Côté grand père, le douanier sinagot (j'ai appris un nouveau mot) du XIXe siècle s'est révélé être un fils de paludier de Séné... lui même issu des familles de paludiers de Batz venus mettre en "culture" des marais du golfe du Morbihan.

 

Côté grand mère, les Biguais, douaniers de père en fils, que l'on croyait bien bigoudens, se sont retrouvés affublés d39;un article Le. Et manchots : des sauniers de Vains, dans la baie du Mont Saint Michel. Du sel mais point marais.

Pays de quart bouillon. Après les grandes marées, le sable est ratissé, entassé. "Sur des tables assez semblables aux tables de pressoir on plaçait le sable que l'on lavait à grande eau. Cette eau recueillie dans des tonneaux enlevait le sel. A l'aide de cuves et de chaudrons les hommes allaient sans relâche chercher le sable et puiser l'eau des fontaines. L'eau salée était versée dans les plombs où on la maintenait en ébullition. Des femmes, armées de grandes gaules touffues, remuaient sans cesse le liquide et enlevaient l'écume. Quand l'eau était évaporée, il ne restait plus dans les plombs qu'un beau sel d'une blancheur immaculée." Sous le contrôle des douaniers, le sel est conditionné en pains, puis transporté dans l'entrepôt d'Avranches. Un quart de la récolte seulement est versé dans les greniers du roi. En 1639, les sauniers se révoltent contre Richelieu qui veut abolir ce privilège et institué la gabelle générale. Mais je ne suis pas encore remontée jusqu'aux nu-pieds...