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Papiers à en-tête

entete 2I4 ambbAh les archives comptables... Volumineuses, sérielles, pleines de chiffres.

J'ai rencontré peu d'archivistes qui aimaient ça... Je veux dire vraiment, pas juste pour le malin et parfois un peu sadique plaisir d'éliminer une masse énorme, le tout en étant parfaitement en règle. Il faut dire que les bordereaux de liquidation des dépenses et autres pièces justificatives sont rarement sexy. Alors une fois les 10 ans réglementaires écoulés, on disperse, on ventile... (en tout cas pour les documents des dernières décennies).

Parmi ces multiples pièces comptables, il en est cependant qui survivent à cette éradication, pour des raisons d'intérêt historique et patrimonial. C'est ainsi qu'on trouve parfois des collections (souvent totalement artificielles), de factures. En faisant les yeux doux à l'archiviste, avec leur papier à en-tête, leurs typographies alambiquées et leurs quelques illustrations, elles ont sauvé leur papier. Quitte à être extraites pièce à pièce avant la flambée finale, en particulier si elles dataient de l'ère précédant le grand tsunami de papier, aka les années 1950-1960s. Ajourd'hui elles sont dématérialisées. Le plus souvent...

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Coloriser des photos noir et blanc

Jusqu'à présent, je n'avais jamais vraiment essayé de coloriser des photos noir & blanc, mais la brève diffusée sur Geneatech hier a quelque peu attisé ma curiosité, alors pourquoi pas ?

Colorize black & white photos est simple et rapide à utiliser : il suffit de coller l'adresse Internet d'une image en ligne (url) dans le champ adéquate ou de télécharger une image de son ordinateur (Upload photo) ; enfin cliquer sur Colorize it (bouton violet). Un algorythme applique des touches de couleurs à la photo ; l'aperçu qui s'affiche permet de voir le avant / après en bougeant la barre violette. Le résultat est téléchargeable en cliquant sur Download.

Ca ne marche pas à tous les coups (oubliez les photo sépia), et mieux vaut préférez des photos en extérieur (avec de la végétation derrière, le ciel ou la mer), mais sur certaines le résultat est assez bluffant !

colorize photos

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Le Généafil souffle ses 6 bougies

geneafilM'interrogeant dernièrement sur la pertinence du Généafil (flux de veille sur la généalogie et les archives) aujourd'hui, j'ai été agréablement surprise des statistiques, que je ne regarde que très rarement.
 
Il y a bien sûr les abonnés...
 
Mais il y a surtout les statistiques[1] de lecture et de clic sur les liens qui font chaud au coeur ! Les gens cliquent sur les informations que nous diffusons, et ça fait du bien de le savoir dans ce monde où il faut se battre contre des algorithmes obscurs d'heure de publication, de ranking et autres barbarismes des réseaux sociaux.
 

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Ce que ne vous dira pas l'état civil...

gallica mortC'est fou combien, aux XIXe et XXe siècles, nos ancêtres semblent mourir paisiblement, le plus souvent dans leur lit. Parfois, il y a bien un décès dans la fleur de l'âge qui nous étonne un peu, mais bon, les conditions de vie, d'hygiène, les épidémies, mis bout à bout... Pour les femmes, la mort des suites de couche est plus "évidente" : il suffit de trouver une naissance un peu avant. Plus rarement encore, la mention dans l'acte de décès d'un lieu inhabituel ou d'un lieu-dit peut piquer notre curiosité. Par exemple Octave Diot, archi parisien, est décédé en 1930 au fin fond de la Dordogne, au lieu-dit Vauclaire, commune de Menesterol-Montignac. Et je doute que ce soit en vacances : en faisant une recherche rapide sur Google, on découvre un hôpital psychiatrique...

Avec un peu (beaucoup) de chance, on peut trouver dans  la presse ancienne des faits divers (accident de charrette, noyade) avec l'identité des défunts... Mais il faut attendre la fin du XIXe siècle pour que les journaux locaux fassent la part belle aux chiens écrasés, et en plus que les dits titres soient numérisés et OCRisés. Bref, quand on tombe sur des anecdotes, ça concerne plus souvent les ancêtres des autres que les siens.

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Paris en cartes : arrondissements et paroisses au XIXe siècle

Quand on se découvre des ancêtres parisiens, on n'a qu'une hâte, c'est qu'ils n'y soient pas restés trop longtemps. Sauf que parfois, ça dure... Et c'est dur. Peu d'état civil (pour ceux qui l'ignorent encore, ça a brûlé pendant la Commune et tout n'a pas pu être reconstitué - voir Archives de Paris et Wikipedia), donc il faut ruser avec les registres de catholicité restés dans les églises paroissiales et les répertoires des notaires. Pour l'instant j'ai fait chou blanc, faut de savoir exactement dans quel coin précis chercher, et parce que c'est très chronophage. Alors pour persévérer, je m'organise, me crée des outils, que voici.Cerise sur le gâteau, les inventaires des AD de Paris (et donc des registres de catholicité, sous-série D6J) sont en ligne, ce qui permettra de réserver des cotes de registres paroissiaux pour les samedis).

paroisses parisAlors je pose ça là. Comme ça, un peu en plan, parce que ça traîne dans mes brouillons depuis 6 mois, que je n'ai pas trouvé les sources complémentaires qui me permettraient d'affiner encore et encore, faute de temps. Et qu'il faut bien avancer...

Ça, ce sont des fonds de cartes en guise d'outils, pour aider les recherches familiales à Paris, quand on ne sait à quelle paroisse se vouer, qu'en plus c'est très mouvant, quasiment autant que nos ancêtres qui ont presque une adresse différente à chaque acte. Oui il faut la même chose pour les notaires, chaque chose en son temps ; et même avec les établissements de l'AP-HP (mais comme les archives numérisées sont en rade depuis... plus d'un an, ça presse moins).

Ça, c'est fait avec les supers outils libres, open source, ouverts et respecteux des données personnelles que sont Openstreetmap et Umap (ou Framacarte, au choix). Donc bien sûr, les cartes sont sous licence CC-BY-SA, et téléchargeables. Avec à terme l'objectif de mettre des fichiers vectoriels sur Commons.

Ça, ça ne demande qu'à être enrichi si jamais vous avez des éléments permettant de corriger un tracé.

Les sources utilisées jusqu'à présent sont les suivantes :

  • l'Almanach national de l'an XII ;
  • des cartes en ligne sur Commons et l'Université de Darmstadt (rien trouvé de probant sur Gallica) ;
  • Yvan DANIEL, L'équipement paroissial d'un diocèse urbain, Paris (1802-1956), 1957 (AD75, cote 6Eb9), dont j'ai étiré et distordu les cartes photographiées à n'en plus finir...
  • Nomenclature des voies actuelles, données Open Data Paris

Si étirer et distordre un fond de carte ancien a été relativement facile, transposer l'Almanach de l'an XII sur plan, c'est autre chose... Car concrètement, l'Almanach de l'an XII, c'est ça :

L'arrondissement particulier de la Cure de Saint-Eustache s'étend depuis l'angle formé par les rues des Bons-Enfans et Saint-Honoré, en parcourant celle-ci et les rues de la Chausseterie, de la Féronnerie et Saint-Denis, jusqu'à la rue aux Fers, prenant ensuite la place des Innocens en entier, et toutes les maisons de la rue aux Fers qui ouvrent sur icelle, puis la rue de la Cossonnerie, mais aucune des maisons de cette rue qui ouvrent sur la rue Saint-Denis ; il ne prend rien dans les rues des Prêcheurs et Mondétour, rien non plus en droite ligne jusqu'à l'entrée du cloître Saint-Jacques-L'Hôpital, rien pareillement dans ledit cloître [...]

On est alors bien content d'avoir comme table de concordance le formidable fichier CSV de la plateforme open data de Paris, mais ça ne suffit pas toujours.

Carte historique des paroisses et arrondissements de Paris

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Liens

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