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Ce que ne vous dira pas l'état civil...

gallica mortC'est fou combien, aux XIXe et XXe siècles, nos ancêtres semblent mourir paisiblement, le plus souvent dans leur lit. Parfois, il y a bien un décès dans la fleur de l'âge qui nous étonne un peu, mais bon, les conditions de vie, d'hygiène, les épidémies, mis bout à bout... Pour les femmes, la mort des suites de couche est plus "évidente" : il suffit de trouver une naissance un peu avant. Plus rarement encore, la mention dans l'acte de décès d'un lieu inhabituel ou d'un lieu-dit peut piquer notre curiosité. Par exemple Octave Diot, archi parisien, est décédé en 1930 au fin fond de la Dordogne, au lieu-dit Vauclaire, commune de Menesterol-Montignac. Et je doute que ce soit en vacances : en faisant une recherche rapide sur Google, on découvre un hôpital psychiatrique...

Avec un peu (beaucoup) de chance, on peut trouver dans  la presse ancienne des faits divers (accident de charrette, noyade) avec l'identité des défunts... Mais il faut attendre la fin du XIXe siècle pour que les journaux locaux fassent la part belle aux chiens écrasés, et en plus que les dits titres soient numérisés et OCRisés. Bref, quand on tombe sur des anecdotes, ça concerne plus souvent les ancêtres des autres que les siens.

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Paris en cartes : arrondissements et paroisses au XIXe siècle

Quand on se découvre des ancêtres parisiens, on n'a qu'une hâte, c'est qu'ils n'y soient pas restés trop longtemps. Sauf que parfois, ça dure... Et c'est dur. Peu d'état civil (pour ceux qui l'ignorent encore, ça a brûlé pendant la Commune et tout n'a pas pu être reconstitué - voir Archives de Paris et Wikipedia), donc il faut ruser avec les registres de catholicité restés dans les églises paroissiales et les répertoires des notaires. Pour l'instant j'ai fait chou blanc, faut de savoir exactement dans quel coin précis chercher, et parce que c'est très chronophage. Alors pour persévérer, je m'organise, me crée des outils, que voici.Cerise sur le gâteau, les inventaires des AD de Paris (et donc des registres de catholicité, sous-série D6J) sont en ligne, ce qui permettra de réserver des cotes de registres paroissiaux pour les samedis).

paroisses parisAlors je pose ça là. Comme ça, un peu en plan, parce que ça traîne dans mes brouillons depuis 6 mois, que je n'ai pas trouvé les sources complémentaires qui me permettraient d'affiner encore et encore, faute de temps. Et qu'il faut bien avancer...

Ça, ce sont des fonds de cartes en guise d'outils, pour aider les recherches familiales à Paris, quand on ne sait à quelle paroisse se vouer, qu'en plus c'est très mouvant, quasiment autant que nos ancêtres qui ont presque une adresse différente à chaque acte. Oui il faut la même chose pour les notaires, chaque chose en son temps ; et même avec les établissements de l'AP-HP (mais comme les archives numérisées sont en rade depuis... plus d'un an, ça presse moins).

Ça, c'est fait avec les supers outils libres, open source, ouverts et respecteux des données personnelles que sont Openstreetmap et Umap (ou Framacarte, au choix). Donc bien sûr, les cartes sont sous licence CC-BY-SA, et téléchargeables. Avec à terme l'objectif de mettre des fichiers vectoriels sur Commons.

Ça, ça ne demande qu'à être enrichi si jamais vous avez des éléments permettant de corriger un tracé.

Les sources utilisées jusqu'à présent sont les suivantes :

  • l'Almanach national de l'an XII ;
  • des cartes en ligne sur Commons et l'Université de Darmstadt (rien trouvé de probant sur Gallica) ;
  • Yvan DANIEL, L'équipement paroissial d'un diocèse urbain, Paris (1802-1956), 1957 (AD75, cote 6Eb9), dont j'ai étiré et distordu les cartes photographiées à n'en plus finir...
  • Nomenclature des voies actuelles, données Open Data Paris

Si étirer et distordre un fond de carte ancien a été relativement facile, transposer l'Almanach de l'an XII sur plan, c'est autre chose... Car concrètement, l'Almanach de l'an XII, c'est ça :

L'arrondissement particulier de la Cure de Saint-Eustache s'étend depuis l'angle formé par les rues des Bons-Enfans et Saint-Honoré, en parcourant celle-ci et les rues de la Chausseterie, de la Féronnerie et Saint-Denis, jusqu'à la rue aux Fers, prenant ensuite la place des Innocens en entier, et toutes les maisons de la rue aux Fers qui ouvrent sur icelle, puis la rue de la Cossonnerie, mais aucune des maisons de cette rue qui ouvrent sur la rue Saint-Denis ; il ne prend rien dans les rues des Prêcheurs et Mondétour, rien non plus en droite ligne jusqu'à l'entrée du cloître Saint-Jacques-L'Hôpital, rien pareillement dans ledit cloître [...]

On est alors bien content d'avoir comme table de concordance le formidable fichier CSV de la plateforme open data de Paris, mais ça ne suffit pas toujours.

 

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Généalogie et photos anciennes : enfin une photothèque

La gestion d'une photothèque est un savant exercice d'équilibriste entre les besoins en terme de description (fine), de classement, de nommage, de fonctionnalités de recherche, d'ergonomie bien sûr, et les contraintes techniques, de normalisation et d'interopérabilité (quand on est archiviste à la ville et qu'on traite régulièrement des fonds iconographiques, on est très à cheval sur la norme et l'interopérabilité, croyez-moi). Quête de l'outil idéal qui se solde souvent par une série de renoncements, de frustrations et de procrastination.

Dès mes débuts sur la planète généalogie, j'ai récupéré des dizaines et dizaines de photos dans des boîtes à chaussures, en partie bien identifiées par mes grands-parents paternels, savamment photographiées par moi avec un certain nombre de flous artistiques et d'images plus ou moins déformées. Numérisation "sauvage" à l'appareil photo que je pratique encore parfois, car c'est souvent la seule possible.
 
J'ai utilisé assez tôt Picasa pour gérer ces documents : on pouvait y géolocaliser les photos, mettre des tags thématiques, et surtout la reconnaissance faciale permettait de tagger les gens !
 
Photothèque Picasa

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Familles parisiennes : projet d'indexation des répertoires de notaires

commons minutier centralFin mai, j'ai reçu un mail du projet Familles parisiennes qui effectue des relevés dans les sources d'archives afin de pallier aux énormes lacunes de l'état civil parisien, celui-ci ayant en grande partie brûlé pendant la Commune. J'avais déjà fureté dans les données il y a quelques années mais croyais le projet en stand-by... que nenni ! Celui-ci est bien actif, et les contributions rejoignent régulièrement les relevés déposés et accessibles gratuitement sur Geneanet. Même si ce n'était pas totalement sérieux en terme de charge de travail, je me suis laissée tenter... pour différentes raisons.

 

  • Plus que tout, les lacunes de l'état civil parisien, j'y suis confrontée depuis 7 ans. J'ai bien jeté un oeil dans les répertoires de notaires, revigorée par les découvertes de Chroniques d'antan, mais j'ai fait chou blanc. Alors participer à un projet qui, soit coup de chance inouïe, me fera tomber nez à nez avec mes Meneau, Esnée et Monchaux des années 1820, ou plus sûr, donner à d'autres la possibilité de franchir ces blocages et grossir faire grossir la boule de neige, participer à un tel projet, donc, a du sens, et c'est plutôt motivant.

 

  • J'adore le système de dépôt de relevés collaboratifs de Geneanet : simple, efficace, souple. J'y ai mis, pour plus de visibilité, plusieurs relevés de documents croisés lors de recherches généalogiques ou archivistiques.

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De l'utilité des deux collections d'état civil

En pleine reprise et vérification des données contenues dans les actes récoltés depuis des années, me voici qui arrive à la 7ème génération avec l'acte de baptême de Marie Anne Renard daté du 8 mars 1792. Il s'agit d'un acte récupéré par ma tante dans les mairies du Loir-et-Cher il y a une bonne quinzaine d'années, et que j'ai moi-même photographié lors de mes débuts généalogiques.

Ses particularités ? D'abord l'acte est un peu crade et la plume a fait des pâtés, il y a certes pire en matière d'illisibilité, mais tout de même, il n'y a pas que l'encre qui (en) bave !

 

 

Acte de baptême de Marie Anne Renard, Selles-sur-Cher

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