J'ai des kilomètres d'archives en ligne en retard, des messages non publiés en attente de finition, de moral, de temps... Peut-être qu'avec moins de 3 heures de transport par jour (et sans nouveau site Internet tout juste achevé), je serais un peu plus bavarde.

Trêve de plaisanterie, l'état civil des Archives départementales du Puy-de-Dôme est en ligne !

Pour qui est à la recherche d'aïeux auvergnats, c'est une bonne nouvelle en cette rentrée chargée. Il faudra patienter un peu pour les communes qui suivent Clermont-Ferrand dans l'ordre alphabétique (j'ai le chic pour les communes en Saint quelque chose, que ce soit en Auvergne ou dans le Morbihan). Mais pour le moment je me contente de A comme... Arlanc.

 

Pour tout.

 

A. Biguais (1926-2009)

Commune du Loir-et-Cher.
Au hasard d'une page d'un registre de 1829, je tombe sur ces mots incongrus : "célèbrent leurs noces d'or". Hâtivement je cherche les noms. Stupeur : ce sont eux, que je cherche depuis pas mal de temps, sans savoir réellement où chercher. Et quelle orthographe chercher. Lui : Proux ? Proust ? ; elle : Dreuzin, comme j'ai cru le lire, ou Breuzin. Ou une toute autre fin... Et voilà que je tombe dessus : Jean PROUST et Renée BREUZIN.

Noces d'or, ça nous fait 1829 - 50 = 1779.

Paul LE FLEM, compositeur (1881-1984). Né à Radon d'un père employé des contributions nommé dans le Calvados et d'une mère normande. Orphelin de bonne heure, il fait sa scolarité à Brest où il commence à étudier la musique. Ses compositions attirent l'attention du chef de la Musique des équipages de la flotte. En 1899, Paul Le Flem intègre le Conservatoire de Paris ainsi que la Sorbonne où il obtient une licence de philosophie (avec, entre autres, un certain Bergson comme professeur). En 1902, il part 18 mois à Moscou comme percepteur. Influencé par Debussy notamment, il commence dès les premières années du siècle à composer des œuvres importantes. Au sortir de la guerre, il occupe différents postes de professeur, chef de cœur et critique musical : il fera notamment connaître Igor Stravinsky ou Darius Milhaud. En 1936, il recommence à composer, écriture qui ne s'interrompra qu'en 1975 pour cause de cécité.

Paul Le Flem, portrait
 

Petite promenade printanière au milieu des marais salants, berceau familial paternel. "Bourg de Batz", comme disent mes grands-parents. Un rêve de gosse en tête : monter en haut de la tour Saint-Guénolé (au loin sur la photo ci-dessous...) et plonger les yeux dans les marais. Malheureusement, "clocher fermé pour cause de travaux pour une durée indéterminée". Je me suis consolée en rentrant dans l'église, en partie datée du XVème siècle.

Marais salants de Batz, pris depuis le Mont Lénigo