#ChallengeAZ - S comme Surveillé par la Sûreté

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Ou comment et pourquoi faire des recherches généalogiques aux Archives nationales, même lorsqu'on n'a ni ancêtre fonctionnaire d'État, parisien ou VIP.

Ah, mettre en fiche la population pour mieux la surveiller... le rêve de la police, de la machine de Guillauté, aux fichiers papier ou bases de données aujourd'hui informatisées. Les multiples systèmes et expériences ont donné naissance des masses d'archives considérables et passionnantes (voire terrifiantes sur le principe...).

A l'ère du papier roi, le système le plus efficace pour gérer la masse, c'est la fiche cartonnée, synthétique, classée plutôt de manière alphabétique, qui renvoie à des dossiers plus ou moins volumineux, classés eux numériquement. Des milliers et des milliers de fiches qui constituent un fichier. Ces fiches renvoient à un ou plusieurs numéros de dossiers, classés eux numériquement (ce qui permet globalement de gérer l'accroissement du fichier).

Parmi les multiples fichiers conservés aux Archives nationales, celui de la Sûreté (ancien nom de la police) est fascinant, de par son contenu et à son histoire. Le fichier central fusionne en fait plusieurs fichiers de police préexistants : police administrative (passeport, carte identité), surveillance politique, contre-espionnage, interdits de séjour, naturalisés, ou encore des interdits de jeux ! Aux plus de 2 millions de fiches s'ajoutent 600 000 dossiers nominatifs, un vrai régal.

Comment chercher :

Et qu'y trouve-t-on ? Personnellement j'y ai découvert :

Et je pense qu'il reste des individus à creuser !

S onesime 19940459 184 07

* Je vous renvoie à la fabuleuse histoire de ces fonds d'archives, spoliés par les Allemands en 1940, récupérés (et exploités) par les Soviétiques en 1945, avant d'être finalement restitués entre 1994 et 2001 à la France... Lire notamment l'ouvrage de Sophie Coeuré cité plus bas..

Pour aller plus loin

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