Signé, d'après Google - car l'amateur de poésie du bureau de l'Enregistrement de Pont-l'Abbé a omis de mentionner l'auteur - François de Malherbe, extrait de la Complainte à Monsieur du Périer (1592), dont le passage le plus connu aujourd'hui est sans doute :
Et, rose, elle a vécu ce que vivent les roses,
L’espace d’un matin.
Le second registre contenait, en plus de l'extrait précédent, ce qui semblerait être des vers du caenais Pierre Patrix (1585-1672), quelques jours avant sa mort. Semblerait, car seul Google Books répond à une recherche sur ces vers, et la Bibliothèque nationale de France reste muette.
Je rêvais, cette nuit, que de mal consumé,
Côte à côte d'un gueux l'on m'avait inhumé,
Et que n'en pouvant pas souffrir le voisinage,
En mort de qualité, je lui tins ce langage :
Retire toi, coquin, va pourrir loin d'ici,
Il ne t'appartient pas de m'approcher ainsi.
Coquin ! me reprit-il, d'une arrogance extrême,
Va chercher des coquins ailleurs, coquin toi-même.
Ici tous sont égaux, je ne te dois plus rien,
Je suis sur mon fumier, comme toi sur le tien.
J'avais initialement lu "Va chercher ta coquine ailleurs" dans le registre... même si ça sonnait bizarrement. Peut-être est-ce la fatigue... ou réellement une liberté prise par l'employé de l'Enregistrement, qui avait à n'en pas douter, un faible pour les poèces normands.
Sources
- Archives départementales du Finistère. Bureau de l'Enregistrement de Pont-l'Abbé, registres de mutation par décès, 1832-1838 (cotes 3 Q 12587 et 3 Q 12588)
AD29
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