contrexeville delcampe 022

Nom : Contréxeville (Vosges)

Population : 555 hab. (1793) / 3 337 hab. (2011)

Patronymes : Legras, Mansui, Mérouel / Mirouel, Rollin

Période : 1651-1799

En savoir plus : Wikipédia, Archives des Vosges, Google Maps. Et sur d'Aïeux et d'Ailleurs.

 

 

Ce village est, pour ainsi dire, blotti au fond d'une vallée qui s'ouvre du Sud au Nord. Quand on s'y rend, on n'aperçoit son clocher que de très près ; on ne le voit lui-même, avec ses maisons et ses vergers, que lorsque l'on y est arrivé. Il est traversé par une petite rivière, le Vair, qui prend sa source non loin, et qui, augmentée d'un autre ruisseau, court, à travers une prairie charmante, se jeter dans la Meuse, près de Domrémy. [...] les rues du village n'nont point de pentes, ni naturelles, ni articielles ; le terrain argileux, par conséquent troublé aux moindres pluies, s'abreuve des purins suintés par les fumiers que les habitants peu prévoyants entassent devant leurs maisons. De plus, le Vair et le ruisseau de Suriauville, véritables torrents en automne et en hiver, laissent, durant les époques de sécheresse, leurs lits presque à découvert.
Des Eaux minérales et thermales et de leur valeur thérapeutique, par A. Treuille, 1858, consultable sur Gallica.

 

On se demande bien quel peut être le lien entre mon ascendance paternelle archi bretonne et cette commune célèbre pour son eau - qu'en passant je déteste ? Tout repose sur les épaules d'un seul hommage : un brave soldat, Nicolas Rollin, tailleur de son état, né le 7 novembre 1772 sur les bords de la Vair. Le 10 mars 1799, il épouse, à l'autre bout de la France (Quimperlé, Finistère) Jeanne Gregeois - fille d'un autre lorrain, de la Meuse celui-ci, arrivé dans le Finistère vers 1772. Nicolas Rollin est alors militaire au 2e bataillon de la 81e demi-brigade. Son installation à Quimperlé est assez étrange : militaire, il aurait dû suivre son régiment ; le premier enfant naît en décembre 1800.

Sa mère meurt quelques mois plus tard, loin, dans les Vosges. Nicolas était encore en Lorraine au décès de son père en 1791. Ses soeurs s'y sont mariées et y vivent. Lui n'y retourna probablement jamais. Il est nommé douanier le 1er pluviôse an X (1802), en résidence à Rosbras (Riec-sur-Belon, Finistère) en 1815, sur l'île de Groix (Morbihan) l'année suivante (1816), et enfin Ploemeur (Morbihan), où il meurt en 1833.

Une ascendance de laboureurs lorrains pour une de mes branches bretonnes donc. De Contrexéville, ils débordent un peu sur les paroisses voisines... comme Vittel (encore de l'eau...), mais aussi plus au Nord, à Baudricourt. Les hommes signent systématiquement.

 

 

 

Sources et liens

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