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Sur les traces de mes ancêtres de la Marche

57 lagueniere signLes vacances ont été l'occasion d'une petite escapade généalogique (très peu préparée), à Saint-Léger-Magnazeix (Haute-Vienne), où est née en 1843 Marie Lagueunière (1843-1931), aïeule à la 6e génération (sosa 57). La petite fille, son frère Simon et leur père François, maçon et veuf, s'installeront dans les années 1860 à Mur-de-Sologne (Loir-et-Cher), 150 km plus au nord, où ils feront souche. Je possède une photo de mariage de 1926 où elle figure, à l'âge de 83 ans.

Brève escapade estivale à Saint-Léger-Magnazeix donc, creuset de cette branche limousine... Ou plutôt devrais-je dire dans la Marche, ancien comté aux confins du Limousin et de l'Auvergne, à cheval aujourd'hui sur la Haute-Vienne, la Creuse, l'Indre voire la Vienne. Après un bref passage sur place pour les incontournables (bourg, église, cimetière et deux gros villages qui m'intéressaient, à savoir La Roche et Le Puy-Saint-Jean), et délaissant les quelques panneaux signalétiques portant des noms "familiers" (Lussac-les-Eglises, Magnac-Laval...), j'ai eu envie de creuser un peu plus les recherches virtuelles de ces branches généalogiques, jusqu'alors très peu explorées. Me voici donc, depuis quelques semaines, en train d'enjamber la Benaize, le ruisseau de la Fontaine du peu et autre ruisseau du Cros, gentils filets d'eau en ces chaleurs estivales, de jongler entre les sites Internet des Archives départementales de l'Indre à celui de la Haute-Vienne, et d'appréhender comme un tout cohérent ces branches finalement peu dispersées géographiquement.

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D'une épidémie à l'autre : le choléra au Guilvinec en 1885

Carte du Finistère et zones touchées par le choléra en 1885 et 1886Au premier week-end de confinement*, un beau week-end de mi-mars, je n'ai pu m'empêcher de me souvenir d'une étude épidémique croisée il y a de nombreuses années sur Gallica. En 1892, Henri Monod, alors directeur de l'assistance et de l'hygiène publique, publie Le Choléra, histoire d'une épidémie, Finistère, 1885-1886. Nommé préfet du Finistère le 28 novembre 1885, il a pu, sur place, étudier de près l'arrivée, la diffusion et l'impact de l'épidémie sur ce département éloigné, pour ne pas dire arriéré aux yeux de beaucoup.
L'étude, consultable sur Gallica, retrace l'histoire de 50 ans de choléra dans le département. Le propos contient de riches renseignements démographiques, sociologiques et épidémiologiques. Les conditions de vie, d'hygiène et de salubrité (ou plutôt d'insalubrité notoire) décrits sont évidemment des facteurs importants de propagation des épidémies, et en particulier du choléra. Le tout est raconté avec d'inévitables passages hygiénistes et moralistes façon XIXe siècle, et de merveilleux passages sur la race, l'alcool, etc., à remettre en perspective du point de vue du scientifique et haut fonctionnaire parisien.

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Treize (sosas) à la douzaine, ou presque : une épine généalogique en moins

804 leclere christophe sign 1793Il y avait ce 26 janvier 2020 un sacré alignement de planètes généalogiques, pour qu'au détour d'une petite heure à généalogiquement zoner sans vraiment de résultats, se défasse sous mes yeux ahuris, un paquet de noeud d'ancêtres bien serré.

Depuis 2007, l'ascendance de mon sosa 100 tout rond, Adolphe Désiré François MENEAU (1822-1865), s'arrêtait nette :

  • j'avais son acte de décès en 1865 (acte de décès intégral, ce qui, à Paris, est un détail qui compte), à l'âge de 43 ans ;
  • une potentielle date de naissance concordante avec l'âge de décès, avec un acte reconstitué au nom d'Adolphe François MENEAU, né le 26 décembre 1822 à Paris faubourg Saint-Martin 296, 5e arrondissement (ancien)
  • des parents cités dans cet acte de naissance, portant des patronymes... plutôt courants : Claude Meneau, domestique et Marie Jeanne Honorine Leclerc.

 J'ai épluché plutôt deux fois qu'une les fiches de l'état civil reconstitué parisien aux noms de Meneau, Menault, Leclerc, Leclere and co, ou encore les registres d'admission aux hôpitaux de Paris lorsqu'ils étaient consultables en ligne, etc. Toujours sans résultat.

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Rue Pirouette (I) : le ventre de Paris

laurence louis marie rue pirouette 1860— Est-ce que la rue Pirouette existe toujours ?

— Mais oui, dit le peintre. Un coin bien curieux du vieux Paris, cette rue-là ! Elle tourne comme une danseuse, et les maisons y ont des ventres de femme grosse… J’en ai fait une eau-forte pas trop mauvaise. Quand vous viendrez chez moi, je vous la montrerai… C’est là que vous allez ?

Florent, soulagé, ragaillardi par la nouvelle que la rue Pirouette existait, jura que non, assura qu’il n’avait nulle part à aller. Toute sa méfiance se réveillait devant l’insistance de Claude.

— Ça ne fait rien, dit celui-ci, allons tout de même rue Pirouette. La nuit, elle est d’une couleur !… Venez donc, c’est à deux pas.

Emile Zola, Le Ventre de Paris

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Pierre Courcelle, l'oncle qui ressuscite les actes disparus

51 burande annette n 1853 paris courcellejpgPar quel bout entamer une série d'articles de blog – ou tentative de synthèse des informations enchevétrées et compilées sans fin – sur mes ancêtres des Halles de Paris ?

Peut-être en commençant par Pierre Courcelle, né en 1830, fort des halles centrales. Sa fiche Individu a été créée en octobre 2017 dans mon logiciel de généalogie, alors que je l'avais sous les yeux depuis un moment, sans y avoir vraiment prêté attention... Son nom figure sur l'une des pages de l'acte de naissance reconstitué d'Annette Burande (1853-1916), mon aïeule à la 6e génération. Mais quand on déniche, après une recherche souvent longue, un acte d'état civil parisien reconstitué, tout à la joie cette trouvaille,  s'intéresse-t-on réellement à tout ce qui est écrit...

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