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de Lespine généalogique en moins

En généalogie, il ne faut jamais désespérer, mais savoir laisser décanter dans un coin... Parfois longtemps, plusieurs années. Et parfois, l'épine finit par sortir d'elle même du foin ! C'est ainsi que François de Lespine a éternué un grand coup pour secouer la poussière dans laquelle je l'avais laissé pendant, euh... [une fourchette de 11 à 14 ans, selon ce que je considère comme étant de véritables recherches].
François de Lespine, ancêtre à la 11e génération (sosa 1184), décédé en 1717 à Guérande (Loire-Atlantique) à l'âge de 60 ans. Marié à Marie Desfontaines qui donne naissance à au moins 8 enfants. Il est receveur des fermes du roi en presqu'île guérandaise, en charge des tabacs, des boissons et eaux de vie, des viandes et boucheries, charge dont j'ai retrouvé quelques procès-verbaux savoureux :

Il a une magnifique signature (j'avoue, c'est ma préférée). Il est très ponctuellement dit "sieur de Villoiseaux", et mentionné une fois " bourgeois de Paris" (ce qui signifie qu'il a habité un an à Paris).

C'est "beaucoup" d'informations pour un gars de cette période, mais n'ayant pas le basique (mariage, baptême, ascendance), je restais un peu sur ma faim... J'ai eu l'occasion d'évoquer cette épine généalogique qui porte bien son nom lors d'un généathème en 2014 (voir l'article) ; c'était mon L du premier Challenge de A à Z (voir l'article Lépine, Lespine, de Lespine, et la légende familiale). De manière très occasionnelle et négligente, J'ai interrogé pendant ces années les différentes bases, arbres et correspondances en ligne, sans aucune avancée ni réelle conviction...Jusqu'à ce qu'une alerte de correspondance Geneanet me tombe dessus, et que contrairement à d'autres antérieures, elle contienne une piste plausible.

 

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Un cousin (déjà identifié) avait rajouté la mention d'un contrat de mariage à Paris le 28 janvier 1684, auprès du notaire Nicolas Taboué. Cet ajout est sans doute lié au projet Familles parisiennes car depuis un relevé mentionne le contrat de mariage sur Geneanet.

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Jean Baptiste Elizano, massacré dans les Louisiades

narcisse trajetDans la famille Elizano, on est marin de père en fils, en frère, en neveu... et on meurt souvent en mer, ou à bord :

  • Pierre Elizano, 38 ans (aïeul direct), présumé mort en mer sur La Nancy, au grand cabotage entre Toulon et Brest ;
  • Joseph Elizano, son neveu, disparu en mer à 27 ans, par 36° 4 Nord, 9° 55 Ouest (au large du Portugal), à bord du brick Marie-Antoinette ;
  • Jean Baptiste Elizano, frère du précédent, mort à bord du vapeur Johanna, dans le port de Boulogne-sur-Mer.

Puis un beau jour, suite à un mail sur Geneanet, j'ai navigué bien plus loin, sur les planches d'une bande dessinée, vers les Louisiades et la Mélanésie, aux côtés de Jean Baptiste Elizano.

C'est le petit frère de Pierre (1801-1839), et le père des deux derniers marins cités ci-dessus. Marin, il est épouse Marie Magdelaine Mahéo en 1833. Je n'avais pas de trace de décès, jusqu' à ce mail...

"massacré par les naturels des Isles Rossels"

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Les vies d'Annette

burande annette quartier[Billet inachevé, en chantier permanent]

J'ai rencontré Annette pour la première fois il y a près de 15 ans, via Anaïs, sa fille. Annette est née un 21 janvier, en 1853, dans la ville où j'habite depuis plusieurs années maintenant. Elle est naît sur l'autre rive, quartier de la Sorbonne (rue Saint-Jean-de-Beauvais) ; Antoine le père est maçon, Anne Malié la mère est couturière. Tous deux sont issus de familles d'auvergnats montés à Paris dans les années 1830-début 1840, Saint-Nectaire côté père, Issoire, côté mère. Annette est la troisième enfant du couple, après Anne (1846-1883), Jean Germain (1849-1849), et avant Etienne (1854-1919) et Jeannette (1856-1931).

 

Annette a fêté ses 18 ans sous les bombardements prussiens (voir Il y a 150 ans : la Commune de Paris). Le 7 février 1874, elle épouse dans la mairie du 1er arrondissement un mécanicien tout juste plus âgé qu'elle : Aristide Charles Théodore Meneau. Le couple s'installe rue Saint-Martin. Annette travaille aux halles, comme sa mère, ses soeurs et beaucoup de proches qui apparaissent furtivement aux détours des actes. Anaïs, la fille aînée, naît le 16 mai 1875 rue Saint-Martin, suivie tout juste un an après par Denise (née le 9 mai 1876). Elles se suivront jusqu'au bout, mourrant à 6 mois d'intervalle en 1950, toujours à Paris. La famille vit au 3 rue Pirouette (voir Rue Pirouette), en face des Halles de Paris. Aristide Charles meurt brutalement à 27 ans, laissant une veuve de 25 ans et deux petites filles de 3 et 2 ans. Maladie ? accident ? À creuser, peut-être en commençant par sa réforme de la conscription...

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Rennes, 1721 : relevé nominatif du rôle de la capitation

Partie de l'incendie de la Ville de Rennes Musée de Bretagne 956.2.68

"À Rennes, rien ne prend, sauf le feu."

Il y a fort longtemps que j'ai laissé de côté mes branches généalogiques rennaises (et leurs blocages)... ce qui ne m'empêche pas de garder dans un coin de la tête le souvenir que procure la lecture si poétique des rôles de la capitation (XVIIIe siècle), disponibles le site Internet des Archives municipales de Rennes. Tout comme j'ai gardé dans un coin de mon esprit le projet saugrenu d'indexer nominativement entièrement le rôle de la capitation de 1721, qui suit immédiatement le grand incendie des 22 au 27 décembre 1720. Aucun dépouillement n'a, à ma connaissance, été réalisé jusqu'à présent sur ce document (en tout cas pas par des généalogistes). L'idée est intéressée : je bloque sur le couple Jean Richard, cordonnier, et Jeanne Descamps (un enfant en août 1726) et sur Pierre Grezel (Gresel/Gressel) et ses homonymes (une fille née en 1724).

 

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Naissance posthume

Tomber sur des enfants posthumes, lors de recherches généalogiques, est un phénomène relativement "fréquent" au regard de l'espérance de vie quand on remonte dans le temps... Mais le cas de Jan Loho reste pour moi une première !

Le nouveau-né (mon ancêtre à la 11e génération) naît à Port-Louis (Morbihan) le 12 juin 1681. C'est le dernier (d'une fratrie que je n'ai pas encore entièrement identifiée) né du couple Jullien Loho et Radegonde Le Bihan, mariés vers 1670 à Riantec. Dernier ... car son père meurt le 13 novembre 1680 à Nostang. Soit 8 mois environ avant la naissance. Si tant est qu'il soit le véritable père biologique, sa vie (et le fait que j'écrive ces quelques lignes trois siècles plus tard) ne tient finalement qu'à très peu de choses ! Jan Loho est donc dit, lors de son baptême, être né du légitime mariage de "déffunt Jullien Loho et Radegonde Le Visage".

 

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