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Généalogiste amateur et archiviste, j'ai créé le site Internet "d'Aïeux et d'Ailleurs" en 2007, afin de mêler recherches généalogiques, histoire, archives et numérique.

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Maïwenn Bourdic

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Un ami de la poésie, 1832

Surprise agréable que de tomber, dans deux registres de l'Enregistrement, sur quelques versets latins - que je suppose bibliques (signés Job) - et surtout sur deux poèmes. Pages de garde et mise en bouche originales pour deux registres de mutation par décès (c'est-à-dire les registres qui listent les actes qui ont donnés lieu à des partages entre héritiers ou à des successions suite au décès d'un individu).

 

La mort a des rigueurs à nulle autre pareille
On a beau la prier
La cruelle qu'elle est, se bouche les oreilles
Et nous laisse crier.

Le pauvre en sa cabane où le chaume se couvre
Est sujet à ses lois
Et la garde qui veille aux barrières du Louvre
N'en défend pas nos rois.

Signé, d'après Google - car l'amateur de poésie du bureau de l'Enregistrement de Pont-l'Abbé a omis de mentionner l'auteur - François de Malherbe, extrait de la Complainte à Monsieur du Périer (1592), dont le passage le plus connu aujourd'hui est sans doute :

Et, rose, elle a vécu ce que vivent les roses,
L’espace d’un matin.

 

Le second registre contenait, en plus de l'extrait précédent, ce qui semblerait être des vers du caenais Pierre Patrix (1585-1672), quelques jours avant sa mort. Semblerait, car seul Google Books répond à une recherche sur ces vers, et la Bibliothèque nationale de France reste muette.

 

Je rêvais, cette nuit, que de mal consumé,
Côte à côte d'un gueux l'on m'avait inhumé,
Et que n'en pouvant pas souffrir le voisinage,
En mort de qualité, je lui tins ce langage :
Retire toi, coquin, va pourrir loin d'ici,
Il ne t'appartient pas de m'approcher ainsi.
Coquin ! me reprit-il, d'une arrogance extrême,
Va chercher des coquins ailleurs, coquin toi-même.
Ici tous sont égaux, je ne te dois plus rien,
Je suis sur mon fumier, comme toi sur le tien.

J'avais initialement lu "Va chercher ta coquine ailleurs" dans le registre... même si ça sonnait bizarrement. Peut-être est-ce la fatigue... ou réellement une liberté prise par l'employé de l'Enregistrement, qui avait à n'en pas douter, un faible pour les poèces normands.

Sources

Mots-clés: Finistère, AD29

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Paroles de lecteurs

  • Comment mon aïeul a manqué être estourbi par un boucher

    • Très intéressant à lire un article pareil. merci pour le partage.

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