Fils de Guillaume LE RUN (1691-1763) et de sa seconde épouse Jeanne LE CALVEZ 1696-1750), tous deux de Loctudy, mon double-aïeul bigouden est né vers 1721. Ce laboureur est décédé à plus de 65 ans après être passé cinq fois devant l'autel. Et enterré quatre de ses épouses. En ces temps de forte mortalité en couches et infantile, le moyen le plus sûr de s'assurer de la survie d'un nouveau-né orphelin de mère ou de s'occuper d'enfants en bas âge n'est-il pas "d'épouser la nourrice" ?

En 1743, Guillaume LE REUN, 22 ans environ, épouse à Plobannalec Marie CARIOU, 17 ans. Le couple a quatre enfants : Louis, Guillaume, Marie et Jacques. Mais la mère meurt une semaine après avoir donné naissance à Jacques. Guillaume père se remarie à la jeune Clémence LE COSSEC deux ans plus tard. Veuf peu de temps après, il épouse une autre veuve : Catherine COURTOIS [sosa 665 et 729] a trois jeunes enfants d'André GUIZIOU, qui vient de mourir le 30 mai 1755. Le mariage a lieu le 11 novembre 1755 à Plonivel. Un seul enfant, Henri LE RHUN [sosa 332 et 364] naît de leur union. Guillaume LE REUN se retrouve de nouveau veuf.

Dix huit mois plus tard, le quadragénaire chargé de famille épouse Marie SOUREN, 23 ans, qui donne naissance à quatre nouveaux petits LE RUN : Yves, Jacques, Corentin et un autre Yves. Les deux derniers enfants meurent respectivement en 1772 et 1773. Marie SOUREN meurt à 36 ans, laissant Guillaume LE REUN et ses neuf enfants. Plus peut-être les trois petits Guiziou.


Guillaume LE REUN, 5 mariages et 4 enterrements
 
 

Finalement, il se remarie une dernière fois à Anne DAOULAS, veuve successivement de Jean LE BRUN, dont elle a eu sept enfants (le plus jeune a 14 ans lorsque sa mère se remarie, le plus âgé 27), puis de Jean COUPA.

En espérant n'avoir oublié personne, un petit résumé des cinq mariages de mon double aïeul.

* au passage, j'ai découvert une sextuple cousine.

Sources et liens

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