisation - 5. Aparté sur l'erreur judiciaire

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Hervé Lossec, Les Bretonnismes

Dans la hotte du père Nedeleg (Noël) bigouden se nichait le succès de librairie d'Hervé Lossec : Les Bretonnismes. Ou comment décortiquer son parler, défaire le langage pour y dénicher ces mots, expressions et tournures qui mâtinent le français de l'Ouest. Des bretonnismes quoi. Savoureux et tendre, que l'on soit bretonnant, ou non. Voire pas du tout originaire du coin (ma mère dit bien qu'il va y avoir du reuz ! garanti pas blésois pour un sou). Le tout forcément illustré par Nono.

Dessin de Nono, Le Télégramme, 20 décembre 2010

En vrac :

  • avoir des pikouz dans les yeux (je viens de découvrir qu'en français cela s'appelle la chassie...) ;
  • avoir l'air fin (idiot) ;
  • être droll (un peu dérangé) ;
  • être une brelle (nul, et encore nul, c'est gentil...) ;
  • nous v'là propre (nous voilà bien) ;
  • cinq verres de rang (cul sec ?)
  • tu as envoyé ton cartable avec toi ?
  • ça va faire du reuz (dans Landerneau bien sûr)
  • un peu de startijen (surtout si c'est du diboular, c'est sûr que ça donnera du tonus !) ;
  • mets ton chupenn (ton blouson) ;
  • a dreuz (de travers),
  • memes tra (plus joli que "même chose"),
  • yec'hed mat (aussi exotique qu'un na zdorovie ou qu'un sănătate non ?!)

 

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Etablir l'identité

 

GUTTON (Jean-Pierre), Etablir l'identité. Couverture

GUTTON (Jean-Pierre),  Etablir l'identité. L'identification des Français du Moyen-Âge à nos jours, Presses universitaires de Lyon, 2010.

De l'interconnaissance à la carte d'identité (beaucoup plus récente qu'on ne l'imagine puisqu'elle a été imposée à tous les plus de 16 ans par une loi du 27 octobre 1940), en passant par les armoiries, les sceaux, les seings, la progressive primauté du surnom (qui devient nom) sur le prénom, les livrets  de circulation, etc., Jean-Pierre GUTTON retrace dans cet ouvrage très fourni l'évolution du contrôle des individus qui s'affirme au fur et à mesure que s'asseoit l'Etat.

 

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