tablettes_rennaises_ms619_bg.jpg

Derniers articles

À propos

Généalogiste amateur et archiviste, j'ai créé le site Internet "d'Aïeux et d'Ailleurs" en 2007, afin de mêler recherches généalogiques, histoire, archives et numérique.

Les billets de blog, dont les plus récents sont accessibles ci-contre, sont regroupés en plusieurs rubriques : Ciel mes aïeux (portraits et articles consacrés à ma généalogie), Brèves d'archives (actes et découvertes insolites), La boîte à outils (méthodologie de recherches, outils numériques) et Dans la bibliothèque. Ces contenus sont également accessibles à partir de la frise chronologique ci-dessous. 

L'Arbre généalogique permet de naviguer, par branche, dans les données collectées. La partie Photothèque regroupe des photographies familiales. Enfin, la partie Ressources propose un ensemble de liens vers des contenus intéressants du point de vue de la généalogie (blogs, outils méthodologiques, actualités).

Pour rester au courant des publications, il est possible de s'abonner par mail.

Bonne visite !

 

Maïwenn Bourdic

Accès chronologique aux billets de blog

Parcourez la frise chronologique pour accéder aux articles du blog.

Interné à l'asile de Lesvellec

Tout est parti d'une simple mention sur l'acte de mariage de sa fille : "se trouve dans l'impossibilité de manifester sa volonté [...] ainsi qu'il résulte d'un certificat du médecin directeur de l'asile des aliénés de Lesvellec".

La loi du 30 juin 1838 fait obligation à chaque département de se doter d'un établissement psychiatrique. Néanmoins la mise en place des asiles est progressive. Celui du Morbihan n'ouvre qu'en 1886 à Lesvellec, commune de Saint-Avé, distante de 5 kilomètres de la préfecture Vannes. L'hospice peut accueillir 500 patients à son ouverture. Parmi lesquels le matricule 246, Prudent ROBIC, boulanger. Placé d'office sur arrêté préfectoral le 20 mai 1886 : "atteint d'aliénation mentale, [...] dangereux pour la sécurité publique". Sur le bon d'admission, l'encre violette recouvre les mots initiaux du médecin de l'hospice de Vannes.

 

"Aliénation mentale" recouvre "furieux". "Urgence", alors que se devinent au crayon quelques mots : "il y a danger pour sa femme et pour ses voisins".

 

 

Le livre de la loi recense à leur entrée toutes les personnes internées : identité, signalement, mariage, demeure, profession, certificats médicaux à l'entrée, notification de l'arrêté préfectoral de placement d'office, et la longue liste des états du patient durant son séjour. Le gigantesque registre noir de 1886 pèse au bas mot 5 kilos. Faisant sans doute face à l'afflux de patients jusqu'alors disséminés dans les asiles des départements et villes voisines, le bureau d'entrée a omis de renseigner les informations générales concernant l'individu, hormis sa plus simple identité.

Prudent Louis Marie ROBIC, 38 ans, boulanger, né à Pleugriffet (Morbihan) le 10 février 1848, domicilié à Vannes. Aucune mention de sa femme, ni des enfants (au moins 3). Pas de signalement physique. Juste l'état physique : "constitution affaiblie". Les excès : "alcool", qui aggrave les crises. Et... la maladie. Epilepsie. Car l'interné n'est pas fou, malgré ses "hallucinations terrifiantes de l'ouïe et de la vue et [ses] idées de persécution" et ses amnésies.
 
Depuis son arrivée, il est tranquille, il convient bien qu'il s'est enivré mais ne veut pas se rappeler de ce qui s'est passé se rappelle pas très bien de ce qui s'est passé. Travaille tous les jours. Quelques jours après son arrivée il a montré les symptômes d'épilepsie larvée. Il crie la nuit, se débat dans son lit ce qui porterait à croire à l'épilepsie nocturne".

Il n'en est pas à son premier internement puisqu'il a séjourné à l'asile Saint-Athanase de Quimper, département voisin (à compléter très prochainement après un passage à Quimper). Sur son dossier médical figure dans un coin au crayon "1ère fois épilepsie 17 à 18 ans".

Le livre de la loi recense, tous les 3 - 4 mois, les changements survenus dans l'état du patient. Bien qu'il connaît régulièrement des "vertiges épileptiques", Prudent ROBIC est plutôt calme ; il travaille à la boulangerie de l'hospice. En 1893 les crises sont de plus en plus rare, et le patient "en excellente santé". Mais à partir de 1900, les attaques reviennent fréquemment et il s'affaiblit. Désordres intellectuels, incohérences... Jusqu'au bout.

Le malade est décédé le 26 janvier 1904 à 11 heures du soir par suite de marasme épileptique.

Sources et liens

 

contentmap_plugin

Mots-clés: Morbihan, AD56, Robic, maladie

ImprimerE-mail

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Cartographie des articles

cartographie articles

Paroles de lecteurs

  • Les archives de la Compagnie des Indes en ligne

    • Good day! Tɦis is myy 1st commеnt here ѕο I jսst wanted tо givge а quick shout оut and sɑү I reаlly enjoy ...

      Lire la suite...

  • Paris en cartes : arrondissements et paroisses au XIXe siècle

    • Bonjour, J'ai réuni dans ma chronique sur Généanet, toute une liste de piste pour ceux qui ont des ...

      Lire la suite...

  • Tout le monde n'a pas la chance d'avoir eu des ancêtres communistes

    • Un article très instructif. Il est clair que le système permet de retrouver des indices sur nos ...

      Lire la suite...

tablettes_rennaises_ms619_bg.jpg