Les recensements des XIX et XXème siècles fourmillent d'informations forcément sur le domicile et la composition des foyers (lire à ce sujet Composition familiale), mais pas seulement. C'est également une mine concernant les métiers à intervalles réguliers dans la vie d'une personne. Et quoi de plus intéressant pour les femmes, pour lesquelles on a en général peu de sources sur leur activité, si ce n'est au mariage. En dehors de cela, point de renseignements lors d'un recrutement militaire, et rarement lors d'une déclaration de naissance ou de décès puisque dans la majeure partie des cas, le déclarant est un homme (éventuellement on voit apparaître les sages-femmes). Idem lors des mariages où elles ne purent être témoins qu'à partir de la loi du 7 décembre 1897. Alors plongeons, une fois de plus, dans les recensements. D'aucuns penseront que je fais presque de cette source une obsession mais Olive RICHARD (1817-1904) m'a gâté, même si les recensements en ligne des Archives départementales des Côtes-d'Armor ne couvrent que la période de 1872 à 1906.

 

L'automne 2009 rime avec l'ouverture de nombreuses salles d'archives virtuelles. A tel point que j'essaie de sauter de l'une à l'autre, en tentant vainement de me raccrocher aux branches et de ne pas me perdre à partir dans tous les sens (Côtes-d'Armor pour les recensements, Puy-de-Dôme, Pas-de-Calais, et bientôt Vosges).

La mise en ligne des archives du Pas-de-Calais me permet de me replonger - brièvement certes, mais avec délice - dans les recensements de population. Direction Souchez, rue des Fontaines (à priori du côté des Ecouloirs).

Thumbnail image

 

J'ai des kilomètres d'archives en ligne en retard, des messages non publiés en attente de finition, de moral, de temps... Peut-être qu'avec moins de 3 heures de transport par jour (et sans nouveau site Internet tout juste achevé), je serais un peu plus bavarde.

Trêve de plaisanterie, l'état civil des Archives départementales du Puy-de-Dôme est en ligne !

Pour qui est à la recherche d'aïeux auvergnats, c'est une bonne nouvelle en cette rentrée chargée. Il faudra patienter un peu pour les communes qui suivent Clermont-Ferrand dans l'ordre alphabétique (j'ai le chic pour les communes en Saint quelque chose, que ce soit en Auvergne ou dans le Morbihan). Mais pour le moment je me contente de A comme... Arlanc.

 

Pour tout.

 

A. Biguais (1926-2009)

Paul LE FLEM, compositeur (1881-1984). Né à Radon d'un père employé des contributions nommé dans le Calvados et d'une mère normande. Orphelin de bonne heure, il fait sa scolarité à Brest où il commence à étudier la musique. Ses compositions attirent l'attention du chef de la Musique des équipages de la flotte. En 1899, Paul Le Flem intègre le Conservatoire de Paris ainsi que la Sorbonne où il obtient une licence de philosophie (avec, entre autres, un certain Bergson comme professeur). En 1902, il part 18 mois à Moscou comme percepteur. Influencé par Debussy notamment, il commence dès les premières années du siècle à composer des œuvres importantes. Au sortir de la guerre, il occupe différents postes de professeur, chef de cœur et critique musical : il fera notamment connaître Igor Stravinsky ou Darius Milhaud. En 1936, il recommence à composer, écriture qui ne s'interrompra qu'en 1975 pour cause de cécité.

Paul Le Flem, portrait