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Cent ans de solitude

Racines...

Nous ne nous en irons pas, dit-elle. Nous resterons ici parce que c’est ici que nous avons eu un enfant. - Nous n’avons pas encore eu de mort, répliqua-t-il. On n’est de nulle part tant qu’on n’a pas un mort dessous la terre.

Gabriel Garcia Marquez, Cent ans de solitude, p. 24.

 

Tourmenté par la certitude qu’il était le frère de sa femme, Aureliano s’enfuit jusqu’au presbytère pour rechercher dans les archives suintantes et dévorées par les mites quelque indice authentique de sa filiation.
L’acte de baptême le plus ancien qu’il put trouver était celui d’Amaranta Buendia, baptisée en pleine adolescence par le père Nicanor Reyna, vers l’époque où celui-ci essayait de prouver l’existence de Dieu à l’aide de subterfuges au chocolat. Il en vint à se faire des illusions, pensant qu’il pouvait être l’un des dix-sept Aurelianos dont il rechercha les actes de naissance dans quatre tomes différents, mais les dates de baptême étaient trop reculées pour son âge.
Cent ans de solitude, Gabriel Garcia Marquez,p. 499

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