Journal L'Avenir, 13 mai 1919

 

De grand-père en petite-fille, quelques mots brefs sur l'aïeul disparu : il aurait été emporté par le Cher en tentant de sauver des enfants montés dans une barque à la dérive...

Vérification faite dans la presse contemporaine, point d'enfant ce jour-là, mais bien une coque abandonnée au fil de l'eau. Le corps d'Epaminondas est retrouvé au lieu-dit Moulin des îles (de la Motte), sur la rive gauche du Cher, en aval du donjon de Montrichard. A quelques six kilomètres de son domicile de Bourré. Son frère Léopold viendra déclarer le décès le 14 mai 1919 à la mairie de Faverolles, une fois le corps sans vie découvert.

Sources et liens

  • Archives départementales du Loir-et-Cher, journal l'Avenir (cote non fournie par la personne ayant pris la photo)
  • Voir aussi l'article Epaminondas.

La transmission du nom, vaste question... En généalogie, il arrive parfois que l'on tombe sur un enfant qui porte le nom de sa mère, et ce pour l'unique et bonne raison que le père est dit "inconnu". "Père inconnu", "enfant naturel", en y réfléchissant bien, le vocabulaire prête à sourire ! Bien sûr on est un peu frustré de tomber sur une branche qui restera éternellement bloquée côté paternel. Mais en même temps, j'avoue ma curiosité à imaginer la façon dont cette situation est arrivée, a été vécue et perçue...

Sous l'Ancien Régime, les femmes non mariées enceintes devaient déclarer leur état auprès des autorités afin d'éviter abandons et infanticides. Les déclarations de grossesses, lorsqu'elles existent, sont conservées dans les archives judiciaires : séries B (cours et juridictions) et E (notaires) des Archives départementales pour l'Ancien Régime, série U pour le XIXème siècle. 

 

« Nous descendons tous d'un roi et d'un pendu. »

Dixit La Bruyère. En guise de pendu, disons qu'en ligne ascendante directe j'ai trouvé un petit braconnier solognot, et peut-être un lointain délateur, fils d'un aïeul direct... mais là n'est pas mon propos pour aujourd'hui.

Ai-je déjà dit avoir croisé quelques nobles en remontant les rameaux de l'arbre ? L'intérêt des légendes familiales, ce n'est pas seulement de les confronter à la réalité ou les démonter, mais également de suivre le chemin de la transmission orale, de générations en générations. Lorsque j'ai commencé la généalogie, mon grand-père m'a parlé de la famille "Gallery de la Roseraie", positionnée quelques 5 générations au dessus... Autant dire que la grand-mère était sceptique, et moi curieuse. Quelques actes plus loin, je suis tombée sur Joseph GALLERY. Et la légende a rencontré la réalité. La marge d'erreur aurait pu être pire : il manquait juste une génération entre l'arbre couché sur papier par la mémoire orale du grand-père et la réalité des actes d'état civil, et le "Roseraie" ou "Rosière" s'est avéré en fait être un "Rosaire". Version généalogique du téléphone arabe.

Gallery de la Rosaire (signature)

Mais qui se cachaient derrière ces GALLERY de la ROSAIRE ?

J'aurais pu également intitulé mon article "Mémoires de Léonard, ancien garçon maçon". (d'ailleurs, certains se prénomment Léonard !). Existe-t-il des étudiants en histoire qui n'ont jamais entendu parler des maçons de la Creuse ou eu à plancher en dissertation (ça sent le vécu n'est-ce pas ?) sur un extrait de Mémoires de Léonard... de Martin Nadaud. Ces maçons limousins qui partaient des mois pour construire Paris et autres grandes villes.

En grimpant dans l'arbre des aïeux, j'ai croisé la route d'une aïeule limousine, Marie LAGUENIÈRE, domestique, décédée à Mur-de-Sologne le 8 janvier 1931.

Mur-de-Sologne... Saint-Léger-Magnazeix : 130 km à travers les collines du Limousin et les bois et marais de Sologne.

Il y a des ancêtres qui aiment jouer à cache cache. Ceux pour lesquels on a un peu plus d'affinités. Les noms et prénoms qui sortent de l'ordinaire... Bily ELIZANO, homme à tout faire voyageur, rassemble un peu tout ça à la fois...

Signature de Bily Elizano