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Le Généafil souffle ses 6 bougies

geneafilM'interrogeant dernièrement sur la pertinence du Généafil (flux de veille sur la généalogie et les archives) aujourd'hui, j'ai été agréablement surprise des statistiques, que je ne regarde que très rarement.
 
Il y a bien sûr les abonnés...
 
Mais il y a surtout les statistiques[1] de lecture et de clic sur les liens qui font chaud au coeur ! Les gens cliquent sur les informations que nous diffusons, et ça fait du bien de le savoir dans ce monde où il faut se battre contre des algorithmes obscurs d'heure de publication, de ranking et autres barbarismes des réseaux sociaux.
 

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Ce que ne vous dira pas l'état civil...

gallica mortC'est fou combien, aux XIXe et XXe siècles, nos ancêtres semblent mourir paisiblement, le plus souvent dans leur lit. Parfois, il y a bien un décès dans la fleur de l'âge qui nous étonne un peu, mais bon, les conditions de vie, d'hygiène, les épidémies, mis bout à bout... Pour les femmes, la mort des suites de couche est plus "évidente" : il suffit de trouver une naissance un peu avant. Plus rarement encore, la mention dans l'acte de décès d'un lieu inhabituel ou d'un lieu-dit peut piquer notre curiosité. Par exemple Octave Diot, archi parisien, est décédé en 1930 au fin fond de la Dordogne, au lieu-dit Vauclaire, commune de Menesterol-Montignac. Et je doute que ce soit en vacances : en faisant une recherche rapide sur Google, on découvre un hôpital psychiatrique...

Avec un peu (beaucoup) de chance, on peut trouver dans  la presse ancienne des faits divers (accident de charrette, noyade) avec l'identité des défunts... Mais il faut attendre la fin du XIXe siècle pour que les journaux locaux fassent la part belle aux chiens écrasés, et en plus que les dits titres soient numérisés et OCRisés. Bref, quand on tombe sur des anecdotes, ça concerne plus souvent les ancêtres des autres que les siens.

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Paris en cartes : arrondissements et paroisses au XIXe siècle

Quand on se découvre des ancêtres parisiens, on n'a qu'une hâte, c'est qu'ils n'y soient pas restés trop longtemps. Sauf que parfois, ça dure... Et c'est dur. Peu d'état civil (pour ceux qui l'ignorent encore, ça a brûlé pendant la Commune et tout n'a pas pu être reconstitué - voir Archives de Paris et Wikipedia), donc il faut ruser avec les registres de catholicité restés dans les églises paroissiales et les répertoires des notaires. Pour l'instant j'ai fait chou blanc, faut de savoir exactement dans quel coin précis chercher, et parce que c'est très chronophage. Alors pour persévérer, je m'organise, me crée des outils, que voici.Cerise sur le gâteau, les inventaires des AD de Paris (et donc des registres de catholicité, sous-série D6J) sont en ligne, ce qui permettra de réserver des cotes de registres paroissiaux pour les samedis).

paroisses parisAlors je pose ça là. Comme ça, un peu en plan, parce que ça traîne dans mes brouillons depuis 6 mois, que je n'ai pas trouvé les sources complémentaires qui me permettraient d'affiner encore et encore, faute de temps. Et qu'il faut bien avancer...

Ça, ce sont des fonds de cartes en guise d'outils, pour aider les recherches familiales à Paris, quand on ne sait à quelle paroisse se vouer, qu'en plus c'est très mouvant, quasiment autant que nos ancêtres qui ont presque une adresse différente à chaque acte. Oui il faut la même chose pour les notaires, chaque chose en son temps ; et même avec les établissements de l'AP-HP (mais comme les archives numérisées sont en rade depuis... plus d'un an, ça presse moins).

Ça, c'est fait avec les supers outils libres, open source, ouverts et respecteux des données personnelles que sont Openstreetmap et Umap (ou Framacarte, au choix). Donc bien sûr, les cartes sont sous licence CC-BY-SA, et téléchargeables. Avec à terme l'objectif de mettre des fichiers vectoriels sur Commons.

Ça, ça ne demande qu'à être enrichi si jamais vous avez des éléments permettant de corriger un tracé.

Les sources utilisées jusqu'à présent sont les suivantes :

  • l'Almanach national de l'an XII ;
  • des cartes en ligne sur Commons et l'Université de Darmstadt (rien trouvé de probant sur Gallica) ;
  • Yvan DANIEL, L'équipement paroissial d'un diocèse urbain, Paris (1802-1956), 1957 (AD75, cote 6Eb9), dont j'ai étiré et distordu les cartes photographiées à n'en plus finir...
  • Nomenclature des voies actuelles, données Open Data Paris

Si étirer et distordre un fond de carte ancien a été relativement facile, transposer l'Almanach de l'an XII sur plan, c'est autre chose... Car concrètement, l'Almanach de l'an XII, c'est ça :

L'arrondissement particulier de la Cure de Saint-Eustache s'étend depuis l'angle formé par les rues des Bons-Enfans et Saint-Honoré, en parcourant celle-ci et les rues de la Chausseterie, de la Féronnerie et Saint-Denis, jusqu'à la rue aux Fers, prenant ensuite la place des Innocens en entier, et toutes les maisons de la rue aux Fers qui ouvrent sur icelle, puis la rue de la Cossonnerie, mais aucune des maisons de cette rue qui ouvrent sur la rue Saint-Denis ; il ne prend rien dans les rues des Prêcheurs et Mondétour, rien non plus en droite ligne jusqu'à l'entrée du cloître Saint-Jacques-L'Hôpital, rien pareillement dans ledit cloître [...]

On est alors bien content d'avoir comme table de concordance le formidable fichier CSV de la plateforme open data de Paris, mais ça ne suffit pas toujours.

 

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Tout le monde n'a pas la chance d'avoir eu des ancêtres communistes

fichier central cartonsOu gauchistes. Mais c'est pas grave, la police, ça fiche large...
 
Même sans être au courant de l'opinion politique réelle ou supposée de ses ancêtres, il ne faut pas hésiter à jeter un oeil aux riches et foisonnantes archives du ministère de l'Intérieur. On en trouve de nombreux inventaires dans la Salle des inventaires virtuelle, parmi lesquels celui qui concerne le fichier central de la Sûreté, aka "fonds de Moscou" (voir le répertoire méthodique des archives de la Sûreté).
 

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Des ressources généalogiques dans la Salle des inventaires virtuelle des Archives nationales

La salle des inventaires virtuelle des Archives nationales (SIV pour les intimes*), c'est plus de 20 000 inventaires d'archives, 10 000 notices de producteurs et plus d'1 million d’archives numérisées. Croyez-moi, il y a de quoi s'amuser, et pas que dans les répertoires numérisés du Minutier central (y a pas que les notaires de Paris dans la vie) !

archives nationales

Petite piqûre de rappel : les Archives nationales conservent les archives des administrations centrales de l'État (en gros les ministères, les gouvernements, la Présidence), les minutes des notaires de Paris et des fonds privés d'intérêt national. On y trouvera par exemple des dossiers nominatifs de fonctionnaires ou assimilés, mais également tout ce qui est surveillance de la police et ses nombreux fichiers, des affaires judiciaires, ce qui a trait à la nationalité, et une foule d'autres choses qu'il serait trop long d'énumérer.

A parcourir : site Internet des Archives nationales ; fiches d'aides à la recherche ; la chaîne Dailymotion des Archives nationales.

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