Ce que ne vous dira pas l'état civil...

gallica mortC'est fou combien, aux XIXe et XXe siècles, nos ancêtres semblent mourir paisiblement, le plus souvent dans leur lit. Parfois, il y a bien un décès dans la fleur de l'âge qui nous étonne un peu, mais bon, les conditions de vie, d'hygiène, les épidémies, mis bout à bout... Pour les femmes, la mort des suites de couche est plus "évidente" : il suffit de trouver une naissance un peu avant. Plus rarement encore, la mention dans l'acte de décès d'un lieu inhabituel ou d'un lieu-dit peut piquer notre curiosité. Par exemple Octave Diot, archi parisien, est décédé en 1930 au fin fond de la Dordogne, au lieu-dit Vauclaire, commune de Menesterol-Montignac. Et je doute que ce soit en vacances : en faisant une recherche rapide sur Google, on découvre un hôpital psychiatrique...

Avec un peu (beaucoup) de chance, on peut trouver dans  la presse ancienne des faits divers (accident de charrette, noyade) avec l'identité des défunts... Mais il faut attendre la fin du XIXe siècle pour que les journaux locaux fassent la part belle aux chiens écrasés, et en plus que les dits titres soient numérisés et OCRisés. Bref, quand on tombe sur des anecdotes, ça concerne plus souvent les ancêtres des autres que les siens.

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