Ou quelques mots sur celle qui me fait tourner en bourrique depuis pas mal de mois. Je remontais tranquillement l'ascendance de Marguerite CHAUFFOUR [sosa 213], tout se passait le plus simplement du monde. Elle est née le 20 nivôse an III (29 décembre 1794) à Cour-Cheverny (Loir-et-Cher) ; son père Jacques (1738-1813) est vigneron et sa mère se prénomme Marguerite BURON. Jusque-là, tout va bien...

La logique voudrait que je cherche le mariage un peu avant (quoique des fois, il faut se méfier...). C'est chose faite : le 10 novembre 1792 à Tour-en-Sologne, Jacques CHAUFOUR, fils de Jacques et de Marie JOULIN, veuf d'Anne AROUY, épouse Marguerite BURON, fille de Jean et de Marguerite PROUTEAU. D'après une cousine qui m'a contacté et les relevés de Bigenet, il n'y a qu'un couple dans ce coin de Sologne qui correspond aux parents de ma Marguerite : Jean BEUZON (1735-1781), originaire de Valençay (Indre) et Marguerite PROUTEAU, mariés le 30 septembre 1766 à Cour-Cheverny.

Et c'est là que les problèmes commencent et que les actes donnent quelques éléments, parfois contradictoires.

    • En 1813, elle est appelée "la Gutte Buzon" sur l'acte de décès de son premier mari, Jacques CHAUFFOUR. Jusque là, ça va.
Extrait du mariage CHAUFFOUR x BURON

    • L'année suivante elle se remarie avec... le père de son gendre, François LOISEAU (également mon aïeul). Sur l'acte du 6 mai 1814, l'officier public s'emmêle royalement (impérialement devrais-je dire) les pinceaux : la dame est dite âgée de 55 ans, née à Cour-Cheverny en 1749. Sauf que le compte n'est pas bon, 1814 - 55 = 1759.
 
LOISEAU x BURON, 1814
 
  • Le mariage de Jean BEUZON et de Marguerite PROUTEAU a eu lieu en 1766, donc largement après la naissance de la demoiselle (qu'elle soit née en 1749 ou 1759)... non pas que ça me dérange, mais la pratique est assez rare à cette époque là. Au pire il y a quelques mois de flottement... mais pas plus de dix ans !

Marguerite BURON, fille de Jean
 
 

Tant qu'à être née une année en 9, Fred a épluché les registres de Cour-Cheverny, en 1749, 1759, et pourquoi pas 1769. Nada !

Retour à la case départ ; la recherche recommence, par la fin : son acte de décès. Affaire à suivre.

Sources et liens

  • Archives départementales du Loir-et-Cher
  • Mairies de Cour-Cheverny, Mur-de-Sologne et Tour-en-Sologne
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