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Treize (sosas) à la douzaine, ou presque : une épine généalogique en moins

804 leclere christophe sign 1793Il y avait ce 26 janvier 2020 un sacré alignement de planètes généalogiques, pour qu'au détour d'une petite heure à généalogiquement zoner sans vraiment de résultats, se défasse sous mes yeux ahuris, un paquet de noeud d'ancêtres bien serré.

Depuis 2007, l'ascendance de mon sosa 100 tout rond, Adolphe Désiré François MENEAU (1822-1865), s'arrêtait nette :

  • j'avais son acte de décès en 1865 (acte de décès intégral, ce qui, à Paris, est un détail qui compte), à l'âge de 43 ans ;
  • une potentielle date de naissance concordante avec l'âge de décès, avec un acte reconstitué au nom d'Adolphe François MENEAU, né le 26 décembre 1822 à Paris faubourg Saint-Martin 296, 5e arrondissement (ancien)
  • des parents cités dans cet acte de naissance, portant des patronymes... plutôt courants : Claude Meneau, domestique et Marie Jeanne Honorine Leclerc.

 J'ai épluché plutôt deux fois qu'une les fiches de l'état civil reconstitué parisien aux noms de Meneau, Menault, Leclerc, Leclere and co, ou encore les registres d'admission aux hôpitaux de Paris lorsqu'ils étaient consultables en ligne, etc. Toujours sans résultat.

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Rue Pirouette (I) : le ventre de Paris

laurence louis marie rue pirouette 1860— Est-ce que la rue Pirouette existe toujours ?

— Mais oui, dit le peintre. Un coin bien curieux du vieux Paris, cette rue-là ! Elle tourne comme une danseuse, et les maisons y ont des ventres de femme grosse… J’en ai fait une eau-forte pas trop mauvaise. Quand vous viendrez chez moi, je vous la montrerai… C’est là que vous allez ?

Florent, soulagé, ragaillardi par la nouvelle que la rue Pirouette existait, jura que non, assura qu’il n’avait nulle part à aller. Toute sa méfiance se réveillait devant l’insistance de Claude.

— Ça ne fait rien, dit celui-ci, allons tout de même rue Pirouette. La nuit, elle est d’une couleur !… Venez donc, c’est à deux pas.

Emile Zola, Le Ventre de Paris

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Pierre Courcelle, l'oncle qui ressuscite les actes disparus

51 burande annette n 1853 paris courcellejpgPar quel bout entamer une série d'articles de blog – ou tentative de synthèse des informations enchevétrées et compilées sans fin – sur mes ancêtres des Halles de Paris ?

Peut-être en commençant par Pierre Courcelle, né en 1830, fort des halles centrales. Sa fiche Individu a été créée en octobre 2017 dans mon logiciel de généalogie, alors que je l'avais sous les yeux depuis un moment, sans y avoir vraiment prêté attention... Son nom figure sur l'une des pages de l'acte de naissance reconstitué d'Annette Burande (1853-1916), mon aïeule à la 6e génération. Mais quand on déniche, après une recherche souvent longue, un acte d'état civil parisien reconstitué, tout à la joie cette trouvaille,  s'intéresse-t-on réellement à tout ce qui est écrit...

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Papi

Je vois vaguement un bateau immense, forcément, tu vois pour un gosse, un paquebot, c'était immense, je vois vaguement que j'étais sur un pont, qu'il y avait du soleil, que c'était lumineux, [...] j'étais sur la mer.. on était sur la mer.
Dernier navire : le canot de la SNSM, au large du Croisic. Jamais loin de la mer... Lorient Alger Le Croisic. Dernier voyage pour toi, un au-revoir en guise de première fois pour moi : entrer au Croisic par la mer.
En griffonnant quelques mots pour la cérémonie, je me suis retrouvée un peu bête, en prenant conscience de tous ces petits hasards, qui font qu'en dehors du simple fait d'être à l'origine de ma modeste existence, il y a eu aussi toutes ces petites choses qui font que je suis aussi là où je suis, aujourd'hui. Un arbre généalogique crayonné sur un coin de table à six mains, des légendes remontant au milieu d'un siècle lointain, Des Gallery de la Rosière quelque part dans un coin, un capitaine de navire malchanceux, des photos sépia de terres lointaines, de paquebots, Onésime... Des histoires racontées d'un grand-père à sa petite-fille. Petite-fille qui s'est prise au jeu des histoires, a fouillé les archives, longtemps, partout, qui continue, en a même fait son métier, et lui a raconté en retour d'autres histoires, pas si légendaires que ça. Petite-fille qui avait tenté de mettre en pratique son cours tout frais sur les témoignages oraux, n'a jamais totalement transcrit l'entretien, très imparfait... mais tellement précieux, plus de dix après.
Et là, au moment de se mettre à écrire quelques lignes pour le dernier grand-parent, dans ce train qui chenille du bout de la terre au milieu de ce fascinant miroir des marais salants, forcément, je ne trouve plus la photographie de toi, tenant en riant le diplôme de garde national de Joseph Gallery, estampillé 1793. Je vais bien remettre la main dessus. Ou peut-être pas... Ca sera une histoire de plus à raconter.
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Jean Bourdic (1925-2019) - Annie Biguais (1926-2009)
Bons baisers depuis le quai, sous les goélands et le soleil

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Basile et Alexandre, les tontons russes

Les soeurs de la grand-mère Bourdic ont épousé deux Russes blancs.
J'ai dû entendre cette phrase, et les noms russes, bien avant de commencer la généalogie. Tonton Basile et Alexandre. Kondratovitch et Nikolaeff. Des noms, associés très vite à des photographies. Du moins pour Basile. J'avais du mal à associer la photo identifiée comme étant Alexandre, jeune marié, et celle du vieux monsieur près de sa femme malade, au milieu des années 1980. La photo d'identité figurant dans le dossier de naturalisation tend à me conforter dans l'idée qu'il ne s'agit pas d'Alexandre et Marcelle... 
 
 nikolaeff id
 
Basile (à gauche) ; Alexandre (à droite, d'après le dossier de naturalisation) ; finalement pas Alexandre et Marcelle, mais qui ?! car la jeune femme a définitivement un air de famille, mais là n'est pas le sujet pour l'instant (en dessous).
Après avoir glâné pendant des années de vagues informations, j'ai pu consulter dernièrement le Graal : leur dossier de naturalisation ! Des bribes de vie passionnantes à travers l'Europe des années 1920, une foule d'informations et plein de petits cailloux semés pour essayer d'approfondir certaines zones d'ombre.

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