Il n'y a pas grand chose à se mettre sous la dent pour les bigoudens sur les Archives départementales du Finistère. Alors on s'occupe avec quelques miettes...

Tout semblait se dérouler normalement. Chaque chose faite dans le "bon ordre". Sa femme, Anne Nedelec, avait rendu son dernier soupir le 11 octobre 1767 au Guilvinec (Finistère). 16 ans de mariage, et 6 enfants. Antoine, le benjamin, n'avait qu'à peine 2 ans. Lui raconter les aventures d'un marin, qui dans une autre vie, avait débarqué à 25 ans à l'île de France - celle de l'Océan Indien, ne suffirait sans doute pas à calmer l'absence de sa mère.

 

Saint-Guénolé - Les Tablettes rennaises

 

Impossible de traverser la France sans faire une halte au pays des volcans, berceau d'une branche auvergnate. Equipée : carte IGN détaillée dans le téléphone, liste des individus par village.

 

Vue de Saint-Nectaire depuis la route du Vernet-Sainte-Marguerite

 

Antoine BURANDE, maçon né le 15 avril 1820 dans le village de Lenteuge, est le dernier né à Saint-Nectaire (Puy-de-Dôme). Il était supposé être celui qui était "monté à Paris", mais vérifications post-vacances faites, lui et ses 4 frères et soeur se sont tous mariés à Paris entre 1843 et 1858 : ce sont donc plutôt les parents, Germain BURANDE et Marie MADEUF qui ont pris la route.

Saint-Nectaire donc, son fromage, et tous ses petits villages.

 

Ouest-Eclair, 4 juillet 1914 - Le Tour de France en BretagneCette année, la Bretagne se contentera d'un petit tour entre Saint-Gildas-des-Bois et Saint-Malo. Retour en arrière, il y a cent ans. Le Tour de France y passait trois jours (dont un de "relâche", mais vu les étapes...). Parti le 3 juillet de Cherbourg pour la 3e étape, le peloton rejoignait un autre port militaire, Brest, en passant par Coutances, Dinan, Saint-Brieuc, Guingamp et Morlaix. 405 km dans les mollets. La 4e étape relie Brest à La Rochelle. Le départ est donné à minuit, après une grande fête. Les 71 coureurs s'élancent vers Châteaulin. La roue libre est interdite pour l'étape de 470 km ! A 3h25, le premier groupe d'échappés traverse Quimper, puis file vers Lorient. Le régional de l'étape, Lucien Petit-Breton, fait partie du groupe de tête. Vers 9h, ils franchissent la Vilaine à La Roche-Bernard. Puis ils tranversent Nantes, filent vers La Roche-sur-Yon, qu'ils passent vers 1h30, avant d'arriver épuisés à La Rochelle.

Surprise, en cherchant l'acte de sépulture de Gilles LE BOEUF (ca 1709-1781) : le recteur de Sarzeau (Morbihan) Touzée de Grand'Isle ne s'est point contenté des formalités habituelles... il a carrément listé toute la descendance du défunt. Idem pour les actes alentours.

Le 30 septembre 1781, fut inhumé le corps de Gilles Le Boeuf laboureur, veuf de Jeanne Coffournic, décédé avant hier au village de Kerblay frairie de Kerguet chez Vincent Le Boeuf l[rayé] de ses enfans, muni des sacremens de penitence et extreme onction agé d'environ 80 ans, il existe de ce mariage :
André Le Boeuf ainé des 6 enfans laboureur, epoux de Thomasse Le Blay
Guillaume Le Boeuf laboureur epoux de Nicole Pourchasse
Vincent Le Boeuf laboureur epoux de Françoise Pourchasse soeur cadette de Nicole
Pierre Le Boeuf laboureur epoux de Julienne Le Cocq,
Sébastien Le Boeuf laboureur de Toussainte Le Ridant
et deux enfans mineurs, Pierre Le Boeuf d'environ 12 ans et Jean Le Boeuf d'environ 8 ans, representants Joachim Le Boeuf cadet d'André et ainé de Guillaume cy dessus dénommés epoux de Simone Rollando décédés l'un et l'autre.
Tous généralement nés en Sarzeau dont plusieurs present au convoy avec leurs enfans avec Sebastien Coffournic, epoux de Marguerite Couédic, Julienne Coffournic epouze de François Hilary maître couvreur en ardoises, Guillemette Coffournic, veuve de Joseph Allanio matelot aussi de Sarzeau, qui ne signent.

Un petit saut au Service historique de la Défense de Lorient m'a permis d'éclaircir un peu les conditions de la mort de mon ancêtre marin Pierre ELIZANO, "présumé mort en mer il y a environ 7 ans" (en 1845, premier mariage de sa fille Jeanne ELIZANO), et mentionné comme "absent depuis 10 ans" en 1849 (second mariage de sa fille). L'occasion également de retracer tout son parcours de matelot depuis ses 16 ans, essentiellement sur des chasses marée ou lougre au cabotage, entrecoupé de campagnes de pêche. En 1821, Pierre ELIZANO épouse Marie Julienne PIRO à Sarzeau ; ils auront 6 enfants.

 

 

Sources et liens