tablettes_rennaises_ms619_bg.jpg

Individu inconnu, 1873. Arzon

Du dix huitième jour du mois de janvier mil huit cent soixante-treize à la onzième heure du matin, ACTE DE DECÈS d'un individu inconnu du sexe masculin paraissant âgé de quarante à cinquante ans, ne portant aucune marque, de la taille de un mètre quatre-vingts centimères, ayant pour vêtements : au poignet droit un lambeau de chemise de flanelle ; dans la main gauche crispée un petit lambeau du devant d'une chemise d'indienne, à fond jaune rayée perpendiculairement et un zigzags de petites raies noires ; à la jambe gauche, un bas de laine tricoté, à côtes enté deux fois et déchiré par le bout ; enfin, attaché sous les genoux par des tresses noires, un caleçon en mottelon bleu, trouvé à sept heures ce matin à la pointe de Port Navalo. La déclaration du décès sus-mentionné a été faite par Stéphany, Félix, demeurant à Arzon, âgé de cinquante ans, profession de cultivateur, qui a dit être non parent. Et par Candal, Joseph Marie, demeurant à Arzon, âgé de quarante deux ans, profession de marin, qui a dit avoir trouvé le défunt. Lecture donnée du présent dressé par nous soussigné Alexis Le Serf, Maire Officier de l'Etat civil, les comparants ont signé, à l'exception de Candal, Joseph Marie, qui a déclaré ne le savoir faire.

Source

  • Mairie d'Arzon

Imprimer E-mail

Ouverture d'un cercueil, 1720. Le Croisic

Image
 
Le vingt cinquième jour de septembre mille sept cent vingt pendant que l'on faisoit careler l'église de notre dame de la ville du Croisic a été ouverte la tombe d'un homme mort depuis plus de cent ans que l'on n'avoit point ouverte il y avoit longtemps et dans laquelle [?] on avoit trouvé le corps dans son cercueil qui n'était pas consummé ainsy que nous ont rapporté les anciens du lieu et l'ayant faite ouvrir aujourd'huy nous y avons trouvé le corps partie en poussière à l'exception de la tête qui n'était pas tout a fait pourrie et quelqu'un ayant voulu avoir la curiosité de toucher et d'activer les dents de ce cadavre il nous a paru sortir du sang avec un peu de corruption sans qu'il sortit de son cercueil aucune puanteur ; ce qui a la connaissance de la plus notable partie des habitants de la ville du croisic, il eu encore a remarquer que les planches de ce cercueil quoyque de bois de sapin ne sont nullement pourries ny endomagées ; la tradition des anciens nous assure que leurs anciens pères et mères et ayeux leurs ont souvent déclarés que etait le corps d'un saint homme ce que nous attestons sous nos signes on ne sait pas le nom de ce mort, cette tombe estait à six pied de la porte de la sacristie en allant droit au grand autel.

Source

Imprimer E-mail

tablettes_rennaises_ms619_bg.jpg