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Ainsi signent-elles...

signatures article lecoqLa lecture de l'article "Patriarcat patronymique" de Titiou Lecoq est l'occasion de publier un article qui traine dans ma tête depuis des années : le nom par lequel les femmes signent. 
La signature est souvent utilisée en généalogie pour illustrer la fiche d'un individu, surtout lorsqu'on remonte le temps et que les photographies font défaut. Malheureusement, plus on grimpe dans les branches, moins elles sont nombreuses à potentiellement signer, alors même qu'on déniche côté mari, frères, père, parrain, quelques griffes tracées d'une main plus ou moins assurée. Sur les 205 signatures collectées jusqu'à présent, un tiers seulement concerne des aïeules. On voit bien dans l'éventail généalogique ci-dessous qu'on a généralement une ou deux générations d'hommes qui signent avant la disparition des marques au bas des actes.

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Tourne, tourne, petit moulin...

J'ai croisé un certain nombre de meuniers lors de mes recherches généalogiques, notamment dans le Loir-et-Cher au XIXe siècle. Il y a quelques années, j'avais fait des reproductions de pièces concernant ces moulins aux Archives départementales du Loir-et-Cher, photographies qui dorment paisiblement sur mon disque dur depuis...

En découvrant l'inventaire détaillé F/20 des Archives nationales consacré aux enquêtes sur les moulins à blé de l'an II, l'an X et 1809 (pour en savoir plus, voir sur le site l'article M comme Meunier, tu dors...), j'ai repensé à ces moulins solognots. Le contenu du dossier "Loir-et-Cher ne m'a pas déçu : il contient un rapport très détaillé sur les moulins de l'arrondissement de Romorantin en l'an II. Exactement la zone qui m'intéresse.

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Sur les traces de mes ancêtres de la Marche

57 lagueniere signLes vacances ont été l'occasion d'une petite escapade généalogique (très peu préparée), à Saint-Léger-Magnazeix (Haute-Vienne), où est née en 1843 Marie Lagueunière (1843-1931), aïeule à la 6e génération (sosa 57). La petite fille, son frère Simon et leur père François, maçon et veuf, s'installeront dans les années 1860 à Mur-de-Sologne (Loir-et-Cher), 150 km plus au nord, où ils feront souche. Je possède une photo de mariage de 1926 où elle figure, à l'âge de 83 ans.

Brève escapade estivale à Saint-Léger-Magnazeix donc, creuset de cette branche limousine... Ou plutôt devrais-je dire dans la Marche, ancien comté aux confins du Limousin et de l'Auvergne, à cheval aujourd'hui sur la Haute-Vienne, la Creuse, l'Indre voire la Vienne. Après un bref passage sur place pour les incontournables (bourg, église, cimetière et deux gros villages qui m'intéressaient, à savoir La Roche et Le Puy-Saint-Jean), et délaissant les quelques panneaux signalétiques portant des noms "familiers" (Lussac-les-Eglises, Magnac-Laval...), j'ai eu envie de creuser un peu plus les recherches virtuelles de ces branches généalogiques, jusqu'alors très peu explorées. Me voici donc, depuis quelques semaines, en train d'enjamber la Benaize, le ruisseau de la Fontaine du peu et autre ruisseau du Cros, gentils filets d'eau en ces chaleurs estivales, de jongler entre les sites Internet des Archives départementales de l'Indre à celui de la Haute-Vienne, et d'appréhender comme un tout cohérent ces branches finalement peu dispersées géographiquement.

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D'une épidémie à l'autre : le choléra au Guilvinec en 1885

Carte du Finistère et zones touchées par le choléra en 1885 et 1886Au premier week-end de confinement*, un beau week-end de mi-mars, je n'ai pu m'empêcher de me souvenir d'une étude épidémique croisée il y a de nombreuses années sur Gallica. En 1892, Henri Monod, alors directeur de l'assistance et de l'hygiène publique, publie Le Choléra, histoire d'une épidémie, Finistère, 1885-1886. Nommé préfet du Finistère le 28 novembre 1885, il a pu, sur place, étudier de près l'arrivée, la diffusion et l'impact de l'épidémie sur ce département éloigné, pour ne pas dire arriéré aux yeux de beaucoup.
L'étude, consultable sur Gallica, retrace l'histoire de 50 ans de choléra dans le département. Le propos contient de riches renseignements démographiques, sociologiques et épidémiologiques. Les conditions de vie, d'hygiène et de salubrité (ou plutôt d'insalubrité notoire) décrits sont évidemment des facteurs importants de propagation des épidémies, et en particulier du choléra. Le tout est raconté avec d'inévitables passages hygiénistes et moralistes façon XIXe siècle, et de merveilleux passages sur la race, l'alcool, etc., à remettre en perspective du point de vue du scientifique et haut fonctionnaire parisien.

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Treize (sosas) à la douzaine, ou presque : une épine généalogique en moins

804 leclere christophe sign 1793Il y avait ce 26 janvier 2020 un sacré alignement de planètes généalogiques, pour qu'au détour d'une petite heure à généalogiquement zoner sans vraiment de résultats, se défasse sous mes yeux ahuris, un paquet de noeud d'ancêtres bien serré.

Depuis 2007, l'ascendance de mon sosa 100 tout rond, Adolphe Désiré François MENEAU (1822-1865), s'arrêtait nette :

  • j'avais son acte de décès en 1865 (acte de décès intégral, ce qui, à Paris, est un détail qui compte), à l'âge de 43 ans ;
  • une potentielle date de naissance concordante avec l'âge de décès, avec un acte reconstitué au nom d'Adolphe François MENEAU, né le 26 décembre 1822 à Paris faubourg Saint-Martin 296, 5e arrondissement (ancien)
  • des parents cités dans cet acte de naissance, portant des patronymes... plutôt courants : Claude Meneau, domestique et Marie Jeanne Honorine Leclerc.

 J'ai épluché plutôt deux fois qu'une les fiches de l'état civil reconstitué parisien aux noms de Meneau, Menault, Leclerc, Leclere and co, ou encore les registres d'admission aux hôpitaux de Paris lorsqu'ils étaient consultables en ligne, etc. Toujours sans résultat.

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